En venant en ville ce matin en voiture, il suffit d’écouter France-Infos pendant 5 minutes pour, déjà, me mettre en rogne : mensonges, approximations, raccourcis, amalgames, oublis, telles sont les armes de choix des médias à la botte…

Ils parlent toujours d’ « un des derniers criminels de guerre nazis », âgé de 97 ans, repéré par le Centre Simon « l’acharné » Wiezenthal et mouchardé par un baveux anglais. C’était un flic, mais les plumitifs en font maintenant un « dignitaire » nazi, naturellement chargé de tous les vices, méchancetés et turpitudes, fouettant les femmes et leur faisant creuser des tranchées avec les dents, euh pardon, à mains nues…

Un peu dans le même registre, toujours au chapitre des heureslesplussombresdenotrhistoire, c’est la même logorrhée sur la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. Tout le monde s’affole de ce que, selon un sondage, une petite moitié seulement des moins de 35 ans sait ce qu’est cette rafle. Mais pas un mot sur le rôle qu’y a joué l’UGIF (Union Générale des Israëlites de France) … et pas un mot non plus de ce qu’elle était la conséquence d’un marchandage entre Pierre Laval et le général allemand Oberg : aucun Juif français ne sera interné ni déporté, à condition que la police française participe à l’arrestation des Juifs étrangers.

Et pour terminer, un petit tour au festival d’Avignon, où se joue notamment une pièce écrite par un Palestinien en Hébreu, « à portée de crachat ». Si j’ai bien compris le mec qui en parlait (le metteur en scène?), il s’agit d’un monologue traitant d’un personnage qui n’a rien d’autre à faire que cracher, cracher pour passer le temps, cracher pour affirmer son identité, cracher pour montrer sa rébellion: je ne sais pas si l’acteur crache sur scène mais les bruits de l’extrait le laissent à penser… du grand Art sans aucun doute, couronné par cette platitude exemplaire du laudateur-bobo : « un monologue réussi devient un dialogue avec l’humanité »…

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