Erich Ludendorff, né le 9 avril 1865 en Prusse est mort le 22 décembre 1937 à Tutzing en Bavière. Il aura droit à des funérailles nationales à Munich. Général en chef des armées allemandes pendant la Première Guerre mondiale, il soutient activement le mouvement national-socialiste dans ses débuts mais quelques mois après l’échec de la tentative de putsch à Munich en 1923 il se retire de la vie politique  puis épouse, en secondes noces, Mathilde von Kemnitz, de vingt ans plus jeune que lui, avec laquelle il vient de fonder le Tannenbergbund, mouvement païen de « connaissance de Dieu », qui existe toujours sous le nom de Bund für Deutsche Gotterkenntnis, et dont les membres sont parfois appelés « Ludendorffer ».

Jean Mabire : « Il ne faudrait pas laisser passer cet événement sans faire justice du torrent d’inepties et d’obscénités insultantes déversé sur cette femme, qui a eu le grand malheur de ne plaire ni aux nazis ni à leurs adversaires. Mathilde Ludendorff n’était pas seulement une belle femme, au corps encore attrayant, mais aussi une femme intelligente et une véritable mystique. Elle a fondé une sorte de religion de la Nature, dont le panthéisme fait largement appel au vieux paganisme nordique. Ce mouvement de « connaissance de Dieu », n’est pas une Église et lutte contre toutes les formes « inférieures », de la foi, représentées pour elle par les confessions chrétiennes et les sectes occultistes. Mathilde Ludendorff recherche, avant tout, l’harmonie du corps et de l’âme et s’intéresse beaucoup à la pédagogie et à la psychologie. Sa recherche d’une foi enracinée l’amène à lutter contre toutes les internationales spirituelles. Elle hait le christianisme et surtout l’ordre noir des Jésuites. Ce n’était quand même pas une raison pour en faire une Messaline! Ses innombrables brochures et ses gros livres, parfois un peu touffus, restent intéressants et ses disciples ont fort bien surnagé après la catastrophe du nazisme. Son influence sur son vieux général de mari fut sans doute plus bénéfique qu’on ne le croit et elle a toujours veillé à ce que la mystique se transformât le moins possible en politique. » (« Thulé le soleil retrouvé des hyperboréens, Robert Laffont » )

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