Franchement j’ai eu un peu de mal à venir à bout des deux livres extrêmement bien documentés d’Anne Kling, « La France LICRAtisée » et « Le CRIF, un lobby au cœur de la République ». A la suite, je me suis mis à Hervé Ryssen et sa « Mafia Juive ». Et là je dois dire que c’est beaucoup plus reposant…

Avec les deux premiers, j’étais arrivé à un stade de saturation complète, un peu comme ça s’était déjà passé quand je lisais « L’épuration sauvage » de Philippe Bourdrel et ses interminables listes d’exécutions sommaires perpétrées par les « libérateurs ». Trop, c’est trop, et j’ai passé mon temps, au fil des pages d’Anne Kling, à m’indigner devant la mauvaise foi des deux officines boursouflées de suffisance. affichant sans complexe cette insupportable et omniprésente prétention à vouloir tout régenter. Ce ne sont que des « le président du CRIF se dit scandalisé », « le président du CRIF insiste sur l’importance de », « le président du CRIF demande au ministre de prendre les mesures nécessaires pour», « le CRIF se plaint de », (selon qu’on lit l’un ou l’autre livre, CRIF étant interchangeable avec LICRA). Avec en prime le discours de François Fillon, en hommage à Serge Klarsfeld, un modèle du genre de la lèche la plus éhontée, de l’allégeance la plus rampante, de la flagornerie la plus basse. J’ai passé mon temps donc, à m’indigner de cette main mise d’une infime minorité sur le show biz, les journalistes et les élus qui sont pourtant supposés, respectivement, nous distraire, nous informer et nous représenter : tous se fichent de nous et, à qui mieux mieux , vont à la gamelle sans même attendre qu’on le leur demande … pour exemple, la liste des présents au diner de gala 2010 du CRIF dresse une belle brochette d’apprentis flics, mouchards, nervis ou matons, à la botte de ce que l’ancienne communiste Annie Kriegel : bien que juive, s’inquiétait pourtant de voir apparaître “comme un groupe exigeant que règne en sa faveur une véritable police de la pensée […] une insupportable police juive de la pensée…”

Le plus exaspérant peut-être, en lisant ces bouquins est le sentiment d’injustice impunie qu’ils font naître. Ce qui n’est pas le cas pour « la Mafia juive », où l’on tue et se fait tuer allègrement : Abraham Reles, Bugsy Siegel, Harry Strauss, Louis Lepke Buchalter, Arnold Rothstein et bien d’autres, suicidés, abattus ou grillés sur la chaise … bon débarras…et c’est ça qui est reposant : le salaud, du moins dans les premières dizaines de pages (j’ai peur que l’impunité soit plus fréquente au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’époque contemporaine…) le salaud disais-je , s’y fait souvent trouer la peau… tant mieux !

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