Dix ans déjà que Robert Dun, de son vrai nom Maurice Martin, nous a quittés (1920 – 8 mars 2002)

PRÉSENT !

« Robert Dun, c’était un regard. Un regard visionnaire qui illuminait. Et derrière ce regard, c’était le timbre d’une voix légèrement chantante qui semblait parler de très loin comme pour annoncer un avenir très proche. Robert Dun était un de ces hommes très rares qui savent et qui peuvent allier l’Idée et l’Acte, le Théorique et l’Exemplaire, le Pensé et le Vécu. Dès l’après-guerre, il érigea avec Saint-Loup l’île intérieure de la survie spirituelle et identitaire, l’empire invisible de la métaphysique et de la renaissance païenne européenne. Toute une génération, la mienne, y redécouvrit les clés que la fée Mélusine y avait précipitamment cachées pendant le crépuscule des dieux. Ce sont les clés que Robert Dun et Saint-Loup nous apprirent alors à manier pour rouvrir ensemble les trésors de connaissance et de sagesse que la Bête tentait de détruire mais que Merlin, toujours en avance d’un stratagème, avait sauvé du pillage. Saint-Loup et Robert Dun, les deux sages d’un monde dont les racines remontent jusqu’à Thulé, nous permirent alors de déchiffrer les messages que les initiés d’un Ordre Noir, vieux comme la saga des Indo-Européens et jeunes comme le Sang nouveau des nouvelles générations, avaient enfoui sous les décombres phosphorisés de l’époque post-hitlérienne. Un nouveau maillon était désormais ancré, la chaîne des femmes et des hommes qui avaient fait le serment de veiller à la survie du Graal restait ininterrompue. Dans la lignée de Robert Dun et de Saint-Loup, il nous revient de faire passer le message à la minuit de l’Europe ; à nous de préparer les générations à venir au maintien de l’héritage bio culturel, condition sine qua non de la survie identitaire de l’homme blanc ou de sa disparition dans le magma informe du métissage ; à nous d’assumer la continuité culturelle de l’héritage prométhéen et faustien qui change sans jamais se transformer, dans la variété infinie des formes, aussi longtemps que l’ esprit qui le porte -c’est-à-dire le sang qui le véhicule- reste identique à lui même, inaltéré et inaltérable. »

Pierre Krebs

IN MEMORIAM

(rappelons que les éditions ACE viennent de rééditer sa Réponse à Bernard-Henri Lévy,  « L’Âme européenne  » )

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