« Le 7 mai 1994, le GUD et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires avaient décidé d’organiser une manifestation pour protester contre la commémoration du cinquantième anniversaire du débarquement américain. Le rassemblement, intitulé « Bienvenue aux ennemis de l’Europe ! », visait aussi à dénoncer l’« impérialisme américain ».

L’affiche appelant à la manifestation mentionnait « 1944-1994 : 50 ans d’impérialisme américain » et en sous-titre « Nagasaki 150 000 morts – Hiroshima 320 000 morts – Corée 1 600 000 morts – Vietnam 2 760 000 morts – Cuba 600 morts – Grenade 1 350 morts – Panama 1 960 morts – Libye 60 morts – Irak 190 000 morts – Somalie 6 500 morts – Serbie combien ? », et le GUD, dans un communiqué de presse, déclarait : « trouve[r] indécents la kermesse organisée et l’argent du contribuable gaspillé, alors que des centaines de milliers de soldats et de civils sont morts en ce jour du 6 juin 1944. C’est en se recueillant dans la simplicité et l’anonymat que les politiciens auraient pu rendre le meilleur hommage aux morts des deux camps. Mais ceux-ci ont préféré s’exhiber en compagnie de leurs idoles américaines. Américains qui, ne l’oublions pas, ont bombardé aveuglément de nombreuses villes comme Dresde (1944 : 250 000 civils morts en une nuit), n’hésitant pas à raser Caen et à tuer des dizaines de milliers de civils français. L’Europe vit depuis cinquante ans sous tutelle américaine, cela suffit. Europe, libère-toi ! Le GUD rend hommage aux millions de victimes de l’impérialisme américain, de Panama à Hiroshima. »

La manifestation ayant été interdite par le préfet de police de Paris, Philippe Massoni, les forces de police étaient nombreuses sur la Place Denfert-Rochereau, lieu prévu de la manifestation. Après des affrontements, la quasi-totalité des manifestants furent arrêtés, seuls quelques-uns arrivant à échapper aux forces de police (dont une partie était en civil). Sébastien Deyzieu tenta de le faire en montant dans un immeuble au 4, rue des Chartreux. Entre le quatrième et le cinquième étage, il fit une chute mortelle mortelle par une fenêtre, l' »accident » survenant alors qu’il était poursuivi dans la cage d’escalier par plusieurs policiers. »

(Métapédia)

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