J’ai trouvé cette photo dans un livre sur « La Libération des deux Charentes. Soldats en sabots », par Christian Genet, aux éditions de La Caillerie-Gémozac. Elle n’a rien de particulier en soi, on en trouve des dizaines comme ça, dans des bouquins et sur le Net . Dans les albums photos familiaux de descendants de glorieux résistants, c’est par centaines qu’elles doivent se compter: abimées à force d’être regardées, bues des yeux, caressées comme autant de témoins de valeureux actes de guerre.

On tournerait donc facilement la page sans s’attarder davantage si la légende n’attirait quand même le regard : « A Jonzac, début septembre, lors de la libération de la ville par la colonne Soulé, scène très touchante d’un maquisard paternel tenant le bras d’une jeune fille éplorée« .

… sauf que cette espèce de sombre ordure est tout simplement en train de méchamment lui tordre le bras à la « jeune fille éplorée » et qu’il la tient fermement, avec cette ébauche de petit sourire sadique qu’on voudrait nous faire croire « bon enfant », pendant que l’autre fumier, avec sa tondeuse, est en train de lui tondre le crâne ! Quelle belle prouesse de guerre !!!

Bel exemple de comment on bâtit l’Histoire … et on vit toujours sur cette vision mensongère!

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Bon, puisqu’on en est presque à parler « révisionnisme », réjouissons nous : Sylvia Stolz et Vincent Reynouard sont sortis de prison après y avoir passé, respectivement 39 mois pour l’une et 9 mois et 39 semaines pour l’autre, pour un délit d’opinion qui, en principe, n’existe pas dans ces pays…

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