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En fin de semaine dernière, on apprenait que Guillaume Pepy, président de la SNCF, en déplacement aux Etats Unis, avait rencontré des élus de l’Etat de Floride et des associations juives. A l’occasion de cette rencontre, la compagnie a exprimé ses regrets pour son rôle dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Dans le plus pur style « zheureslesplusombresdenotrehistoire », le haut fonctionnaire a souligné que « Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. » Et pour être bien sur de faire tout ce qu’il faut pour préserver ses chances d’obtenir des contrats juteux aux USA, la SNCF en a rajouté une couche en créant un site internet qui présente en anglais son rôle pendant la Shoah …

Et pour rester dans le sujet : J’ai lu dans Rivarol il y a quelques temps, que la trimestriel américain Inconvenient History a révélé dans son numéro d’automne qu’au cours de la décennie 2000-2010, ont été publiés pas moins de « 28 000 livres sur l’Holocauste« . Certes écrit Thomas Dalton, « tous ne sont pas des ouvrages entièrement nouveaux; ce chiffre astronomique comprend des rééditions, de nouvelles traductions et des éditions revues et corrigées ». Mais, souligne Rivarol « que 230 livres par mois, soit presque 8 par jour, soient consacrés à la Shoah, la quasi-totalité pour en illustrer l’unicité, l’ampleur et l’horreur, montre l’ampleur du matraquage, à l’échelle planétaire« .

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« Malgré toutes ses discordes, la Gaule n’avait donc point perdu le goût de la liberté et le sentiment national. La pensée de devenir un seul empire végétait toujours dans les diverses cités. Le patriotisme celtique était, comme le panhellénisme, un sentiment léger et subtil, se dissipant sous le souffle d’un orage plus fort, se reformant aussi vite qu’il se dispersait. A tous les moments de crise, il se leva des hommes d’une ambition intelligente pour dire que, s’il fallait avoir des maîtres, mieux valait obéir à des Gaulois. »

Camille Jullian, Vercingétorix.

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Arthur Rimbaud est mort le 10 novembre 1891 à Marseille

(…)

Je crois en toi ! Je crois en toi ! divine mère,

Aphrodite marine ! – Oh ! la route est amère

Depuis que l’autre Dieu nous attelle à sa croix ;

Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c’est en toi que je crois !

– Oui, l’Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste,

Il a des vêtements, parce qu’il n’est plus chaste,

Parce qu’il a sali son fier buste de Dieu,

Et qu’il a rabougri, comme une idole au feu,

Son corps Olympien aux servitudes sales !

Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles

Il veut vivre, insultant la première beauté !

– Et l’Idole où tu mis tant de virginité,

Où tu divinisas notre argile, la Femme,

Afin que l’Homme pût éclairer sa pauvre âme

Et monter lentement, dans un immense amour,

De la prison terrestre à la beauté du jour,

La Femme ne sait plus même être Courtisane !

– C’est une bonne farce ! et le monde ricane

Au nom doux et sacré de la grande Vénus !

(…)

Soleil et Chair

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Commandé et reçu « La Théâtre de Satan » d’Eric Delcroix que je n’avais pas trouvé à la Table-ronde de Terre et Peuple :

« Les acquis de la civilisation juridique de l’Europe continentale sont en pleine involution régressive. Pour cette civilisation dans laquelle les juristes, communément sidérés, croient encore vivre, le droit et la morale étaient deux disciplines distinctes. mais le raisonnement juridique redevient insensiblement une casuistique, dans l’indifférence générale, comme au temps des procès en hérésie ou en sorcellerie, au temps du « théâtre de Satan ».

Tout acte, même licite en soi, peut devenir criminel ou délictuel, en fonction de la conscience intime de celui qui le commet : ce n’est donc plus l’intention objective qui prévaut dans la définition même de l’infraction. La question qui exprime l’essence du juge n’est plus : « le sujet a-t-il voulu l’acte ? » mais, de plus en plus « pourquoi a-t-il voulu l’acte ? ». Apparait le concept de délit peccamineux.

Dès lors le juge est appelé à rechercher, par la restauration d’un procédé archaïque, si l’accusé ou le prévenu est ou non « en état de grâce », marque d’un temps que l’on croyait révolu, malgré la parenthèse soviétique, après Beccaria, Bentham, Kant ou Hegel. Jugeant à nouveau au nom du Bien ontologique, ici celui des « droits de l’homme », le juge est amené à refuser son libre arbitre intime à la personne jugée, dans une lutte de tous les instants contre le péché. Le juge doit aussi se départir de son équanimité impartiale en présence d’un délinquant politique, en ne tenant plus compte du seul désintéressement du sujet, mais suspendant sa bienveillance à l’adéquation de ses idées et de ses sentiments avec le Bien.

Du procès de Nuremberg (1945-1946) aux cas Barbie, Touvier ou Papon, en passant par les lois « antiracistes » ou antirévionnistes, le droit de l’Europe continentale se délite en s’adonnant aux abus de la théocratie. En fait, le droit en décadence se confond de plus en plus avec la morale antidiscriminatoire (« antiraciste/antifasciste »). Tout cela se passe sous l’égide de la ploutocratie et du gauchisme soixante-huitard, réunifiés dans l' »antifascisme » et l’avidité hédoniste. Ne cherchons pas ailleurs la fameuse « diabolisation » qui frappe en Europe les idées politiques, mais aussi les sentiments identitaires. L’obscurantisme est de retour : derrière les « droits de l’homme », la Terreur ?

Erice Delcroix, né le 8 janvier 1944 a été avocat pendant 38 ans au barreau de Paris. Essayiste, il considère que le droit français s’est progressivement adjoint une éthique de l’intention constituant une décadence du droit, qui finit par redevenir un instrument de lutte contre le Mal ontologique, une nouvelle inquisition, un retour au thomisme judiciaire ainsi qu’un instrument de répression politique et moral. ce mal se manifesterait par les idées et sentiments dissidents qui possèdent les âmes, ce qui fait du droit l’instrument du conformisme psychique qui ne peut que ruiner le libre arbitre du sujet de droit. »

(PDF version abrégée : http://www.aaargh.codoh.info/fran/livres4/edsatan.pdf )

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Le putsch de la Brasserie, ou putsch de Munich, fut une tentative de prise du pouvoir par la force en Bavière menée par Adolf Hitler, dirigeant du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), dans la soirée du 8 novembre 1923.Le 9 novembre , il est clair que les forces armées et la police sont restées loyales au régime légal. Pourtant, en fin de matinée, Hitler et Ludendorff rassemblent 3 000 putschistes: les manifestants s’avancent à douze de front. Dans des circonstances  confuses un échange de coups de feu éclate. On relève quatre victimes parmi les policiers et seize morts chez les manifestants, Hitler lui même, a eu l’épaule démise.  C’est de cet épisode que naît le mythe du Blutfahne, drapeau  taché par le sang d’Ulrich Graf un des gardes du corps de Hitler qui fut blessé en se jetant  devant lui pour lui éviter d’être frappé par les balles. On dit aussi que le drapeau fut taché du sang de trois SA  tués lors de la manifestation : Andreas Bauriedl, Anton Hechenberger et Lorenz Ritter von Stransky-Griffenfeld. Hitler et plusieurs de ses compagnons sont arrêtés peu après. Leur procès s’ouvre le 26 février 1924. Condamné à cinq ans de forteresse, il profitera de sa détention pour écrire Mein Kampf.
Ce putsch devint l’un des mythes fondateurs du régime national-socialiste, qui organisa sa commémoration annuelle et érigea le Blutfahne au rang de symbole.

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8 novembre 392 : interdiction par Théodose de tous les cultes païens et suppression de la liberté de pensée. Le souverain chrétien ordonne la fermeture et la destruction de tous les temples. Toute pratique non chrétienne est désormais passible de la peine capitale.

« Depuis l’adolescence, son choix était clair entre le Soleil et la Croix et tous les 8 novembre, il commémorait l’interdiction du culte traditionnel par un sacrifice de vin, de fleurs et d’encens. Cette loi scélérate, dictée par une religion qui se prétendait celle de l’Amour, prohibait sous peine de mort, le simple fait de lever les yeux sur les statues des Dieux. Par ses recherches, le jeune érudit savait que les lettrés constituèrent avec les paysans -les fameux pagani– les ultimes bataillons d’un paganisme forcé à une périlleuse clandestinité ou à l’exil chez les barbares. »
Christopher Gérard, Le Songe d’Empédocle.

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6 novembre 331 : naissance à Constantinople du futur empereur Julien qui tenta de restaurer le paganisme dans l’Empire.

« Les amis de l’empereur Julien sont toujours des gens bien; et ses calomniateurs des canailles » G. Matzneff, Boulevard Saint-Germain, 1998
« Julien est admirable. Il y a toujours des moments dans la vie où son exemple fait chanceler » Michel Déon, lettre du 24 novembre 2002
(citations reprises sur Erigeneia )

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