Une petite pensée hier pour Enid Blyton, la mère du Club des Cinq et du Clan des Sept, qui est morte le 28 novembre 1968 et qui est une de ces auteurs qui m’ont donné, ainsi qu’à tant d’autres enfants, le goût du rêve et de la lecture.

« Ce devait être un soir comme tous les soirs de nos vacances au bord de l’Océan et c’était le soir où je lus pour la première fois un livre d’Enid Blyton. Comme plus tard pour Agatha Christie, ce fut un ami -le meilleur ami- qui me mit ce livre entre les mains. Bien sur j’invente un peu, car j’ai presque tout oublié de cet instant. Presque, mais non pas tout à fait : il me suffit aujourd’hui de saisir le petit volume à dos jaune paille (le titre est imprimé dans un losange, comme ceux des comtesse de Ségur illustrés par Pécoud), à la couverture aux tons pastels pour que me reviennent sans effort une odeur -celle du lieu de la découverte, une chambre en sous-sol sentant le renfermé, les draps propres et l’eau de mer- et, plus que tout, l’ineffable sentiment de sécurité que me prodigua d’emblée la lecture d’Enid Blyton. »

François Rivière. Souvenir d’Enid Blyton. Editions Ramsay.

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