Le 17 février 449 un édit rendu aux noms de Théodose II (pour l’Orient) et de Valentinien III (pour l’Occident) était libellé comme suit :

« Nous décrétons que tous les livres que Porphyre, dans sa démence, et les auteurs de la même espèce ont publié contre le culte chrétien, quelque part qu’on les trouve, soient livrés aux flammes. Car il importe que des écrits aussi propres à provoquer la colère de Dieu et à offenser les âmes pieuses ne puissent absolument pas parvenir à la connaissance des fidèles. »

Les critiques antichrétiennes de Celse, de Porphyre, de Hiéroclès et de l’empereur Julien furent brûlées dans le cours du Ve siècle. Elles ne parvinrent à la connaissances des âges postérieurs que par les objecta solvuntur des docteurs chrétiens qui s’efforcèrent de les réfuter.

Mais pour quelques uns ainsi sauvés, combien furent perdus à tout jamais du fait de l’obscurantisme chrétien ?

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