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Michel de Montaigne qui répugnait à déranger ses chats quand ils étaient couchés, endormis sur ses papiers mais qui aimait à se faire réveiller en pleine nuit, rien que pour le plaisir de se rendormir ensuite, ne s’est pas réveillé le 13 septembre 1592.

« Je ne cherche aux livres qu’à my donner du plaisir par un honneste amusement : ou si j’estudie, je n’y cherche que la science, qui traicte de la connoissance de moy-mesmes, et qui m’ instruise à bien mourir et à bien vivre. »

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En remportant la victoire contre les Turcs ottomans lors de la bataille de Vienne les 11 et 12 septembre 1683, les armées européennes coalisées, commandées par le Roi de Pologne, ont libéré Vienne, mettant fin à deux mois de siège. Plus jamais les musulmans n’ont été près d’imposer l’islam à l’Europe, du moins jusqu’au 21e siècle c’est à dire jusqu’à aujourd’hui… Selon les mots de l’écrivain Hilaire Bellow, «la date du 11 septembre 1683 devrait être la plus célèbre de l’histoire».

Et pourtant, la défaite des Ottomans était loin d’être acquise. Pendant près de 1000 ans, le règne musulman avait dominé une grande partie du monde méditerranéen et au-delà. Même aussi tard que le 17ème siècle, aucune volonté des Européens de repousser cette domination n’avait semblé se dessiner à l’horizon et l’Europe émergeait à peine de guerres religieuses où s’écharpèrent joyeusement catholiques et protestants.

À l’issue de cette bataille, un privilège fut accordé aux boulangers : celui de confectionner une pâtisserie ayant la forme de l’emblème ottoman, le croissant (symbole). Ainsi, le croissant (viennoiserie) du matin devint un objet symbolique commémorant la défaite des Ottomans à la bataille de Vienne. (étrange que le MRAP ou la LICRA ne l’aient pas encore fait interdire …)

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La Bataille de Zenta eut lieu jour pour jour 14 ans plus tard, le 11 septembre 1697 juste au sud de la moderne Senta, en Serbie, sur la rive orientale de la Tisza. Ce fut une bataille décisive de la cinquième guerre austro-turque ainsi que l’une des pires défaites jamais infligées à l’ Empire ottoman. Cette victoire des Habsbourg fut la dernière étape qui força l’Empire ottoman à signer le traité de Karlowitz, en 1699, qui mit fin à la domination turque sur la Hongrie.

Source : http://pointdebasculecanada.ca/archives/590.html et Wikipédia

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Futur auteur de Le zéro et l’infini, Arthur Koestler avait joué un rôle important dans la guerre d’Espagne comme agent du Komintern. Par ses écrits, il avait donné le ton d’une propagande antifranquiste qui a perduré. Plus tard, ses déceptions firent de lui un critique acéré du stalinisme. À l’été 1942, il publia un texte qui marquait sa rupture : Le yogi et le commissaire. Deux théories, écrivait-il, prétendent libérer le monde des maux qui l’accablent. La première, celle du commissaire (communiste) prône la transformation par l’extérieur. Elle professe que tous les maux de l’humanité, y compris la constipation, peuvent et doivent être guéris par la révolution, c’est-à-dire par la réorganisation du système de production. À l’opposé, la théorie du yogi pense qu’il n’y a de salut qu’intérieur et que seul l’effort spirituel de l’individu, les yeux sur les étoiles, peut sauver le monde. Mais l’histoire, concluait Koestler, avait consacré la faillite des deux théories. La première avait débouché sur les pires massacres de masse et la seconde conduisait à tout supporter passivement. C’était assez bien vu et totalement désespérant.

C’était bien vu à une réserve près. Pourquoi fallait-il donc « sauver » le monde ? Et le sauver de quoi au juste ? La réponse était dans la vieille idée de la Chute et dans celle, plus récente, du Progrès. L’une et l’autre impliquaient l’idée de salvation. Si les théories opposées du yogi et du commissaire avaient fait tant d’adeptes au XXe siècle en Occident, c’est qu’on avait pris l’habitude depuis longtemps de penser la vie en termes de rédemption ou d’émancipation.

Il n’en avait pas toujours été ainsi. La Grèce antique, par exemple, avait une approche toute différente, assez voisine de celle du Japon traditionnel. Nulle intention de changer le monde, mais la volonté de construire et de conduire sa vie en visant l’excellence. C’était une forme de spiritualité vécue dans l’immanence, mais on ne le savait pas. Elle avait sa source dans l’œuvre d’Homère que Platon appelait « l’éducateur de la Grèce ». Homère avait exprimé un idéal éthique, celui du kalos kagathos, l’homme beau et noble. Idéal aristocratique qui devint celui de tous les Grecs à l’époque classique. Seulement, cet idéal n’a jamais été regardé comme une spiritualité. Au contraire, les philosophes l’ont souvent dénigré en laissant entendre que seules leurs spéculations conduisaient à la sagesse.

En dépit de tout, pourtant, cet idéal n’a pas cessé d’irriguer une part essentielle du comportement européen le plus noble, mais jamais de façon explicite. Lacune due notamment à un parfait contresens sur l’idée de spiritualité.

Il faut comprendre que la spiritualité ne se confond pas avec les mystiques du vide. Elle est indépendante du surnaturel. Elle est ce qui élève au-dessus de la matérialité brute et de l’utilitaire, donnant un sens supérieur à ce qu’elle touche. Les pulsions sexuelles appartiennent à la matérialité, tandis que l’amour est spiritualité. Le travail, au-delà du désir légitime de rémunération, s’il a le gain pour seule finalité, patauge dans le matérialisme, alors que, vécu comme accomplissement, il relève de la spiritualité. Autrement dit, ce qui importe n’est pas ce que l’on fait, mais comment on le fait. Viser l’excellence de façon gratuite, pour la beauté qu’elle apporte et qu’elle fonde, est la forme européenne de la spiritualité, qu’il s’agisse de l’embellissement de la demeure par la maîtresse de maison, de l’abnégation du soldat ou du dressage équestre.

Ces réflexions peuvent sembler futiles face aux grands enjeux historiques de notre temps. En réalité, la spiritualité et son contraire commandent largement ces derniers. À la différence des animaux, les hommes ne sont pas programmés par l’instinct. Leur comportement dépend de leurs représentations morales, religieuses ou idéologiques, donc spirituelles.

Faute d’avoir été formulée, reconnue et revendiquée, l’authentique spiritualité européenne est ignorée. Et plus on avance dans l’ère de la technique triomphante, plus elle est masquée par un matérialisme étouffant. D’où l’attrait illusoire pour les spiritualités orientales, le « yogi » comme disait Koestler. Pour renaître, ce n’est pourtant ni sur les bord du Gange ni au Tibet que les Européens se laveront des souillures de l’époque, mais à leurs propres sources.

Dominique Venner.

( http://zentropa.splinder.com/post/25473109/le-yogi-et-le-commissaire )

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« C. – Eh bien moi, reprit Cousteau, j’ai fait à mes débuts, toutes les sales besognes du métier. ça n’est pas drôle, mais c’est instructif. Lorsqu’on a mené, parallèlement aux flics, un certain nombre d’enquêtes, on est fixé sur la valeur des témoignages humains… Tu débarques dans un bled de banlieue où un citoyen vient d’être assassiné. Le cadavre est encore chaud, mais personne, déjà, n’est plus d’accord sur les circonstances du meurtre. On t’explique simultanément que l’assassin est un grand rouquin en casquette, un petit brun à chapeau melon, un bossu au regard torve, et que le coup de feu a été tiré à dix heures du soir, à minuit et à trois heures du matin… Tu te rends compte des enjolivements que ces gens là apporteraient à leurs récits s’il fallait conter non point ce qui s’est passé le jour même, mais un drame vieux d’une quarantaine d’années au moins. Or qu’est-ce que les Évangiles ? Des récits rédigés avec un décalage d’une quarantaine d’années par des personnages obscurs dont le souci de propagande est évident. Et tout l’édifice de la Chrétienté repose sur ces témoignages là. C’est extravagant.

Rebatet sauta sur l’appât :

R. – De toutes les questions religieuses, mon vieux, c’est cette affaire des textes que je connais sans doute le moins mal. C’est encore plus extravagant que tu ne l’imagines. Suppose l’histoire d’un rabbin miraculeux de la Russie subcarpathique, mort entre 1900 et 1910, et cette histoire rédigée par des savetiers polaks de la rue des Rosiers, en franco-yiddish, d’après les récits qu’on psalmodiait dans leur patelin le soir du sabbat. Suppose que cette rédaction est traduite dans une autre langue, mettons l’anglais, par d’autres Juifs qui savent l’anglais approximativement. Suppose que ces Juifs ont sur le rabbin des idées personnelles qui les conduisent à donner un peu partout des coups de pouce, à corriger, à raturer les paroles du saint. Suppose enfin que ces textes sont copiés par des scribes particulièrement distraits : voilà le Nouveau Testament ! »

Lucien Rebatet/Pierre-Antoine Cousteau, Dialogue de « vaincus ». Berg International.

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« « Le premier marron qui tombe, pensa François, cette fois, c’est la Rentrée… »

De cette cime d’arbres où il jouait à la vigie, à l’aviateur, à l’ascension de l’Himalaya (« O, François ! À ton âge ? »), il regarda le marron qui venait de s’écraser dans l’ allée. On distinguait dans la coque éclatée le précieux tissu blanc, culotte de maréchal d’Empire, et le fruit verni, ciré, tout neuf. »

Gilbert Cesbron, Notre prison est un royaume. Robert Laffont.

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Le 2 septembre 1944, 6 miliciens sont fusillés à Grenoble. le plus jeune n’avait pas encore 19 ans et le plus âgé venait juste d’avoir 20 ans .

Voilà ce que raconte Robert Aron dans l’Historia HS n°41 sur « l’Epuration ».

C’est un magistrat, Gaubert, qui a rendu de grands services à la résistance qui est désigné président de la Cour martiale. Pour sa première audience, elle doit juger dix jeunes miliciens. Le préfet dit à Gaubert : « il faut aller vite ». Le juge accepte à une condition : « c’est que les dossiers qui lui seront soumis présentent des cas pendables ne nécessitant pas d’examen approfondi, et ne posant pas de problèmes; en un mot, des flagrants délits.

« J’ai votre affaire lui répond-on. Vous aurez dix miliciens pris les armes à la main en combattant le maquis ».

Les dits dossiers lui seront communiqués à 6 h. du soir pour l’audience du lendemain, le 2 septembre 1944. Revenu chez lui, il les ouvre : et ce qu’il y trouve l’effare. Ces soi-disant auxiliaires de l’occupant, pris en se battant soi-disant pour les allemands, n’ont, pour la plupart, jamais participé à un combat. L’un d’eux avait été arrêté dans son lit, paisiblement couché à côté de son épouse. Un autre était le jardinier du château où avait logé la Milice; un troisième en était le serrurier. Six autres enfin sont des élèves de l’école d’Uriage, qui n’avaient pas encoure terminé leur stage de formation. Pas un de ces hommes qui, de l’avis du magistrat, mérite la peine de mort. Mais engagé comme il est il est trop tard pour reculer : s’il résigne sa mission, il n’ignore pas que, par là même, il livre les dix inculpés à la vindicte de la foule, massée autour du Palais, armée de mitraillettes et qui exige la mort.

Il va donc, faisant normalement son métier de magistrat dans des conditions anormales, sauver le plus de têtes qu’il pourra.

Il réussit à en sauver quatre, condamnés aux travaux forcés à perpétuité ce qui, pour l’époque, est bénin

Les six condamnés à mort sont fusillés le jour même, en pleine ville, cours Berriot, là où les Allemands avaient abattus des patriotes.

Le lendemain, c’est aussi l’émeute autour du Palais de Justice : la foule menace la prison : elle exige que les quatre inculpés soustraits à sa fureur soient également exécutés. Elle fait comprendre en tout cas, qu’à l’avenir elle ne tolérera plus de telles preuves de faiblesse »

On dit aussi que la foule au comble de l’excitation avait couvert l’avocat nommé d’office, Me Guy, d’insultes et de menaces à tel point qu’on avait du le faire escorter par des gendarmes.

http://www.life.com/gallery/47661/image/50374354/nazis-meet-the-firing-squad#index/0

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