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Ambivolcios, fête celte en l’honneur de Brigantia.

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Un petit exercice, quelques jours après la résurrection d’Anne Schwartz-Sinclair (membre du Siècle) en tant que directrice éditoriale de la version française du site Internet d’Information Huffington Post, qu’on nous promet « enraciné dans la culture française » et comme n’étant « ni de gauche, ni de droite, mais non sans point de vue »…

Ces promesses laissent un peu dubitatif pourtant quand on trouve dans la liste des futurs chroniqueurs (à côté d’une foule de blogueurs qui ne seront pas rémunérés) les noms de Rachida Dati (membre du Siècle), les trotskistes Benjamin Stora et Julien Dray ou le comique pas drôle Nicolas Bedos…. on croit rêver … pourquoi pas Harlem Désir pendant qu’on y est, ou Laurent Ruquier …

Un peu dubitatif aussi quand on apprend que Arianna Huffington, figure très très libérale de la gauche américaine, avant d’arrêter son choix sur Louis Dreyfus, avait aussi rencontré à Paris, pour préparer le lancement de cette version française, Dominique Delport d’Havas, Alain Minc, éminence grise, membre du Siècle, BHL qu’on ne présente plus et Pierre Haski de Rue 89 qui vient d’être racheté par le groupe Perdriel (Claude Perdriel, membre du Siècle), également propriétaire du Nouvel Observateur dont Laurent Mouchard alias Joffrin, membre du Siècle, est le directeur de publication et co-président du Directoire.

Autour de cette version française, on trouve donc :

Louis Dreyfus, membre du Siècle, président du directoire du Monde (qui est aussi le propriétaire de l’humano-catho-de-gôche Télérama), « incubateur » et partenaire économique de l’affaire,

Matthieu Pigasse, membre du Siècle, actionnaire du Monde avec Xavier Niel et la pédale trotskiste et milliardaire Pierre Bergé, qu’invite régulièrement le Siècle  et qui est, aux côtés de l’inénarrable BHL, également actionnaire de Libération, le journal d’Edouard de Rotschild, membre du Siècle. Pigasse est aussi actionnaire du Huffington Post via sa holding, Nouvelles Editions Indépendantes, et propriétaire du très surfait-satisfait de soi Inrockuptibles.

David Kessler, membre du Siècle, directeur de publication des Inrockuptibles et du Huffington Post. Il s’est dernièrement illustré comme conseiller à la Culture de Bertrand Delanoé.

Paul Ackerman, rédacteur en chef du site, un petit nouveau, ou un très discret sur lequel on ne trouve aucun renseignement …

Que d’étranges coïncidences, n’est-ce pas ? … et tout ce mic-mac, ça s’appelle « liberté et diversité de la presse »…fut un temps, tous ces beaux messieurs et autres dames vilipendaient Hersant qu’on disait roi de la concentration, mais pourtant il ne leur arrivait pas à la cheville … autres temps …

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Robert Faurisson est né le 25 janvier 1929 à Shepperton, comté de Surrey, Royaume-Uni, universitaire français et professeur de lettres aujourd’hui retraité, avant tout connu comme militant et essayiste révisionniste.

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« Alger. 24 janvier 1960.

« (…) Il est 18 heures. L’armée vient de recevoir l’ordre de dégager le bas du Forum des manifestants qui s’y trouvent. Les parachutistes se font attendre. Les gendarmes mobiles font mouvement. L’ordre est délibérément provocateur (…) Les escadrons descendent de front les larges marches des grands escaliers du Forum. Un hélicoptère s’approche. La première grenade lacrymogène tombe sur la foule paralysée par une vision d’épouvante. Des rangées d’hommes casqués, aux yeux cerclés par des lunettes de protection avancent d’un pas de robot en tenant leurs mousquetons à deux mains, à hauteur de la hanche. Les insultes giclent comme des crachats, des pierres tourbillonnent, des objets lourds sont lancés des balcons. Les gendarmes avancent. Les crosses de fusils brisent les visages, enfoncent les poitrines, ouvrent les crânes. Algérie française ! scandent les Pieds-noirs.

Deux coups de feu claquent. Une arme de petit calibre. Une grenade offensive explose au milieu des manifestants. Genoux à terre, les gendarmes ajustent leurs tirs. Sur le balcon du PC d’Ortiz, les hommes des Unités Territoriales ripostent pour protéger les manifestants. De lourdes rafales de fusils-mitrailleurs se mêlent aux explosions des grenades larguées par les hélicos ou projetées par les lance-patates des gardes mobiles. La foule se disperse en hurlant, cherchant un abri. Les enfants crient, effrayés. Les yeux brûlés par les gaz qui les enveloppe et les étouffe, les mains collées à leurs oreilles pour atténuer le bruit des explosions. (…)

Un gendarme qui se prépare à lancer une grenade défensive sur des manifestants qui fuient est fauché par un sniper. L’engin meurtrier explose au milieu de ses camarades qui tombent, touchés par les éclats. Pris entre le feu de leur unité et ceux des trois F.M. d’Ortiz, des gendarmes s’effondrent au milieu des jardins du Forum. (…)

Il est 18 heures 25. Les bérets verts du 1er REP et les bérets rouges du 1er RCP s’interposent. Le feu s’arrête après quinze minutes de tirs.(…) Huit morts, vingt blessés chez les manifestants. Quatorze morts dont deux officiers, cent-vingt-trois blessés dont six officiers chez les gendarmes mobiles. (…)

Le drapeau tâché du sang d’Hernandez, pied-noir de Bab-el-oued tué dans la fusillade flotte sur les barricades du camp retranché. (…) »

Extrait de « Bastien-Thiry : jusqu’au bout de l’Algérie française » de Jean-Pax Méfret.

http://www.jean-pax.com/spip.php?page=chansons-chansons&id_article=23

la semaine des Barricades (24 janvier au 1er février) s’est terminée par la reddition des insurgés (les parachutistes du 1er REP auxquels se rend Pierre Lagaillarde, lui rendent les honneurs militaires). Quelques mois après, en décembre 1960, l’OAS est créée à Madrid.

Pour le deuxième anniversaire de cette semaine des barricades, 22 attentats seront commis par l’OAS dans la nuit du 23 au 24 janvier 1962

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Dans leurs « Éphémérides nationalistes », Emmanuel Ratier et Patrick Parment donnent aujourd’hui comme date anniversaire du signal général de la révolte des Gaulois de Vercingétorix, en -52, contre les envahisseurs Romains, par le massacre de commerçants étrangers à Cenabum (Orléans).

« Elle entrebâilla la porte et vit arriver du bout de la rue une foule de guerriers agitant leurs armes en l’air en criant : « Mort aux Romains ! » A leur tête marchait d’un pas lent et calme le grand druide Cotuatos, revêtu comme pour une procession de sa tunique blanche brodée d’argent et son long manteau, mais tenant une lance à la main, et, un peu en retrait, l’épée nue, le grand chef des Carnutes, le colosse aux farouches moustaches rouges, Conconnétodumnos. On reconnaissait dans la troupe vociférante les guerriers de son clan, désignés par leurs tuniques ocre quadrillées de vert et de brun, ceux de Catuviros aux vêtements rayés de rouge et de bleu, ceux d’Uronertos, en damier jaune et noir, de Suvritus, de Vellaunos. Il y en avait d’autres qu’Anipa n’identifiait pas. Elle ouvrit la porte toute grande et invita le reste de la famille à la rejoindre sur le seuil.

– Mort aux Romains ! Leur cria un des hommes de Conconnétodumnos qui passait devant eux.

– Mort aux Romains ! Répondirent-ils d’une seule voix. »

Yann Brekilien, La louve et le sanglier. Éditions du Rocher.

… et si on remettait ça ? Bon, sans les Romains cette fois, mais on n’aurait aucun mal à trouver quelques envahisseurs, non ? … après tout, on peut rêver…

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George Orwell est mort le 21 janvier 1950 à Londres. Il est l’auteur, entre autres, du visionnaire « 1984 » complètement d’actualité aujourd’hui et chaque jour un peu plus …

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On apprend aujourd’hui le décès, le 9 janvier, de l’universitaire Christian-Joseph Guyonvarc’h, linguiste et historien, spécialiste reconnu des études celtiques. Son épouse Françoise Le Roux est elle même décédée en 2004. On pouvait ne pas adhérer à toutes leurs interprétations et à leurs théories. Pourtant, la somme de leurs travaux en matière celte est considérable et on leur doit beaucoup.

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19 janvier 1807 : naissance à Stratford House en Virginie, de Robert Edward Lee qui deviendra en 1965 le général en chef des armées sudistes. On lui attribue la direction clandestine du Ku Klux Klan qui tire son surnom d' »Empire invisible » de sa phrase : « Mon soutien à votre organisation doit rester complètement invisible. »

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19 janvier 1865 : mort à Passy de Pierre Joseph Proudhon, journaliste et polémiste, sociologue et philosophe. Il est le premier à se déclarer « anarchiste ». Il est aussi le précurseur du socialisme français, du fédéralisme et de la « révolution européenne ». Face à Marx, il propose « un nouvel équilibre des forces sociales. Opposant « une dialectique de la vie à la dialectique de la mort, à quoi se réduit en définitive le schéma marxiste, il définit le socialisme comme l’application de l’ancien axiome suum cuique, « à chacun ce qui lui revient » -selon sa capacité. En 1850, il va jusqu’à écrire : « l’homme est avant tout un animal guerrier : c’est par la guerre qu’il se manifeste dans la sublimité de sa nature » (Alain de Benoist, « Vu de droite ». Ed. Copernic).

Sur l’application des théories de Karl Marx auquel il a eu affaire in vivo, Proudhon prévoyait avec perspicacité : « Cet État communiste se traduit par quoi ? Centralisation absorbante, destruction systématique de toute pensée individuelle, corporative et locale, réputée scissionnaire, (déviationnisme), police inquisitoriale, abolition ou restriction de la famille, à plus forte raison de l’hérédité. » Et l’anarchiste franc-comtois d’ajouter : « Après avoir supprimé toutes les libertés individuelles, il les concentre dans un homme, une individualité suprême. Longtemps avant notre ère, Athéniens, Béotiens, Lacédémoniens, Romains avaient connu ce cercle vicieux. Au nom du peuple, on accapare tous les pouvoirs entre les mains d’un seul ou d’une oligarchie qui vit de l’oppression d’un même peuple. En d’autres termes, on nous présente comme des nouveautés, des théories aberrantes dont les expériences ont marqué les époques décadentes de l’ancien monde. » Or ce système porte un nom, conclut Proudhon : « c’est le despotisme ». »(in Karl Marx ou le ressentiment. NRH n°52)

Les anarchistes de salon d’aujourd’hui se délectent de sa formule « la propriété c’est le vol », taisant par souci idéologique (ou par une inculture crasse qui n’est pas à exclure…) qu’il affirma aussitôt que « la propriété, c’est la liberté » en expliquant qu’il avait été compris à contre-sens : par cette formule, il désignait en fait les seuls propriétaires terriens oisifs qui, d’après lui, volent les profits aux travailleurs ; et plus généralement, tous ceux qui, sans travailler, tirent un revenu de ce qu’ils possèdent. Dans Théorie de la propriété, il affirme que la « propriété est la seule force qui puisse servir de contre-poids à l’État ». Il faut comprendre ainsi que si la propriété peut être source d’ exploitation abusive produisant un vol, elle est simultanément « une création spontanée de la société et une défense contre le pouvoir insatiable de l’État. »

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« Voici comment étaient les gens de Finn : leur force était de sept-vingt-dix capitaines, chacun d’eux ayant sous lui trois (fois) neuf guerriers, et chacun des guerriers étant lié à certaines conditions de service, savoir : qu’ en compensation de leur garantie violée ils n’acceptent jamais une satisfaction matérielle ; qu’en fait de table ou de trésors ils ne refusent jamais des leurs à quiconque ; que nul d’entre eux, seul, ne recule jamais devant neuf guerriers.

Nul n’était admis à moins parmi les Fiana, ni accueilli à la grande Assemblée d’Usnach, soit aux jeux de Tailtinn, soit à la Fête de Tara. Et il fallait encore que ses parents des deux côtés, paternel et maternel, son clan et ses alliances se portassent caution que, fût-il tué sur-le-champ, ils n’élèveraient aucune prétention compensatoire ; ceci pour éviter qu’ils pussent compter sur personne d’autre qu’eux mêmes pour le venger. A l’inverse, si c’était lui qui était coupable de grands torts envers d’autres, représailles ne devraient pas s’exercer sur les leurs.

De plus, pas un homme n’était admis parmi ceux de Finn qu’il ne fut un lettré excellent, versé dans les douze livres de la poésie. Pas un non plus tant que, un grand trou étant creusé assez profond pour lui venir au pli de la ceinture, il n’avait pas été placé dedans avec son bouclier et une baguette de coudrier, longue au plus d’une coudée ; alors neuf guerriers ayant chacun neuf javelots, à une distance de dix sillons entre eux et lui, devaient l’attaquer et tous ensemble tirer sur lui ; et si les coups passaient sa garde et qu’il fut touché, il n’était pas reçu dans les Fiana.

Pas un n’était admis que, ses cheveux entretissés en tresses sur la tête, il ne se lançait à pleine course à travers les forêts d’Irlande ; tandis que les autres, cherchant à le blesser, suivaient dans sa foulée, son avance au départ ne dépassant pas un rameau de forêt. S’il était rattrapé, il était blessé, et par la suite, non admis. Si ses armes avaient tremblé dans sa main , il n’était pas reçu. Si une branche dans le bois dérangeait tant soit peu une tresse de sa chevelure, il n’était pas admis non plus. Si un bois sec avait craqué sous son pied pendant sa course, il n’était pas accepté. A moins qu’en pleine vitesse, il pût franchir une baguette placée à hauteur du front, et aussi passer en se baissant sous une autre à hauteur du genou, il n’était pas admis. Enfin, à moins que, sans ralentir, il sût arracher de l’ongle une épine au talon, il n’était pas admis chez les Fiana ; mais s’il réussissait toutes ces promesses, il était des gens de Finn. »

L’Épopée irlandaise : Le Cycle de Finn, trad. Roger Chauviré. Terre de Brume.

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