Dans leurs « efforts en faveur d’une culture longue et oubliée » (Goethe) les frères Grimm, linguistes et philologues, passèrent leur vie à collecter des contes de langue allemande. Wilhelm mourut le 16 décembre 1859 à Berlin.

« Malgré la christianisation visible dans certains contes, christianisation qui a par ailleurs obligé le paganisme à se réfugier dans ces petits récits populaires, les contes ont cependant conservé cette leçon essentielle : l’homme n’est pas seul sur terre. Il est environné de créatures invisibles, les landvaettir qui le forcent à aborder avec humilité et respect la nature. L’homme n’est pas au dessus de celle-ci. Il n’en est qu’un des éléments, parfois impuissant devant elle. Relire les contes de Grimm grâce à cet éclairage, c’est reconstruire son esprit en fonction d’une nature sacrée qui ne dispense ses bienfaits qu’à celui qui l’aborde avec sérénité mais aussi avec défiance. C’est aussi renouer avec l’esprit de nos ancêtres, dont l’honneur était bien supérieur au nôtre, c’est encore renouer avec l’amour de la nature et du Destin, c’est accepter que l’homme ne soit plus cet être matériel destructeur des ressources naturelles. C’est être baigné dans cette nature, c’est retrouver ses racines. »

Jérémie Benoit, Les origines mythologiques des contes de Grimm. Éditions du Porte-Glaive.

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