Sénèque est mort le 12 avril 65.

Il y a quelques années, les éditeurs avaient lancé la mode des recueils « de Sagesse ». Sagesse amérindienne, sagesse orientale, sagesse des Troubadours, j’en passe et des meilleurs … à se demander comment les gens ont pu rester aussi cons … Dans la sagesse antique, c’est probablement Sénèque qui occupait la meilleure place, avec ses traités philosophiques comme De la colère, Sur la vie heureuse ( De Vita beata) ou De la brièveté de la vie (De Brevitate vitæ), et surtout ses Lettres à Lucilius . On a tendance à oublier pourtant que ce philosophe stoïcien pour qui « Le souverain bien c’est une âme qui méprise les événements extérieurs et se réjouit par la vertu », était fabuleusement riche : assurément une drole de façon de mépriser les évènements extérieurs… Et c’est sans doute dans le but de se réjouir par la vertu qu’il prêta de force 10 millions de drachmes aux principaux chefs bretons qui n’en voulaient pas, et leur réclama tout d’un coup le remboursement avec des intérêts usuraires: « Il obtint des autorités romaines qu’elles usassent de sévices pour faire payer les Bretons et ce fut une cause de la révolte icène » (Yann Brékilien, La reine sauvage) et de l’épopée de la reine Boudicca.

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