« Pour l’Europe fraternelle des peuples retrouvés, aux identités multiples assumées, INSUMISIOA !

Insumisioa en référence au beau roman de Christian Laborde, Indianoak. John Harza crie ce grand souffle de liberté. Il s’oppose avec énergie aux affairistes, aux promoteurs immobiliers et à leurs séides les politicards véreux, qui violent les vallées pyrénéennes et chassent nos frères les ours. Oui, pour l’insumisioa, contre les firmes transnationales et les États qui dévastent la planète, pillent les richesses naturelles, anéantissent les écosystèmes, dénaturent les populations. Sans paysage, l’identité d’une communauté devient factice et son sacré virtuel. On oublie vite que « la Terre est un amas d’Olympe. Les dieux dansent partout » (Ch. Laborde). La défense des identités culturelles passe par conséquent par la sauvegarde des particularités naturelles (physiques, géologiques, climatiques, botaniques, faunistiques…) des terroirs, des pays. Sinon, à quoi bon vouloir préserver la singularité des peuples si leur milieu est irrémédiablement pollué ? Et si la nature est souillée, comment pourra-t-on décemment envisager le retour des dieux ? Bien sûr le sacré se love tout autant dans un chêne de la Sainte-Beaume que dans les circuits électroniques de la station orbitale Mir. Certes, « l’homme est par nature un être de culture » (Arnold Gehlen), mais sans nature, la culture est-elle viable ?

L’esprit rebelle s’effiloche, s’engourdit, disparait lentement. Pourtant, l’insoumission taraude encore les esprits. Déjà la grande phalange des insoumis parmi lesquels on reconnait Louise Michel, Jean Cottereau, Jacques Cathelineau, Andréas Hofer, Louis Rossel, Georges Valois, Georges Sorel, et -pourquoi les oublier?- nos aînés qui, aux débuts des années 60, estimèrent que l’honneur était leur patrie, marchent à nos côtés et scandent le mot magique : « Insumisioa ! »

« Insumisioa, c’est l’archaïque cri d’une Europe à naître ! » s’exclame Laborde. Pour Robert Hainard, « le moment est venu d’invoquer nos facultés animales pour nous distinguer du robot et justifier notre existence« . Que viennent les immenses insoumissions de l’esprit ! Contre les clones et les robots, INSUMISIOA ! »

Georges Feltin-Tracol, Orientations rebelles. Editions d’Héligoland.

(le poing de l’illustration est celui des Nationalistes-Autonomes : http://nationalistes-autonomes.com/)

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