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Brigantia, mère des Gaules, toi qui veilles sur notre pays,
protège nos terres et nos récoltes, nos pâturages et nos troupeaux,
nos champs et le blé qui les couvre.
Bénis la vache et son veau,
la jument et son poulain, la brebis et son agneau,
la graine dans la terre et le fruit dans la fleur.
Que nos champs puissent nourrir nos familles,
afin de pouvoir, toujours plus nombreux,
célébrer tes bienfaits et ton amour.

(illustration : Giacinto Gaudenzi)

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MERLIN ET VIVIANE

« Maître de forces secrètes, le tout puissant Merlin choisit, par amour pour la belle Viviane, de lui livrer les clefs de ses pouvoirs, tout en sachant pourtant que l’aimée va en profiter pour l’enfermer, « l’enserrer » à jamais à l’intérieur d’un espace magique, au cœur de la forêt, en ce « château de verre » qui git au fond du lac, ce lac dont Viviane est la Dame. (…)

La dimension sacrée de Merlin va de pair avec celle de Viviane. Si Merlin règne sur la Forêt, Viviane règne sur l’Eau. La dame du Lac est une Dame Blanche, une fée. C’est à dire la grande déesse Mère source de toute vie et de toute fécondité. cette fée, cette Dame, cette déesse solaire devient, une fois que le christianisme est censé avoir triomphé, sainte reine. Une sainte reine qui, comme par hasard, élit comme séjour de prédilection le bord des sources, des fontaines, des rivières. Merlin, si l’on veut comprendre le personnage dans toutes ses dimensions, y compris les plus ésotériques, n’est pas séparable de Viviane. Ils forment en effet un couple proprement divin, dont l’élément masculin est indo-européen, l’élément féminin pré-indo-européen. »

Pierre Vial

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MERLIN REVIENDRA

« Merlin est assimilé, dans certains récits, à un personnage appelé « le Fou de la Forêt ». Expression révélatrice. Dans un monde où, dès le Moyen-Age, la ville est présentée comme le lieu par excellence de civilisation, opposé au monde « sauvage », c’est au plus secret de la forêt que se réfugient l’antique sagesse et la force sereine. C’est pourquoi, dans le monde de démence et de stérilité qu’a apporté avec elle la modernité, Merlin est plus que jamais un signe d’espérance. Merlin porte en lui nos valeurs, notre vision du monde. Merlin reviendra. Nous l’attendons. Et nous préparons son retour. »

Pierre Vial

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« Les premières armées de lansquenets avaient adopté une forme particulière de combat dans leurs engagements contre la chevalerie. Les premiers éléments de la phalange avançante se resserraient étroitement et pointaient leurs longues piques formant un mur infranchissable hérissé de lances contres lequel les chevaliers en armure chargeaient en vain. La piétaille conserva cette forme de combat même lorsqu’en campagne elle rencontrait d’autres armées de lansquenets qui avançaient dans le même ordre de bataille. Dans un fracas menaçant, les troupes se rapprochaient puis s’arrêtaient; car entre les deux masses hérissées, se déployaient alors les « troupes perdues », les hommes portant le Biedenhänder dont la mission était d’ouvrir la brèche dans les rangs ennemis. cependant l’épée peu maniable ne permettait qu’un seul coup. le combattant devait réussir sinon il tombait perforé par les piques. Mais si la brèche était ouverte, la troupe perdue avait alors rempli sa mission et apporté la première condition de la victoire.

Lorsque dans les anciens récits on racontait de quelqu’un qu’il était animé du plus haut courage ou du désespoir le plus grand, on disait de lui qu’il s’engageait dans la « troupe perdue ». »

Ernst von Salomon, Histoire proche.

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« Venus de Palestine, de Syrie et des grandes villes de l’Asie mineure, les évangélisateurs chrétiens donnent une nouvelle interprétation du paysage à leur arrivée en Occident. Cette lecture inspirée par la Bible met en avant la notion de sauvagerie … une péjoration de silva « forêt » du bas latin salvaticus. Si la romanisation avait induit une urbanisation des mœurs occidentales, la christianisation impose une vision du monde radicalement différente, vision globale et conquérante puisqu’elle projette l’évangélisation de tout le monde. La rupture avec l’antiquité est totale. Il ne s’agit plus d’une confrontation d’intérêts particuliers dans un espace partageant des valeurs communes, mais d’une opposition structurelle et culturelle.. La nature est marginalisée, rejetée par le « peuple de Dieu », désacralisée et diabolisée. Elle est certes conçue par Dieu, mais elle est perçue par le « peuple de Dieu » comme un lieu qu’il convient de défricher, de cultiver, de civiliser pour la gloire de Dieu et le bonheur des hommes ! Le royaume de Dieu n’est pas de ce monde mais la nature peut être le lieu des tentations, le lieu du péché. Elle peut aussi être paradoxalement celui du rachat de l’homme et de la rédemption salvatrice. Lieu d’enjeu, cette nature sert de refuge et de couvert pour désobéir ou célébrer Dieu.

Les croyances attachées au sol et à la forêt tiennent une place et une fonction essentielle dans les discours d’exclusion des premiers missionnaires chrétiens. Car l’arbre, le bosquet, la forêt sont magiques et diaboliques. Plus qu’opposition, il y a incompréhension entre deux civilisations. Pont entre le monde des vivants et le monde des morts, entre le monde d’en bas et le monde d’en haut, entre les hommes et les dieux… La forêt est un milieu, une frontière et son « désert ». Les premiers missionnaires ne se trompent nullement en détruisant les simulacres et les temples. Tandis qu’en Grèce, ils s’attaquent aux gymnases où les éphèbes cultivent leur esprit et leur corps, ce sont les arbres qu’ils abattent dans le monde celtique. Où qu’ils soient, ils tendent à couper l’homme occidental de ses racines, de ses dieux, de ses esprits de sa mémoire. La nouvelle Église, qui a prospéré sur les ruines de l’Empire romain est fondamentalement étrangère et hostile à ces arbres, ces bosquets, ces bois et ces forêts où elle devine un monde de bestialité et de diablerie, d’errance et de perdition. Sylva vaut sauvagerie et anarchie. »

 

Bernard Rio, L’Arbre philosophal, L’Age d’Homme.

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« Le Parti recherche le pouvoir pour le pouvoir, exclusivement pour le pouvoir. Le bien des autres ne l’intéresse pas. Il ne recherche ni la richesse, ni le luxe, ni une longue vie, ni le bonheur. Il ne recherche que le pouvoir. Le pur pouvoir. […] Nous différons de toutes les oligarchies du passé en ce que nous savons ce que nous voulons. […]

Nous savons que jamais personne ne s’empare du pouvoir avec l’intention d’y renoncer. Le pouvoir n’est pas un moyen, il est une fin. On n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir. »

George Orwell, 1984.

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« Comme on ne peut guère imaginer qu’un héritage linguistique, lexical, formel … puisse se transmettre sans aucun contenu conceptuel, on est fondé à penser que les Celtes comme les autres ont tous gardé dans leur culture un certain nombre de traits hérités mais qu’ils ont fait évoluer selon leurs propres modes, de la même fraçon que la langue proto-indo-européenne a évolué en mode propre dans chaque grande famille linguistico-culturelle.

De fait, la comparaison indo-européenne a révélé de manière indubitable un important fonds idéologique commun et de nombreuses convergences issues soit de l’héritage conceptuel, soit de mises en oeuvre parallèles de certains éléments de l’héritage.

L’un des traits idéologiques des plus fondamentaux -même si en aucune façon on ne peut le tenir pour omniprésent ni pour le clef ultime de toute exégèse- est la tripartition fonctionnelle décelée par le comparatiste français Georges Dumézil.

Cette découverte est issue de la mythologie comparée. Georges Dumézil s’est en effet aperçu que tous les panthéons indo-européens étaaient centrés sur un état-major de cinq dieux cités selon un ordre canonique de fonctions : un dieu céleste maître de la magie et gardien du bon ordre cosmique; un protecteur bienveillant des bons rapports entre tous les êtres; un dieu guerrier; deux jumeaux patronnant les arts, les techniques et la subsistance physique. Dans l’Inde védique ce sont Varuna, Mitra, Indra, Dasra et Nasatya; en Scandinavie, Odin, Tyr, Thor, Frey et Njördh, en Irlande, Oghma Griaineineach, Eochain Ollathair, Nuadha Airgeadlàmh, Dianchéacht et Goibhne; etc.

(…) La répartition entre cinq dieux de ces trois fonctions [souveraineté, guerre, subsistance physique] correspond à un symbolisme numéral de totalité en distinguant d’une part les deux aspects coercitif et bienveillant de la souveraineté et, d’autre part, la multiplicité des besoins physiques et des actrivités nécessaires pour les satisfaire ».

Claude Sterckx, Mythologie du monde Celte.

(illustration, Ogma par Giacinto Gaudenzi)

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Jan Palach est mort le 19 janvier 1969. Trois jours auparavant, le 16 janvier, cet étudiant tchécoslovaque en philosophie de 21 ans s’était immolé par le feu sur la place Wenceslas à Prague pour protester contre l’entrée des chars soviétiques dans son pays. Deux autres jeunes tchèques suivront son exemple, Jan Zajic le 25 février et Evzen Plocek le 9 avril de la même année.

Pierre-Joseph Proudhon, né le 15 janvier 1809 à Besançon dans le Doubs, est mort le 19 janvier 1865 à Passy. Il était le théoricien d’un socialisme français qui récusait l’idée messianique du prolétariat autant que l’internationalisme.

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J’ai reçu :

Anne Kling dresse une enquête approfondie au pays de la « Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme ». Depuis des décennies, cette « ligue de vertu » multiplie les procès et les pressions afin de faire taire ceux qui ne goûtent pas la nouvelle situation de notre pays.

Quelle est son origine ? quels sont réellement ses objectifs, ses méthodes, ses alliés ? Quel est le secret de son influence ?

Au sommaire  :
# Avant-propos
# Au commencement était la révolution bolchevique
# Un crime sensationnel à l’origine de la LICRA
# La shoah et le soutien inconditionnel à Israël
# La LICRA et la politique proche-orientale de la France
# La France est spécialement coupable
# Vichy ou les « heures les plus sombres » de notre histoire
# Les procès
# La LICRA et les révisionnistes
# Les noms de rue
# Vous avez dit « racisme »?
# L’arsenal des législations antiracistes se met en place
# Vive l’immigration massive!
# La mise hors circuit du Front national: une fatwa implacable…et intéressée
# La LICRA et ses alliés
# La LICRA et les médias
# Conclusion
# Notes
# Bibliographie

La première enquête sur ce puissant lobby.

Préface de Jean-Yves Le Gallou.

4ème de couverture :

« Huit cents invités au dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France. Toute la classe politique présente en rangs serrés afin d’entendre les remontrances, récriminations et requêtes de cette officine représentant, de son propre aveu, quelque 100 000 personnes. 1/6e à peine de l’ensemble de la « communauté » et 0,2% de la population totale du pays. Dîner de gala relayé par autant de dîners régionaux et de contacts réguliers tout au long de l’année au plus haut niveau de l’Etat.

Comment une telle influence, un tel pouvoir même, sont-ils possibles dans une démocratie laïque ne reconnaissant officiellement que des citoyens tous pareillement égaux? Pourquoi la classe politique française fait-elle preuve d’une telle complaisance à l’égard du CRIF et de ses dirigeants? Qui se qualifient eux-mêmes de « porte-parole politiques de la communauté juive de France » mais songent d’abord à défendre les intérêts d’un pays étranger, Israël.

Fantasmes ou mensonges, que cette puissance? Une plongée dans l’histoire de cette institution devenue « interlocuteur essentiel de l’Etat » et l’examen attentif des actions et réactions du CRIF tout au long de l’année 2009 et de la première partie de 2010, permettront au lecteur d’en juger. »

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Lors du siège d’Alésia, « Devant l’absence des secours et n’ayant plus ni blé, ni aucune nouvelle de chez les Eduens, les assiégés convoquèrent une assemblée et délibérèrent sur la façon dont devait s’achever leur destin. Plusieurs avis furent exprimés, les uns voulant qu’on se rendit, les autres qu’on fit une sortie tandis qu’on en avait encore la force; mais je ne crois pas devoir passer sous silence le discours de Critognatos, à cause de sa cruauté singulière et sacrilège. Ce personnage, issu d’une grande famille arverne et jouissant d’un grand prestige, parla en ces termes :

« Je ne dirai rien de l’opinion de ceux qui parlent de reddition, mot dont ils voilent le plus honteux esclavage; j’estime que ceux là ne doivent pas être considérés comme des citoyens et ne méritent pas de faire partie du Conseil. Je ne veux avoir affaire qu’à ceux qui sont pour la sortie, dessein dans lequel il vous semble à tous reconnaitre le souvenir de l’antique vertu gauloise. Mais non, c’est lâcheté et non pas vertu, que de ne pouvoir supporter quelque temps la disette. Aller au devant de la mort, c’est d’un courage plus commun que de supporter la souffrance patiemment. Et pourtant, je me rangerais à cet avis -tant je respecte l’autorité de ceux qui la préconisent- s’il ne s’agissait que d’aventurer nos connaissances; mais en prenant une décision, nous devons tourner nos regards vers la Gaule entière que nous avons appelée à notre secours. De quel cœur pensez vous qu’ils combattront quand en un même lieu auront péri quatre-vingt mille hommes de leurs familles, de leur sang, et qu’ils seront forcés de livrer bataille presque sur leurs cadavres ? Ne frustrez pas de votre appui ces hommes qui ont fait le sacrifice de leur vie pour vous sauver, et n’allez pas, par manque de sens et de réflexion, ou par défaut de courage, courber la Gaule entière sous le joug d’une servitude éternelle. Est-ce que vous doutez de leur loyauté et de leur fidélité, parce qu’ils ne sont pas arrivés au jour dit ? Eh quoi ! pensez vous donc que ce soit pour leur plaisir que les Romains s’exercent chaque jour là-bas, dans les retranchements de la zone extérieure ? Si vous ne pouvez, tout accès vers nous leur étant fermé, apprendre par leurs messagers que l’arrivée des nôtres est proche, ayez-en pour témoins les Romains eux-mêmes : car c’est la terreur de cet évènement qui les fait travailler nuit et jour à leurs fortifications. Qu’est-ce donc que je conseille ? Faire ce que nos ancêtres ont fait dans la guerre qui n’était nullement comparable à celle ci, une guerre des Cimbres et des Teutons : obligés de s’enfermer dans leurs villes et pressés comme nous par la disette, ils ont fait servir à la prolongation de leurs existences ceux qui, trop âgés, étaient des bouches inutiles, et ils ne se sont point rendus. N’y eut-il pas ce précédent, je trouverais beau néanmoins que pour la liberté nous prenions l’initiative d’une telle conduite et en léguions l’exemple à nos descendants. Car en quoi cette guerre là ressemblait-elle à celle d’aujourd’hui ? Les Cimbres ont ravagé la Gaule et y ont déchainé un grand fléau : du moins un moment est venu où ils ont quitté notre sol pour aller dans d’autres contrées; ils nous ont laissé notre droit, nos lois, nos champs, notre indépendance. Mais les Romains, que cherchent-ils ? Que veulent-ils ? C’est l’envie qui les inspire : lorsqu’ils savent qu’une nation est glorieuse et ses armes puissantes, ils rêvent de s’installer dans ses campagnes et au cœur de ses cités, de lui imposer pour toujours le joug de l’esclavage. Jamais ils n’ont fait la guerre autrement. Si vous ignorez ce qui se passe pour les nations lointaines, regardez tout près de vous, cette partie de la Gaule qui, réduite en province, ayant reçu des lois, des institutions nouvelles, soumise aux haches des dictatures, ploie sous une servitude éternelle ».

(César, La Guerre des Gaules, VII, 77)

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 » Fasciste et pourquoi pas ? Anarcho-fasciste. C’est dans le drapeau noir que se taillent les plus belles chemises. Je crois bien avoir trouvé la jointure de l’anarchie et du fascisme. Pour un anarchiste, seul enseignement : le fascisme. Moi il y a longtemps que je ne lis plus que de la littérature la plus fasciste possible… Ils ont tous peur de se demander pourquoi systématiquement, les plus grands écrivains viennent de l’extrême droite absolue. Ça les effraie d’y deviner une causalité sulfureuse ! Pauvres cons ! Restez bien dans vos préjugés de gauchistes de merde !…

Et l’extrême droite est encore démocratique. Le fascisme est beaucoup plus loin, hors de l’hémicycle. La gauche est maintenant au centre de la droite. Tout a dévié. Après l’extrême gauche, il y a l’anarchie. Après l’extrême droite, il y a le fascisme. Les plus forts sont ceux qui trempent en même temps leur plume dans les deux encres.  »

 

Marc-Édouard Nabe: Au régal des vermines.

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