Voila ce que Pierre Lance écrivait le 9 janvier 2008.

Malgré quelques points discutables, la démonstration est inattaquable. Cependant on peut préciser au sujet de Constantin qu’il n’était pas catholique, mais qu’il soutenait pour des raisons politiques l’église catholique. Il s’est fait baptiser sur son lit de mort, non pas catholique, mais arien, alors qu’il avait combattu pour des raisons politiques l’arianisme pendant toute sa vie… Au chapitre des meurtres imputables au même Constantin, il faut aussi ajouter sa femme Fausta. Combien de chefs d’États ont tué à la fois leurs fils et leur femme pour conserver le pouvoir ?…

« Le Président Sarkozy, lors de sa visite au pape, a déclaré que la France avait des racines chrétiennes. Vrai ou faux ? Voici un récapitulatif dont nos lecteurs tireront leurs propres conclusions :

• Année 71 (BC), après la révolte des esclaves conduite par Spartacus, les Romains crucifient 7 000 hommes sur la Via Appia, imprimant dans tous les esprits le symbole de cruauté extrême de la crucifixion.

• Années 5 ou 4 (BC), naissance présumée de Jésus. Selon les Évangiles, il tentera durant sa brève existence d’introduire un peu de douceur dans un monde de brutes, indisposant l’occupant romain et le clergé israélite. Comme Gautama (dit le Bouddha, – 560), il n’essaiera jamais de fonder une religion. Crucifié vers 30 sur le Golgotha.

• 35, Saül de Tarse (St Paul) se convertit au christianisme sur le chemin de Damas. Il sera le fondateur de l’Église catholique.

• 70 à 100, rédaction des Évangiles. Expansion du christianisme.

• 250, première grande persécution des Chrétiens par Rome. Le christianisme apparaît alors à beaucoup d’Européens comme une force subversive contre l’oppression romaine. (17 siècles plus tard, le marxisme jouera le même rôle contre les empires coloniaux occidentaux, enfants spirituels de l’impérialisme romain.)

• 312, conversion au christianisme de Constantin 1er, afin de se concilier l’influence grandissante de l’Église. Constantin, « premier prince chrétien d’Occident », fera assassiner son gendre, son beau-père, un neveu, un demi-neveu, sa seconde épouse, puis son propre fils Crispus. Grâce à ce monstre sanguinaire, l’Église va étendre sa domination sur tous les peuples de l’Empire.

• 354, la fête païenne indéracinable du solstice d’hiver (No Hel, Nouveau Soleil) du 25 décembre est déclarée d’autorité par le pape Jules 1er date de naissance du Christ, car nul ne connaît la vraie.

• 406-415, invasions germaniques. Privée de guerriers par l’Empire, la Gaule ne peut se défendre. 476, fin de l’Empire romain d’Occident.

• 486, Khlodovic (Clovis), chef des Francs Saliens, envahit le Nord de la Gaule.

• 496, fausse conversion de Clovis au christianisme, ce qui lui assure le soutien du clergé gallo-romain et lui permet d’étendre sa dictature sur toute la Gaule. À l’instar de Constantin, Clovis fut un assassin multirécidiviste qui fit exécuter l’un après l’autre ses pairs, les chefs des tribus franques installées à Cologne, à Cambrai, à Thérouane. C’est donc grâce aux alliances successives de son clergé avec deux criminels impitoyables que la France devint par contrainte et félonie « la fille aînée de l’Église ».

• 800, Charlemagne est couronné à Rome Empereur d’Occident. Il fera massacrer des milliers d’Européens refusant le christianisme.

• 1661, Accession au trône de Louis XIV, le roi bigot qui se prend pour un Soleil. Il prépare la décadence nationale et sème les germes de la révolution. Il émascule l’aristocratie française et transforme les nobles en courtisans poudrés. Par son faste outrancier, son despotisme et ses guerres incessantes, il épuise l’économie et dresse contre lui toute l’Europe. Par fanatisme catholique, il révoque l’édit de Nantes, ce qui entraîne l’exil de 300 000 protestants, qui sont parmi les plus industrieux et les plus cultivés des Français.

• 1751, parution du premier volume de « L’Encyclopédie » de Diderot et d’Alembert, qui inaugure le siècle des Lumières et aura un immense retentissement dans tout le monde civilisé. La publication de « L’Encyclopédie » occupera 1 000 ouvriers pendant 25 ans.

• 1789, l’incapacité de Louis XVI à engager les réformes nécessaires, l’intransigeance de la noblesse et du clergé, la crise économique et financière, la fiscalité écrasante, le terrible hiver 88-89 et les menaces de famine, tout conduit à l’explosion révolutionnaire.

• 1793, exécution de Louis XVI, dictature de Robespierre et instauration de la Terreur, exécution des députés girondins. Robespierre, mystique et fanatique, glorificateur de « l’Être suprême », dévoie l’idéal républicain de 89 et le conduit à l’échec.

• 1801, Bonaparte, à peine français, Premier consul et futur tyran, signe un concordat avec le Pape Pie VII et rétablit le catholicisme.

Peut-on appeler cela des « racines » ? À vous de juger.»

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