Jeanne d’Arc, née le 6 janvier 1412

« Toute jeune à Domrémy, Jehanne gardait ses moutons et, de leur toison, filait sur sa quenouille le destin du royaume. Elle soignait les malades et avait la réputation de calmer les fièvres. Peut-être utilisait-elle pour cela l’eau pure de la source des Trois Fontaines, jaillissant sous le Hêtre des fées, appelé aussi « l’Arbre aux Dames ». C’est là que Jehanne a « entendement » de voix « angéliques » franchissant la frontière magique. Écoutons ses « aveux » : « J’ai ouïe dire une femme, épouse du maire Aubery de mon pays, laquelle était ma marraine, qu’elle avait vu les Dames fées »…

Ce Hêtre était l’Arbre de Mai, où Jehanne avec les autres filles, allait s’ébattre, accrocher des rubans, danser parée de verdure. Rituels frais et joyeux mais évidentes survivances païennes. Ajouté à cela que Jehanne a toujours refusé de réciter le « notre père » et que son charisme, tenant du sortilège, ait pu galvaniser ses troupe qui la vénéraient comme une déesse… il n’en fallait pas plus pour la traiter de « sorcière », l’accuser d’hérésie, voyance, diableries.

Mais Jehanne avait le don de communiquer avec l’invisible ! Et puis qui se souvient de la vieille prophétie de Merlin : »Une vierge libératrice sortira du Bois Chesnu ». Or, la colline boisée dominant la maison familiale de Jehanne, à Domrémy, se nommait « le Bois Chesnu » !!!

Au cœur de sa fantastique épopée, lorsque Jehanne fut arrêtée, l’évêque Cauchon et autres porcs l’emmenèrent dans la salle de tortures et, pour tenter de l’intimider, lui montrèrent les instruments « caressants ». mais sans se démonter, elle leur dit : « les paroles que vous obtiendriez de moi par ses moyens n’auraient aucune valeur ». Elle avait fort bien compris le processus des « aveux suggérés ». la racaille, prise de court, n’insista pas dans cette voie. Pour les tortures, Jehanne eut une chance rare, qui ne lui épargna point la cage en fer et les flammes.

Jehanne la fille-fay, celle que les Anglais appelaient « la sorcière de France » a été condamnée comme « erronée divineresse, ydolâtre, invoqueresse de diables, blasphémeresse en Dieu… » (…)

L’alchimie du cœur de Jehanne: il n’a pas brulé. Le bourreau s’acharne, mais le Feu ne veut plus prendre. Il le ramasse, le met dans un sac avec ses cendres et jette le tout dans la Seine. La voci fondue aux quatre Eléments : le Feu et l’Air avec le bûcher, l’Eau et la Terre avec la Seine boueuse près de Rouen … Jehanne reviendra !

Jehanne la fileuse,
Jehanne la voyante,
Jehanne l’entendresse,
Jehanne la chevaucheuse
Brandissait son étendard
Comme d’autres leur balai…

Tu es notre sœur, notre guide, notre étoile, Jehanne la fidèle aux racines de ton Arbre aux dames. »

Marie des Bois, S comme Sorcière. Cercle Beltane.

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