J’ai un peu de mal à comprendre qu’on puisse vouer une admiration sans borne à Henry Ford, pour le simple fait de ce qu’il a écrit sur le Juif, alors qu’il est en même temps, l' »inventeur » de la société de consommation, terrain privilégié sur lequel ce dernier s’épanouit, système abrutisseur des peuples par excellence, au service du mondialisme …Raison subséquente invoquée par ses thuriféraires : le soutien sonnant et trébuchant qu’il aurait apporté au national-socialisme jusqu’en 1933. Mais c’est oublier un peu vite, là encore, qu’il a probablement financé de la même manière, avec ses amis de Wall Street, les révolutionnaires russes de 1917 alors que la plupart d’entre eux étaient pourtant juifs (voir les 72 portraits dressés par Anne Kling dans son « Révolutionnaires juifs »). Dans les années 30, il construisit aussi les premières usines automobiles pour Staline, à Gorki, et continua dans les années 50 et 60 à fabriquer en URSS les véhicules destinés à l’armée nord-vietnamienne.

Par ailleurs, pour faire bonne mesure, la Fondation Ford, créée en 1936, et devenue façade respectable de la CIA a joué de 1947 à 1966, un rôle majeur dans les réseaux d’ingérence états-uniens en Europe, subventionnant à tour de bras des revues, des programmes scientifiques et des organisations de la gauche non-communiste.

Loin d’être le pur théoricien militant qu’on voudrait en faire, il semble donc bien qu’Henry Ford n’était qu’une charogne de capitaliste tout à fait ordinaire, uniquement motivé par sa course au fric et au Pouvoir et suffisamment prudent pour ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier …

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