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Robert Brasillach est né à Perpignan le 31 mars 1909.

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Léon Degrelle est mort le 31 mars 1994 à Malaga (Espagne).

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« Quand il eut parcouru quelques yards, trois soldats l’interpellèrent à l’autre bout de la ruelle. Ils lui enjoignirent de s’arrêter, de lâcher ses armes, et de lever les mains en l’air. Il les regarda d’un air de joie sauvage, et continua d’avancer sans se presser, tenant toujours ses pistolets nonchalamment collés contre son flanc. Ils braquèrent leurs fusils sur lui en criant qu’ils allaient tirer s’il ne s’arrêtait pas. Quand il vit leur corps se raidir pour faire feu, il leva ses pistolets, poussa un cri, et se rua vers les ennemis en déchargeant ses armes. L’une de ses balles atteignit son but et l’un des soldats tomba. Les deux autres ripostèrent. Il avait déclenché son attaque si brusquement et il se précipita sur eux à une telle vitesse, en zigzaguant d’un trottoir à l’autre, que leurs premiers coups de feu le manquèrent; si bien qu’il put abattre un second soldat avant d’être touché lui même. Une balle tirée par le troisième lui traversa l’estomac alors qu’il se trouvait à cinq yards de la place. Il fit un écart, puis fut de nouveau emporté par son élan. Au moment où il débouchait à toute allure sur la place, il déchargea son Mauser dans le crâne de l’homme qui l’avait blessé. Ensuite, il tomba. »

Liam O’Flaherty, Insurrection . Livre de Poche.

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Jean Giono est né à Manosque le 30 mars 1895.

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Edgar Félix Pierre Jacobs est né le 30 mars 1904 à Bruxelles.

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« Les uns après les autres, ils tournèrent leur visage vers Léonidas, qui se tenait droit et calme au centre de la ligne. En cet instant il était plus que leur général et plus que leur roi. Il était l’incarnation de Sparte, le symbole du courage et de la discipline qui les maintenaient à leur poste sans faiblir, devant un ennemi supérieur en nombre. Il était aussi leur ami, celui qui partageait avec eux leur brouet de blé noir et leur fromage de chèvre, celui qui plaisantait avec eux, qui pouvait battre chacun d’eux à la lutte et lancer le javelot plus loin qu’aucun autre.

2 à 300 pas seulement séparaient encore les deux groupes et la marche des Perses s’accélérait. Puis il n’y eut plus que 200 pas, 150… Les Spartiates étaient soudés les uns aux autres, boucliers contre boucliers, en un mur impénétrable hérissé de lances. Les Perses levèrent leurs boucliers et chargèrent.

Mardonios, maréchal de camp des Perses, commandait l’attaque en personne. Sous ses yeux, les Perses se battaient furieusement, chargeant les Spartiates à cent contre un, et toujours, les officiers derrière eux les fouettaient jusqu’au sang. Des douzaines d’entre eux culbutèrent par-dessus le bord de la falaise dans la mer en contrebas. Des centaines furent piétinés. Les Spartiates ne cédaient pas un pouce de terrain, se battant comme des démons, abattant les Asiates jusqu’à ce que le sol fut trempé de sang. Leurs lances ne tardèrent pas à se briser dans la violence de la mêlée; ils continuèrent avec leurs épées. Ils ne pouvaient résister longtemps à une telle pression, mais ils allaient vendre chèrement leur vie. Même blessés, même abattus, même couverts de sang, ils frappaient encore les Perses qui déferlaient au dessus d’eux. Chaque fois qu’un Spartiate tombait, son ilote prenait sa place. Dominant les hurlements des Perses, montait encore, invincible et clair, le cri « Eleleu! » invocation des Spartiates au dieu de la guerre. »

Roderick Milton, Va dire à Sparte. Robert Laffont.

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François Athanase Charette de la Contrie, que les paysans du Marais Breton étaient allés chercher dans son manoir pour qu’il prenne leur tête contre les bleus est capturé le 23 mars 1976 et fusillé à Nantes le 29, ce qui signe la fin de la Guerre de Vendée.

http://www.youtube.com/watch?v=h1UvPTVjMNE

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« Une détonation lointaine affaiblie par la brûme, une autre, une autre encore; des ébranlements sourds. La division fait halte, charge ses armes, marche au canon. Nous débouchons sur le champ de bataille pour conjuguer nos efforts avec la division Legrand. Notre 33e régiment a devant lui Pranitz et son château d’où une batterie d’adroits canonniers ne tarde pas à nous accabler de projectiles.

L’Empereur alors nous fait esquisser un mouvement rétrograde afin d’amener l’ennemi dans la plaine; celui ci ne donnant pas dans le piège se contente de nous faire harceler par des tirailleurs.

Agaçantes comme des guêpes, les balles bourdonnent. Mon chapeau frémit sur ma tête, le bord coupé net. Un claquement de métal, une secousse dans mes mains serrées autour de la hampe, et l’aigle d’or, touché en plein, se disloque sur son piédestal. Ah ! les bandits… Notre aigle, que je suis fier de lever bien haut dans la bataille, se remet seule d’aplomb, vaillamment, au-dessus de ses trois couleurs.

De bout sur la levée d’un étang, je prends mon élan pour sauter un fossé large et profond. Plouf ! malheur ! la secousse a détaché complètement l’aigle qui vient de tomber dans l’eau noire. Je m’y précipite à sa suite avec mon drapeau et, dernier du régiment, barbote à tâtons dans la vase pour le repêcher. Six voltigeurs russes se dirigent vers moi et me couchent en joue, je m’enfonce dans l’eau comme un canard plongeur, mes doigts rencontrent un corps dur. J’exulte, c’est notre aigle. Je l’ai dans la main droite et la hampe du drapeau dans l’autre et me voilà courant de toutes mes forces, les ennemis sur mes talons; à ce moment là seulement je me rends compte qu’ils m’ont raté !

Tout le régiment, si anxieux pour l’Oiseau, ainsi appelons nous familièrement notre aigle, est soudain rassuré et pousse un long cri de joie. Je suis dégoûtant et nauséabond mais un soleil magnifique, dispersant les nuages, me réchauffe tandis que le colonel Saint-Raymond vient me serrer la main. »

Bob Putigny, Le grognard Putigny, baron d’Empire. Ed. Copernic

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Alors qu’on lui demandait « ne croyez vous pas qu’avec le triomphe actuel du matérialisme, le paganisme étant mort, la meilleure réponse ne serait-elle pas d’en revenir à un catholicisme médiéval, c’est à dire fortement teinté de paganisme ? » Robert Dun répondit :

« Il est faux de dire que le paganisme est mort. Il est l’une des deux religions officiellement reconnues en Islande. Il est l’unique religion en Mongolie. Il existe aussi en Russie et il est susceptible de renaissance car il a de fortes racines dans l’âme slave. Il a de nouveaux et authentiques bourgeons dans les pays germaniques et celtiques. il revit chez de nombreux Européens ralliés aux traditions d’Amérique. La deep ecology est implicitement païenne et chez beaucoup même explicitement. Dans la littérature contemporaine, il s’exprime fortement chez Lawrence, Giono, Steinbeck (« Au dieu inconnu »). Et n’oublions pas ce puissant vent de résurrection païenne que constitue l’œuvre de Nietzsche. Il ne s’est pas contenté de ressusciter pour nous la Grèce antique et ses deux divinités primordiales (dans le domaine social) Apollon et Dionysos. Il a aussi réveillé le plus profondément la veine germanique en dénonçant le Christianisme comme un blasphème contre la vie, donc contre le divin immanent. Or dans la Germanie antique la joie était pieuse et la tristesse blasphématoire (et par là porteuse de malheur). le peuple ne se prêterait pas davantage à une résurrection du Christianisme paganisé qu’à celle du paganisme. C’est une démarche impossible parce que la contradiction est devenue trop connue et criante. Ce serait une fatale maladresse qui fortifierait des Églises moribondes ennemies depuis toujours de notre race et de notre âme, retardant les échéances inévitables, maintenant et aggravant la confusion dans les esprits. En un mot comme en cent, ce serait combattre un effet avec sa propre cause. »

(« Le grand suicide »)

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Franchement j’ai eu un peu de mal à venir à bout des deux livres extrêmement bien documentés d’Anne Kling, « La France LICRAtisée » et « Le CRIF, un lobby au cœur de la République ». A la suite, je me suis mis à Hervé Ryssen et sa « Mafia Juive ». Et là je dois dire que c’est beaucoup plus reposant…

Avec les deux premiers, j’étais arrivé à un stade de saturation complète, un peu comme ça s’était déjà passé quand je lisais « L’épuration sauvage » de Philippe Bourdrel et ses interminables listes d’exécutions sommaires perpétrées par les « libérateurs ». Trop, c’est trop, et j’ai passé mon temps, au fil des pages d’Anne Kling, à m’indigner devant la mauvaise foi des deux officines boursouflées de suffisance. affichant sans complexe cette insupportable et omniprésente prétention à vouloir tout régenter. Ce ne sont que des « le président du CRIF se dit scandalisé », « le président du CRIF insiste sur l’importance de », « le président du CRIF demande au ministre de prendre les mesures nécessaires pour», « le CRIF se plaint de », (selon qu’on lit l’un ou l’autre livre, CRIF étant interchangeable avec LICRA). Avec en prime le discours de François Fillon, en hommage à Serge Klarsfeld, un modèle du genre de la lèche la plus éhontée, de l’allégeance la plus rampante, de la flagornerie la plus basse. J’ai passé mon temps donc, à m’indigner de cette main mise d’une infime minorité sur le show biz, les journalistes et les élus qui sont pourtant supposés, respectivement, nous distraire, nous informer et nous représenter : tous se fichent de nous et, à qui mieux mieux , vont à la gamelle sans même attendre qu’on le leur demande … pour exemple, la liste des présents au diner de gala 2010 du CRIF dresse une belle brochette d’apprentis flics, mouchards, nervis ou matons, à la botte de ce que l’ancienne communiste Annie Kriegel : bien que juive, s’inquiétait pourtant de voir apparaître “comme un groupe exigeant que règne en sa faveur une véritable police de la pensée […] une insupportable police juive de la pensée…”

Le plus exaspérant peut-être, en lisant ces bouquins est le sentiment d’injustice impunie qu’ils font naître. Ce qui n’est pas le cas pour « la Mafia juive », où l’on tue et se fait tuer allègrement : Abraham Reles, Bugsy Siegel, Harry Strauss, Louis Lepke Buchalter, Arnold Rothstein et bien d’autres, suicidés, abattus ou grillés sur la chaise … bon débarras…et c’est ça qui est reposant : le salaud, du moins dans les premières dizaines de pages (j’ai peur que l’impunité soit plus fréquente au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’époque contemporaine…) le salaud disais-je , s’y fait souvent trouer la peau… tant mieux !

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Enfin, une analyse intelligente:

« Comme certains de nos camarades s’en font eux-mêmes l’écho (d’une façon éventuellement un peu naïve), de l’extrême gauche à l’extrême droite, en passant par toutes les nuances intermédiaires de l’arc en ciel politique, les récents sondages mettant en vedette Marine Le Pen suscitent émotion, indignation, jubilation selon les cas. Quand on a un peu d’expérience politique (dans mon cas, 53 ans de militantisme) on garde la tête froide et on essaie d’analyser la situation lucidement, sans préjugé inutile car inefficace puisqu’il brouille la capacité de jugement.

Faisons donc quatre constats :

1) Quoi qu’on pense de Marine Le Pen, quant à sa personnalité, son entourage, ses idées (ou son manque d’idées, de convictions), il faut faire abstraction de tout cela, qui n’est connu et n’intéresse qu’un nombre très limité de personnes informées et ayant une conscience politico-idéologique bien assise. L’immense masse des gens qui s’apprêtent à voter Marine Le Pen s’en contrefichent. Ils ne voient qu’une chose (même s’ils prennent leurs désirs pour des réalités) : voter Marine Le Pen, plus encore que pour son père, c’est simplement affirmer son refus de l’immigration-invasion. C’est basique, simpliste et sans doute illusoire ? Oui. Mais c’est ainsi.

2) C’est donc ce phénomène-là qu’il faut prendre en compte, parce que c’est une donnée objective. Au-delà de la personne de Marine Le Pen, celle-ci incarne aujourd’hui, que cela plaise ou non, un mouvement de fond national-populiste, qu’on voit se manifester un peu partout en Europe, et qui fournit une base humaine pouvant servir d’assise à une résistance identitaire. Dans quelles conditions, selon quelles modalités ? C’est à nous de travailler sur cette bonne question pour essayer d’apporter des réponses adaptées. Sans prétendre lire dans le marc de café… Il y a du pain sur la planche ? Bien sûr. Raison de plus pour retrousser les manches. Avec réalisme, détermination, ténacité. J’ai quelques idées sur le sujet.

3) Notons un indice significatif : Chantal Brunel, députée UMP, assurant qu’il fallait « rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée », a préconisé : « Après tout, remettons-les dans les bateaux ». Elle a été désapprouvée, évidemment, par Jean-François Copé (soucieux de ne déplaire en rien à ceux qui l’ont installé là où il est). Mais mon petit doigt me dit que beaucoup de députés UMP sont venus lui discrètement à Chantal Brunel qu’elle avait raison. Des gens convertis au devoir de résistance ? Ne rêvons pas : ils ont surtout envie de conserver leur siège. Et savent bien que beaucoup de leurs électeurs en ont marre de l’immigration-invasion. Au point de voter Marine Le Pen ? Pourquoi pas ?

4) Pour nous : tout ce qui fissure, ébranle, sape le Système en place est bon à prendre. Le Diable marche avec nous… »

Pierre VIAL

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