A l’issue de la Guerre de Sécession, les carpetbaggers, aventuriers du Nord qui affluent pour faire fortune sur les dépouilles de la Confédération,les scalawags, collaborateurs recrutés dans le Sud par les Yankees qui s’efforcent de conquérir des positions officielles pour mettre en coupe réglée les finances des cités et des États, et leurs complices noirs mènent la grande vie…

« Devant ce pillage, ce terrorisme et cette humiliation, un mouvement de résistance devait immanquablement se dessiner. Il verra le jour dans le premier État qui avait eu à souffrir de la Reconstruction, le Tennessee. Dans la meilleure tradition anglo-saxonne, six jeunes gens de Pulaski décidèrent au lendemain de Noël 1865 (ndlr : dans la nuit du 24 au 25 décembre) de fonder une société secrète, le Ku Klux Klan, appellation dont la signification reste obscure. Ils avaient l’intention de se distraire aux dépens des radicaux blancs ou noirs, en les effrayant par des mascarades nocturnes. Les résultats dépasseront les espérances. L’esprit superstitieux des Noirs est vivement impressionné par l’apparition de cavaliers portant cagoules et longues robes blanches, brandissant des torches et proférant les pires menaces.

Très vite, ce premier Klan fera école. Il est avant tout destiné à protéger les femmes blanches (ndlr : comme bien décrit dans « Autant en emporte le Vent »), contre les agressions sexuelles qui se multiplient. En effet, les noirs coupables de viols sont systématiquement relaxés par les tribunaux fédéraux, civils ou militaires.

Un congrès constitutif se tient en secret à Nashville en 1867 pour préciser l’organisation et les buts du Klan. Le général Nathan Forrest prendra la direction du mouvement. Celui-ci deviendra le seul recours et la seule protection des Blancs contre l’arbitraire et la violence des radicaux. Contrairement aux affirmations d’une littérature à sensations, les meurtres seront rares. Le Klan ne frappe que dans les cas évidents. Véritable organisation de résistance, il disparaîtra lorsque cessera l’occupation du Sud et lorsque les Blancs retrouveront les libertés traditionnelles qui leur avaient été arrachées (ndlr : auto-dissolution en 1869) »

Dominique Venner, Le blanc soleil des vaincus. La Table Ronde.

—————————————————————————————————–

 

Publicités