Puisqu’on dit que le Principe Absolu, encore appelé dans le milieu du druidisme l’ « Incréé » ou l’ « Innommé », à la fois tout et le contraire de tout,  est ce que nous ne connaissons pas et qu’il est au delà de la connaissance ou de l’inconnaissance. Parce qu’il est celui qui fut avant l’origine de l’origine et qu’il réside partout et nulle part. Parce qu’il est le Vide mais aussi la Plénitude et l’Infini. Parce qu’il n’a pas de nom, de visage ou de forme et qu’on ne peut pas le penser ni le conceptualiser. Parce qu’il n’est rien de ce qui est visible ou invisible, et qu’il est au delà du savoir ou du non savoir, de la pensée ou de la non pensée.
S’il y a un Principe Absolu, il n’est pas du ressort de ma compréhension ou de mes possibilités de compréhension (prétendre le contraire ressort d’une prétention absolue) et il est en dehors –en deçà- au delà de l’échelle humaine et du domaine des hommes, je ne puis, éventuellement, que pressentir-reconnaître l’inconnaissabilité de ce Principe abstrait, sorte d’Energie Primordiale, et non pas l’honorer en tant qu’une divinité unique, ce qui d’ailleurs ne pourrait se faire qu’avec des « outils » humains, et donc, à mon sens, complètement inadaptés.
S’il y a Principe Absolu, il est beaucoup plus certainement « divin » que « dieu ». Je suis polythéiste et j’honore et vénère toutes les divinités du panthéon celtique (qui ont en elles une part de ce Divin comme nous l’avons nous même.)
Je les honore et les vénère parce qu’elles sont différentes, séparées et individualisées. Parce qu’elles sont réelles et ne sont pas seulement des symboles. Parce qu’elles ne sont pas de rassurantes images exclusivement mentales, ce qui ne serait qu’un bon moyen pour les « garder à distance ». Et parce qu’il serait trop triste qu’elles ne deviennent que des allégories se rapportant à de simples abstractions.

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