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N’OUBLIONS PAS !

Les empereurs Théodose, pour l’Empire d’Orient et Gratien, pour l’Empire d’Occident, tous deux chrétiens, élèvent le christianisme au rang de seule religion officielle et obligatoire par l’Édit du 28 février 380, dit l’Édit de Thessalonique. L’empereur Gratien cesse alors de porter le titre de pontifex maximus (souverain pontife) du culte romain. Les temples de l’empire de Théodose sont fermés et la statue de la déesse Victoire est retirée du Sénat romain, ce qui provoque l’indignation chez les Romains fidèles à la tradition. Le patriarche d’Alexandrie Théophile est chargé d’appliquer l’édit de Théodose Ier, qui interdit aux païens l’accès à leurs temples et toutes les cérémonies du culte païen, dans le diocèse d’Orient. Les temples sont détruits ou transformés en églises. Les statues sont brisées ou transportées à Constantinople. Le Serapeum de Memphis est détruit sur ordre de l’empereur lui-même, tandis que le temple d’Isis le sera plus tard, au cours des disputes meurtrières qui opposèrent les partisans de Cyrille et d’Oreste.

Les suites de l’Édit sont catastrophiques pour les tenants de l’ancienne religion et pour les cultures païennes. Les « païens » et leurs œuvres  sont interdits, traqués, exterminés. Toutes les œuvres et manifestations jugées païennes sont progressivement interdites, et en 415, une émeute fomentée par des moines cénobites, à Alexandrie, et tacitement encouragée par l’évêque Cyrille, aboutit au lynchage par la populace chrétienne d’Hypatie, mathématicienne et responsable de la Bibliothèque. Selon Socrate le Scolastique, son corps mis en pièces est porté au sommet du Cinâron pour y être brûlé, tandis que les émeutiers se dirigent vers la Bibliothèque pour l’incendier.

(source : Wikipédia)

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« Il trouva un fusil, alla à une meurtrière et se mit à tirer, en s’appliquant. »

PIerre Drieu la Rochelle, Gilles.

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« La France a toujours été une étoile polaire sur le plan intellectuel. Pourtant j’ai l’impression qu’aujourd’hui elle est dans une impasse. Il faut aussi dire qu’à la différence de l’Italie, qui est une colonie depuis soixante-six ans, la France a joué pendant des décennies un rôle dans le monde. Son abdication géopolitique rapide en Afrique, son abdication civilisationnelle, graduelle mais accélérée, dans l’Hexagone même, bien que compensées par des intérêts boursiers et par des participations aux trafics les plus obscurs de l’Amérique Latine desquels la France n’avait jamais profité avant, ont dépossédé d’un coup les Français de tout optimisme en cette première décennie du siècle. Ne serait-ce que sur le seul plan économique.

Chiffres en main, bien que plus riches en salaire, les Français ont payé beaucoup plus que nous autres Italiens la crise économique mondiale déclenchée par la finance.

Par ailleurs la culture française est en recul, y compris dans les écoles de l’Hexagone où la langue est devenue un succédané pour tout nain inculte et un bien rare et précieux chez les moins de 45 ans. En dehors de quelques millionnaires francocosmopolites, personne n’a de raisons d’être enthousiaste vis-à-vis de la situation que connaît la France actuellement. Et, en l’absence d’une culture et d’une philosophie — qui ont été démantelées scientifiquement par des professeurs imbus de psychopathies gauchisantes — il est même difficile de trouver un dépassement du désespoir dans le monde de l’art. Ni joyeux ni tragiques, les Français se sentent confinés aujourd’hui dans la détresse. Un peu comme les Américains qu’ils se sont pris à imiter depuis un quart de siècle. Et comme les citoyens américains subissent et ne partagent pas les conquêtes des oligarchies qui les gouvernent, les citoyens français font de même par rapport à leurs princes vivant dans une autre dimension faite d’abstractions. Le but à atteindre pour se forger un futur est bien celui de ne pas voir ce processus de dépossession s’étendre à toute l’Europe. Il faut, pour cela, vouloir et savoir. La volonté et la connaissance : ceux contre qui la machine infernale à broyer la civilisation emploie tous ses moyens. Le défi est grand mais la volonté peut l’être davantage. Et si elle se nourrit de connaissance rien n’est joué définitivement. Rien. »

Propos de Gabriele Adinolfi recueillis par Yann Kermadec pour « RIVAROL ».

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« Déployant avec un total succès des dons d’orateur hors du commun, Hitler présenta, le 24 février 1920, au cours d’une réunion publique au Hofbräuhaus de Munich, le programme en vingt-cinq points du parti qui allait devenir le Parti national-socialiste.
Le Parti allait poursuivre un double but : d’une part en finir avec l’incapacité du pouvoir et les menaces de dislocation de l’unité nationale, d’autre part faire triompher une forme de socialisme qui n’avait rien à voir avec l’appropriation collective des biens privés : ce n’était pas le capital, mais le travail et la promotion personnelle qui devaient être équitablement répartis dans une communauté populaire excluant la lutte des classes.
Le langage était nouveau : à des ouvriers sans travail, à des classes moyennes en voie de prolétarisation, à d’innombrables fidèles de l’idée impériale, apparut une issue. »

Philippe Martin, A la recherche d’une éducation nouvelle, Histoire de la jeunesse allemande.

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« Nous pourrions croire l’acte de naissance de l’écologie politique et sociologique signé par George Stapleton, avec l’écriture, entre 1946 et 1948 de Human ecology. Il n’en est rien. Cette écologie est née en Allemagne dans les années trente, sous la plume du biologiste Walther Schoenichen qui préconise la protection d’une nature libre de toute intervention humaine et oppose en cela la pensée national-socialiste d’inspiration germanique et romantique à l’esprit cartésien des pays d’inspiration gréco-latine. Elle trouve un premier aboutissement avec la loi sur la protection des animaux du 24 novembre 1933, rédigée par Giese et Kahler -traduisant les propos du Führer : « Dans le nouveau Reich, il ne devrait plus y avoir de place pour la cruauté envers les animaux . » Et suivie, quelques années plus tard, d’un imposant ouvrage, Le Droit allemand de la protection des animaux (1939). Cette loi est complétée par la loi sur la chasse du 3 juillet 1934 et surtout par l’imposante loi sur la protection de la nature du 1er juillet 1935. Ces trois lois portent, outre celle du Chancelier (qui en faisait une affaire personnelle) les signatures des ministres Göring, Gürtner, Darré, Frick et Rust. Elles sont les premières au monde à mettre en œuvre un véritable projet écologique d’envergure et à lui donner les moyens politiques et pratiques de sa réalisation. Elles sont aujourd’hui occultées. »

Thomas de Pieri, in Réfléchir & Agir n°37

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Depuis hier soir, ce chant ne cesse de résonner en moi. Je ne puis le chasser de mon esprit :

L’air vibre du son exquis de la Vina…

Au cœur du blanc lotus, dans la nuit argentée,

Dans le sombre nuage, dans les noires ténèbres,

Dans le parfum des fleurs, j’entends monter sans fin,

Du tréfonds de l’Amour, les accords de la Vina.

De la terrasse je contemplais les étoiles et ce vers chantait en mon âme : « L’air vibre du son exquis de la Vina… » Ce n’est pas là simple parole de poète, fioriture de langage. Le jour, la nuit, partout dans l’immensité de l’espace et du temps, tout frémit d’une musique incessante.

Hier l’Eternel Musicien emplissait du Chant de Sa Vina, la solitude et les ténèbres de la nuit sans lune; et moi, seul à l’orée de Son univers, j’écoutais. Dans un ciel illimité, le Jeu divin faisait vibrer les étoiles et les tissait en une symphonie aux notes inaudibles.

Plus tard avant de m’endormir, je me dis que, lorsque je sombrerais dans l’inconscience du sommeil, le Suprême Concertiste, éveillé au coeur de la nuit, ne mettrait pas fin à Son Jeu, qui fait se mouvoir à l’unisson les multitudes de constellations. En cet orchestre vivant qu’est mon corps, Il entretiendrait au fil des heures, les pulsations de la vie et les battements cadencés de mon coeur. Le sang danserait dans mes veines et, dans mon être entier, des milliards et des milliards de cellules palpiteraient sans trêve au rythme de la musique et des sphères.

Le Maître de cette musique immortelle place en nos mains une vina, reflet de la Sienne, afin que nous apprenions à interpréter notre propre partition en union avec Lui. Dans  Son Amour, Il a formé le dessein de nous faire tous participer à Ses côtés au Grand Concert cosmique. Mais, si la vina de notre vie est de dimension réduite, combien variées sont ses cordes ! En accorder les notes multiples n’est pas une mince tâche. Quand l’une sonne juste, l’autre grince. Quand l’esprit exhale un pur arpège, le corps produit un son discordant. Et si, un jour, une harmonie se crée, elle se rompt le lendemain. Cependant il n’est pas question de crier grâce !

Mais un moment viendra où se fera entendre, tout au fond de nos cœurs, la voix du Seigneur louant nos efforts. Nous aurons enfin appris à faire chanter pour Lui notre instrument sur tous les modes possibles. Pour l’instant efforçons nous de régler, sans faillir, la tension de chacune des cordes; distendues, elles ne produiront qu’une irritante cacophonie. Laissons-les aussi résonner librement : si le moindre poids les écrase, la vina de notre être se taira. Par ailleurs, pour que le son en demeure clair et pur, veillons à ce qu’elle ne s’encrasse ni ne se rouille. Enfin, adressons chaque jour cette prière au Maître de toute musique : »O Seigneur ! Puisses-Tu transmuer nos dissonances en une mélodie parfaite ! »

(Rabindranath Tagore, in « La Demeure de la Paix« )

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Né à Heidelberg le 29 mars 1895, Ernst Jünger meurt à Riedlingen le 17 février 1998.

« Ce qui importe n’est pas que nous vivions mais qu’il redevienne possible de mener dans le monde une vie de grand style et selon de grands critères. On y contribue en aiguisant ses propres exigences. »

(Le Travailleur)

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Giordano Bruno est un philosophe et libre penseur italien.

Sur la base des travaux de Nicolas Copernic et Nicolas de Cues, il montre, de manière philosophique, la pertinence d’un univers infini, peuplé d’une quantité innombrable de mondes identiques au nôtre. Accusé d’hérésie par l’Inquisition, notamment pour ses écrits jugés blasphématoires et son intérêt pour la magie, il est condamné à être brûlé vif au terme de huit années de procès.Il est exécuté le 17 février 1600 à Rome.

(source : Wikipédia)

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La Fête des Lupercales est donnée en l’honneur de Faunus Lupercus (dieu tueur de loups, protecteur des troupeaux, assimilé à Pan dans le Panthéon romain). Célébrée le 15 février, elle correspond bien aux notions de fertilité et de relance du cycle de l’activité vitale dans la nature que marque Imbolc, fêté il y a quelques jours.

« La vocation de la fête est la purification, et son patron le dieu Faunus, le Bouc divin. Les Luperques qui officient figurent eux-mêmes des boucs, puisqu’un pagne, taillé dans la peau de cet animal, leur ceint les reins, et qu’ils manient, pour la purification qu’ils opèrent, des lanières de peau de bouc. Leur visage est peut-être masqué de boue, leur peau huilée, car ils incarnent des personnages inhabituels, comme les forces du désordre qui feraient irruption dans une ville par essence civilisée, et l’envers un peu fou des choses. C’est bien ainsi que les peint Cicéron : »Voilà une bande sauvage tout à fait fruste et primitive,une troupe d’hommes des bois, formée bien avant qu’ aient existé la civilisation et les lois ». On les voit descendre du Palatin, où, dans la grotte appelée Lupercal (un des hauts-lieux les plus vénérables de Rome, là où la Louve avait allaité les jumeaux) ils avaient sacrifié des boucs et découpé leur peau, tourner autour de la colline, puis déferler sur la voie Sacré, en cinglant de leur fouet tout ce qui se présente sur leur passage : les hommes et les femmes, mais aussi le sol, les rues, les remparts. Ce brutal et vigoureux décapage permettait à toute la Ville, délivrée ainsi du fardeau que constituaient toutes les souillures que l’année avait accumulées sur elle et qui pouvaient entraver le cours régulier de son existence, d’entamer son nouveau départ annuel.

Avant de se lancer dans leur course, les prêtres-flagellants avaient procédé à un mystérieux rituel : deux des leurs -un Fabius et un Quintilius, puisque ces deux familles gardaient l’exclusivité du recrutement de la confrérie- avaient tendu leur front pour qu’on y appuyât les couteaux dégoulinant du sang des boucs, et ce sang avait été aussitôt essuyé grâce à des flocons de laine trempés dans du lait.. Dès après, les deux jeunes gens devaient éclater de rire. Il parait aussi qu’on immolait un chien dans la grotte de Lupercal. Mais de cela, un seul témoin nous a parlé, Plutarque. Sang, désordre et fin d’année, lait de la naissance, rire et purification : peut-être s’agit-il là d’un lointain symbolisme de mort et de résurrection que les Luperques, une fois investis, transformés eux-mêmes en dieux-boucs, allaient transférer sur la foule ? Tous et tout, devant eux, tendaient les paumes, le dos, le corps ou la substance qui les composait, attendant la cinglante brulure des coups comme un vivifiant nettoyage ».

Danielle Porte, Fêtes romaines antiques.

(source : Fêtes païennes des quatre saisons)

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« Crise économique majeure, dérèglements climatiques flagrants, avancée du libéralisme prédateur planétaire, nivellement par le bas de la culture, immigration de masse de peuplement, impéritie de la classe politicienne vouée au mondialisme et à l’indifférenciation, nécrose démocratique, mise en place d’une société totalitaire douce en Occident, etc., les défis ne manquent pas pour les Européens qui estiment que leur civilisation plurimillénaire n’est pas encore apte pour sa sortie de l’histoire. …

Et pourtant, une atmosphère émolliente paraît dominer la psyché collective tandis que les comportements modelés par les médias, la télévision en premier lieu, participent aux déséquilibres écologiques mondiales en se fourvoyant dans une consommation de masse, symbole de la primauté de l’Avoir sur l’Etre, de la domination du matérialisme sur l’esprit. Ce début de XXIe siècle verrait-il donc l’avénement du  » dernier homme  » annoncé par Nietzsche ?

Dans ce contexte d’avilissement généralisé, la rébellion est plus que jamais nécessaire ! Mais pour bien combattre le Système et éviter d’être pris dans ces réseaux, il importe d’abord de se former, de réfléchir autrement, de penser hors des sentiers battus des convenances, des nostalgies, des habitudes.

Compilation d’articles, Orientations rebelles aident à comprendre le monde selon un point de vue résistant, dissident et partisan, au sens du combattant illégal qui affronte l’ennemi sans appartenir à l’armée régulière. Jalons pour une pensée alternative identitaire, solidariste, patriote, communautarienne française et européenne, ces textes traitent tout aussi bien de géopolitique que d’histoire des idées, du phénomène médiatique que d’écologie, d’économie réenracinée que de multiculturalisme. Il s’agit de fonder une nouvelle vision du monde, fidèle aux riches héritages européens et tournée vers un avenir grand-continental ambitieux, car souverain.  »

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