A l’issue de la Virée de Galerne, l’armée vendéenne ayant échoué devant Granville en novembre 1793 puis au Mans le 10 décembre se replie vers Savenay (Loire Atlantique) où elle est anéantie par l’armée républicaine le 23 décembre 1793.

« Les événements n’ont pas été vécus de la même manière par les Vendéens et les républicains. Du point de vue vendéen, l’insurrection déclenchée en mars 1793 par le refus de la conscription dégénère en une guerre civile assortie de nombreux combats jusqu’au massacre de Savenay les 23 et 24 décembre 1793. Quant aux Bleus, dès le 1er août 1793, ils ripostent par un génocide rampant qui se transforme, à partir du 1er octobre 1793, en un système génocidaire systématique prolongé jusqu’à la chute de Robespierre, en juillet 1794 (…). Au soir de la bataille de Savenay, on peut dire que la mission d’extermination des vendéens, réfugiés sur la rive droite de la Loire, a été menée à son terme. On connait la proclamation du général Westermann : « Il n’y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre libre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et dans les bois de Savenay suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs endroits, ils font pyramide. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers. »

(entretien avec Reynald Secher. NRH n°57)

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