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31 mars 1994 : mort à Malaga (Espagne) de l’ancien chef rexiste belge et ancien Volksführer Léon Degrelle, à l’âge de 87 ans. « Si j’avais eu un fils, j’aurais aimé qu’il fut comme vous », lui avait dit Adolf Hitler, en lui remettant la Ritterkreuz (croix de chevalier de la Croix de Fer), une des plus hautes distinctions allemandes.

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Les rôtis étaient lourds et juteux et, au premier coup de couteau, ils s’écrasèrent. La sauce était comme du bronze, avec des reflets dorés et, chaque fois qu’on la remuait à la cuiller, on faisait émerger des lardons, ou la boue verdâtre du farci, ou des plaques de jeune lard encore rose. La chair du chevreau se déchira et elle se montra laiteuse en dedans, fumante avec ses jus clairs. Sa carapace croustillait et elle était d’abord sèche sous la dent, mais, comme on enfonçait le morceau dans la bouche, toute la chair tendre fondait et une huile animale, salée et crémeuse en ruisselait qu’on ne pouvait pas avaler d’un seul coup, tant elle donnait de joie, et elle suintait un peu au coin des lèvres. On s’essuyait la bouche.
«A moi!» cria Jacquou.
Il se dressa et il marcha vers ses bouteilles alignées dans l’herbe.
«Mon vin, dit-il en dressant la grosse bouteille dans le soleil.
– Voilà qu’il va faire le fou», dit Barbe.
Mais Carle était à côté d’elle, entre elle et Jacquou et tout lui faisait sang, et il était devenu rouge, et son cou s’était gonflé. Il entendait depuis longtemps les toung et les toung du tambour sauvage. Il avait bu trois grosses fois du vin de Jourdan. Chaque fois le grondement avait grossi et la cadence s’était faite plus rapide. Il sentait que ses pieds se décollaient de terre, que son corps se décollait de terre, que sa tête se décollait de terre. Il pensait à ces galopades que ferait son étalon s’il le lâchait dans les champs. Le tambour de son sang battait avec les coups sourds de cette galopade qu’il n’avait jamais entendue.
«Il n’y a pas de fou», dit-il.
Il ne savait plus exactement ni ce qu’il voulait dire ni ce qu’il disait. Il était toujours comme ça et très vite après du vin. Il voulait dire qu’un étalon au chanfrein en feuille d’iris c’était fait pour galoper ventre à terre dans le monde et faire danser les hommes avec le tambour de sa galopade.
«Oui, mais…, dit Barbe.
– Vous êtes trop vieille», dit-il.
Il eut l’air de cligner de l’oeil, mais au contraire il essayait de les ouvrir et un seul obéissait.
«Sauf le respect, dit-il, je veux dire – il dressa son doigt en l’air – donne à boire.»
Et il tendit son grand verre à Jacquou.
Le vin de Jacquou était à la mesure de son maître: sec et fort. Et il commandait.
On le laissa un moment dans les verres. Le chevreau était frais et souple, et il réjouissait les bouches. On avait encore le goût franc du vin de Jourdan.
Dans le plat de terre le gros lièvre attendait. C’était un lièvre de printemps, gras et fort. On le voyait bien maintenant qu’on le regardait à l’aise tout en mangeant le chevreau. Il devait peser six kilos sans la farce. Et Honoré l’avait bourré d’une farce à la mode de son pays: une cuisine un peu magique faite avec des herbes fraîches potagères et des herbes montagnardes qu’Honoré avait apportées mystérieusement dans le gousset de son gilet. Quand il les avait montrées on aurait dit des clous de girofle ou bien de vieilles ferrailles. Elles étaient rousses, et sèches, et dures. En les touchant elles ne disaient rien. En les sentant elles ne disaient guère, juste une petite odeur, mais, il est vrai, toute montagnarde. Seulement, Honoré les avait détrempées dans du vinaigre et on les avait vues se déplier et remuer comme des choses vivantes et on avait reconnu des bourgeons de térébinthe, des fleurs de solognettes, des gousses de cardamines, et puis des feuilles de plantes dont on ne savait pas le nom, même Honoré. Du moins, il le disait. Mais alors, quand il les eut hachées lui-même, et pétries, et mélangées aux épinards, aux oseilles, aux pousses vierges de cardes, avec le quart d’une gousse d’ail, une poignée de poivre, une poignée de gros sel, trois flots d’huile et plein une cuillerée à soupe d’un safran campagnard fait avec le pollen des iris sauvages, alors, oh! oui, alors! Et toutes les odeurs coulaient déjà d’entre ses doigts qui pétrissaient; et cependant c’était encore cru, et il n’avait pas ajouté le lard, mais il serra vite tout ça dans ses mains et il le fourra dans le ventre du lièvre. Il avait recousu la peau et c’est tout ça qu’il avait tourné à la broche. Et les jus étaient mélangés. C’était noir et luisant dans le plat de terre.
«Alors ce vin? demanda Jacquou.
– On n’a pas bu.
– Buvons.
– Attends, dit Jourdan, finissons d’abord ma bonbonne. Le tien, dit-il, est noir comme de la poix. Il est de la couleur du lièvre. Il s’accordera. Regarde le mien, – il haussa la bonbonne à bout de bras, – il est couleur de chevreau. Et il est aussi un peu chèvre.»
Il se mit à danser légèrement sur ses hanches et il fit un petit saut pour faire voir comme son vin était chèvre. C’était vrai, il avait raison, le vin de Jacquou était de la couleur du lièvre.
«Il a raison!
– Regardez-le, dit Marthe, il est comme jeune avec son vin. Regardez-le.
– Oui, dit Mme Hélène, il est jeune.»
Elle avait aussi en elle une grande jeunesse toute dansante et toute chèvre qui la forçait à respirer vite.

[….]

(Jean Giono, à qui nous devons tant de si belles pages, est né à Manosque le 30 mars 1895)

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Grand moment de cinéma en hommage à Bernard Blier qui est mort le 29 mars 1989, et nous manque …

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« La plupart des êtres vivants connaissent un état de dépendance écologique. C’est à dire qu’il existe une relation étroite entre leurs performances, leurs possibilités de développement et la présence (ou l’absence) d’un environnement spécifique auquel ils sont adaptés. Sortis de ce milieu naturel, auquel les espèces doivent leurs modalités d’insertion dans la chaîne de l’évolution et dans lequel leurs potentialités peuvent s’actualiser, ils s’étiolent ou dépérissent. Cette dépendance, bien entendu, peut être plus ou moins accentué. Au niveau du comportement elle se traduit néanmoins de façon assez générale par un instinct (chez l’animal) ou une disposition instinctive, pulsionnelle (chez l’homme), qu’un certain nombre d’éthologistes, à la suite de Robert Ardrey, dénomment impératif territorial.

L’existence de cet « impératif » est désormais bien reconnue. On sait par exemple qu’il n’y a pas de relations bien ordonnées entre les membres d’un groupe sans définition précise du territoire de chacun (Edward T. Hall, La Dimension cachée). On sait aussi que l’indifférenciation des habitats détériore les relations sociales, provoque l’augmentation de la délinquance et des actes de violence sans objectif matériel concret (Gérald B. Suttles, The Social Order of the Slum). Robert Ardrey va même jusqu’à dire que « les recherches actuellement en cours sur le terrain ne laissent aucun doute touchant la réalité de l’existence d’un lien physiologique entre le comportement territorial et l’instinct sexuel » (La Loi naturelle).

L’impératif territorial est essentiellement défensif, ce par quoi il se distingue (sans leur être étranger) des tendances agressives et d’expansion. A cause de lui, un e intrusion sera toujours repoussée avec une probabilité de succès plus grande que dans tout autre type de conflit. « L’homme a un instinct territorial, et si nous défendons nos foyers et nos patries, c’est pour des raisons biologiques ; non point parce que nous choisissons de le faire, mais parce que nous devons le faire » (Robert Ardrey). »

Alain de Benoist, Les idées à l’endroit. Éditions libres Hallier.

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Le 19 mars 1908, Marc Augier naît à Bordeaux. On pourrait le considérer comme un homme de gauche puisqu’en 1935 il participe activement au Mouvement des Auberges de Jeunesse et il est attaché au cabinet de Léo Lagrange durant le Front Populaire. Délégué au Congrès mondial de la jeunesse en 1937, il se rapproche des mouvements de jeunesse fasciste et nationale-socialiste, séduit par le livre d’Alphonse de Chateaubriant, « La gerbe des Forces ». Ancien combattant du front de l’Est, puis instructeur des troupes de montagne de Peron en Argentine, il se fera connaître comme écrivain ou comme chante des Patries charnelles et comme « Grand Eveilleur » sous le nom de saint-Loup.

Dossier très complet : http://vouloir.hautetfort.com/archive/2012/02/14/saint-loup.html

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Le 18 mars 1978, le nationaliste-révolutionnaire François Duprat meurt dans l’explosion de sa voiture piégée.

« Nous sommes le 18 mars 1978. En France, ce samedi est la veille du second tour d’élections législatives. La gauche a une possibilité de l’emporter. Sur les hauteurs du village du Trait, non loin de Rouen, l’enseignant d’histoire-géographie François Duprat s’apprête à aller faire cours au collège Victor-Hugo. Laurence, son épouse, sort leur Citroën GS bleue du garage, situé à l’arrière de la maison à colombage. L’issue donne sur une rue parallèle à celle de la façade, située 3, rue Achille-Dupuich, une voie baptisée du nom d’un ancien maire du bourg. Comme à l’accoutumée, c’est elle qui le dépose à son travail car il est trop myope pour conduire. Traditionnellement leur véhicule marque une première pause à la Poste. Laurence Duprat fait l’aller-retour pendant qu’il attend dans la voiture. Le professeur du collège de Caudebec-en-Caux envoie et reçoit en permanence journaux et paquets. Il fait de la politique. Il est le numéro deux, tendanciellement le numéro un bis, d’un parti encore méconnu, le Front national. A 8 h.40, sur le chemin départemental 982, sous un ciel sec, les Duprat ont parcouru quatre kilomètres cinq cents depuis leur domicile. Leur véhicule se transforme en boule de feu. La bombe placée sous le siège du passager propulse la voiture à une trentaine de mètres de la route. Des débris de l’automobile sont projetés à une centaine de mètres. Des tracts frappés d’une croix celtique couvrent le périmètre. François Duprat est déchiqueté sur le coup. L’état de son épouse va réclamer des heures d’intervention aux médecins. »

Nicolas Lebourg-Joseph Beauregard, François Duprat. Denoël Impacts.

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Carl Lang répond aux questions de Civitas

« La place de Dieu et de la religion est intimement liée à l’identité du pays, marquée par ses cathédrales et ses 40 000 clochers.

Contrairement à ce que prétendent les politiciens de la Vè République, depuis Mélenchon jusqu’à madame Le Pen, notre identité nationale est fondée, non pas sur l’idéologie laïque de la IIIè République, mais sur quinze siècles de Chrétienté. La France est appelée « la Fille aînée de l’Eglise » parce que le baptême de son premier roi Clovis en 496 en a fait le premier Etat catholique en Europe après l’écroulement de l’empire romain d’Occident. Notre pays a été construit, défendu, développé par des saints comme sainte Jeanne d’Arc ou saint Louis,  par des prêtres comme le Cardinal Richelieu,  par des hommes d’Etat ayant compris la nature de l’identité de la France, comme Clovis le païen qui choisit le baptême, Henri IV le protestant qui se convertit au catholicisme où  Napoléon dont le Concordat redonne à l’Eglise sa place officielle dans nos institutions.

Aujourd’hui, face à l’Islamisme qui constitue la principale menace pour son identité et pour sa liberté, le peuple français doit, non pas réfugier derrière la ligne Maginot de la laïcité qui lui a enlevé ses défenses spirituelles, mais au contraire puiser ses forces dans les racines chrétiennes de sa civilisation. 

1. En tant que chef de l’Etat, vous engageriez-vous à défendre les références à Dieu ou à la religion chrétienne dans des projets de constitution ou de traités ?

Une des raisons pour lesquelles, député au Parlement européen, je me suis opposé au projet de Constitution européenne et au traité de Lisbonne, est l’absence dans ces deux textes de toute référence aux racines chrétiennes de l’Europe. Cette référence, je veux l’inscrire dans le traité fondateur de la Nouvelle Europe des Nations souveraines et des Libertés que je propose de construire. Le christianisme est en effet un des principaux dénominateurs communs de notre continent et nous savons que l’enjeu de ce siècle sera un enjeu de civilisation.

2. Comment envisagez-vous la préservation du dimanche et des grandes fêtes de tradition chrétienne comme jours chômés pour tous les travailleurs ?

Le dimanche et les grandes fêtes chrétiennes comme jours fériés sont progressivement remis en cause par nos gouvernements qui ont supprimé en 2004 le Lundi de Pentecôte et qui, comme l’avaient fait les jacobins en 1793, veulent supprimer le repos dominical. Le projet de madame Joly d’imposer dans notre calendrier des fêtes comme l’Aïd Kébir s’inscrit dans cette remise en cause générale de notre tradition chrétienne. Cette atomisation de notre société est le résultat, d’une part de la colonisation de peuplement  originaire du monde musulman et  d’autre part, de l’idéologie laïque qui éradique dans la vie publique toute référence au christianisme.

Pour préserver le caractère férié du dimanche et des fêtes chrétiennes, il faut bien sûr rétablir le Lundi de Pentecôte, revenir  sur la législation tendant à supprimer le repos dominical, faire en sorte que les vacances de la Toussaint, du Mardi Gras et de Pâques incluent bien ces dates. Mais il est aussi nécessaire que l’origine chrétienne de ces fêtes soit connue de tous nos compatriotes. Pour cela, il faut briser les tabous des laïcards et donc instaurer dans l’enseignement public un cours non pas de catéchisme, mais d’histoire de la religion qui accompagne depuis sa naissance notre pays. Il est normal qu’un écolier français sache pourquoi il ne va pas à l’école le jour de l’Ascension.

La défense de nos traditions chrétienne en général nécessite  l’arrêt de la colonisation étrangère subie depuis 1962, l’inversion des flux migratoires et le respect par les étrangers de nos lois et de nos traditions.

(…) »

Bon et bien si on pouvait encore avoir quelques illusions, maintenant on sait ce qu’il en est, on sait à quoi s’en tenir et ça a, au moins, le mérite d’être clair …

mais comme me déplaît  cette présomption de vouloir incarner la « droite nationale » ! * … tout ça, ces raccourcis, ces mensonges (origine chrétienne des fêtes, confiscation des héros nationaux, racines chrétiennes de l’identité nationale, etc.) et mise à part la dénonciation de la colonisation étrangère, va complètement à l’encontre de ce que je crois et de ce que je sais jusqu’au plus profond de moi-même et je n’ai jamais compris comment on pouvait oser prétendre soigner un empoisonnement avec le poison responsable du mal. Je ne sais pas encore si j’irai voter, mais si j’y vais, je sais au moins quels bulletins je flanquerai à la poubelle… et pour qui, si Carl Lang avait eu ses 500 signatures, je n’aurai pas voté …

* ce qui pourrait peut-être, un jour prochain, m’amener à m’interroger sérieusement sur mon appartenance (ou non-appartenance) à cette « droite »…

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Le cinéaste et romancier Pierre Schoendoerffer est mort tôt ce matin à l’âge de 83 ans, des suites d’une opération à l’hôpital Percy à Clamart.

Prisonnier à Dien Bien Phu en mai 1954, puis libéré, il avait quitté l’armée pour devenir reporter-photographe.

Après son premier film, la Passe du Diable (1956), il a alterné films de fiction et documentaires et écrit son premier roman en 1963, « La 317e Section », qu’il a adapté à l’écran en 1965.

Parmi ses œuvres majeures, Pierre Schoendoerffer a écrit et adapté à l’écran , »Le Crabe tambour » (1977, Grand Prix du roman de l’Académie française), puis « L’Honneur d’un capitaine » (1982), où il dressait à nouveau le portrait de soldats luttant pour l’honneur, sans illusions sur l’issue du combat.

Avec « Dien Bien Phu (1991) », il a réalisé une fresque guerrière puissante. Il avait écrit : « C’est la veulerie du système politique et militaire qu’ils ont giflée de la grande claque de leurs parachutes, ouverts dans l’air d’une nuit striée de balles traçantes.  Grâce à tous ces garçons, la guerre d’Indochine a su  bien mourir.  Un survivant est toujours un débiteur… »

in mémoriam

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un nouveau blog est né !…

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« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques, et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques, priveront les gens de toute possessions, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ».

Thomas Jefferson, 3e président des Etats-Unis, en 1802…

…….prémonitoire, non ?

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