Paul Léautaud, né le 18 janvier 1872 à Paris est mort le 22 février 1956 au Plessis-Robinson.

« (…) l’énorme Journal Littéraire qu’il [Paul Léautaud] commença le 3 novembre 1893, à vingt et un ans, et dont il écrivit les derniers mots le 17 février 1956, cinq jours avant sa mort. Presque chaque soir, à la lueur de sa bougie, remuant sa plume d’oie et tirant la langue, Léautaud a raconté sa journée dans son petit bureau du Mercure de France, dessinant crûment les gens rencontrés, les femmes désirées et parfois conquises, les courses dans Paris, les conversations, les lectures, les mots et les querelles, le retour parmi les bêtes de Fontenay-aux-Roses. L’horizon est court, les idées souvent sommaires, les problèmes minuscules. Mais la langue est simple, naturelle, avec une race à la Diderot. Un homme qui ne ressemble à nul autre se peint là tout entier avec ses humeurs et ses rêveries, révélant même ce qu’il tient le mieux à cacher, sa tendresse et sa douleur. »

Kléber Haedens, Une histoire de la littérature française. Grasset.

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