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indo-européens

« Que l’européanité soit une réalité, cela se manifeste déjà au niveau primaire des sensations. Au contact de l’altérité se perçoit l’identité.

Mais l’européanité est attestée aussi par l’histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au-delà d’un art rupestre spécifique à toute l’Europe voici déjà 30 000 ans, au-delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n’y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l’un des peuples de l’ancien ‘espace carolingien, n’a pas été vécue également par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d’Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs. A cela on mesure une communauté de culture et de tradition que ne peuvent démentir les conflits inter-étatiques. Les poèmes épiques, la chevalerie, l’amour courtois, les libertés féodales, les croisades, l’émergence des villes, la révolution gothique, la Renaissance, la réforme et son contraire, l’expansion au-delà des mers, la naissance des États -nations, le baroque profane et religieux, la polyphonie musicale, les Lumières, le romantisme, l’univers faustien de la technique ou l’éveil des nationalités… En dépit d’une histoire souvent différente, les Slaves de Russie et des Balkans participent aussi de cette européanité. Oui, tous ces grands faits de culture sont communs aux Européens et à eux seuls, jalonnant la trame d’une civilisation aujourd’hui détruite. »

Dominique Venner. Histoire et tradition des Européens. Du Rocher.

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Dominique Venner, répondant à un de ses lecteurs de 21 ans qui, dans le dernier numéro de la NRH, lui demande : « Que faire ? »

« N’attendez pas de moi des recettes pour l’action. Attendez de moi que je dise Symmachorumqu’elle est la vocation de votre génération. Si vous éprouvez le désir d’une action politique, engagez-vous, mais en sachant que la politique a ses propres règles qui ne sont pas celles de l’éthique. Quelle que soit votre action, il est vital de cultiver en vous, chaque jour, ce qui doit devenir, par répétition, une foi indestructible. Une foi indestructible dans le devenir européen au-delà de la période présente. Je songe souvent au désespoir de Symmaque, appelé « le dernier Romain », l’un de nos ancêtres spirituels. J’ai évoqué ce personnage bien connu dans « Histoire et tradition des Européens ». Symmaque, grand aristocrate romain, vivait à la fin du IVe siècle, époque sinistre entre toutes. Il est mort en témoin désespéré de l’ancienne romanité. Il ignorait que l’esprit de la romanité, héritier lui même de l’hellénisme, renaîtrait par la suite sous des formes nouvelles. Il ignorait que l’âme européenne, autrement dit l’esprit de l’Iliade, est éternelle à l’échelle humaine (qui n’est pas celle de la physique astrale). Nous qui connaissons l’histoire sur quelques milliers d’années, nous savons ce que Symmaque ne savait pas. Nous savons qu’individuellement nous sommes mortels, mais que l’esprit de notre esprit est indestructible, comme celui de tous les grands peuples et de toutes les grandes civilisations. Pour les raisons que j’ai souvent expliquées (conséquences du Siècle de 1914), ce n’est pas seulement l’Europe de la puissance qui est en sommeil. C’est avant tout l’âme européenne qui est en dormition. Quand viendra le réveil ? Je l’ignore, mais de ce réveil je ne doute pas. L’esprit de l’Iliade est comme une rivière souterraine toujours renaissante et intarissable. Parce que cela est vrai, mais invisible, il faut se le répéter soir et matin. »

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happy birthday Tintin

P1« Le numéro du Petit Vingtième du 10 janvier 1929 publie les deux premières pages d’une histoire intitulée : Les Aventures de Tintin, reporter au pays des Soviets. Nous avons donc là le véritable acte de naissance de Tintin. A qui ou à quoi ressemble Tintin, à cette époque ? Déjà un peu au Tintin de la maturité : « un Riquet à la houppe dégourdi par le scoutisme » (Robert Poulet). Milou est là, aussi, dès le début. Milou semble sorti tout droit d’un album de Benjamin Rabier. Sa tête à des expressions humaines, et il parle. Du moins, il parle à Tintin, ou il se parle à lui même. (…)

Une fois retirées les invraisemblances inhérentes au genre, Tintin au pays des Soviets est une approche inégalée de la Russie soviétique des années vingt. Hergé s’est largement inspiré du témoignage authentique d’un ancien consul belge en Russie, qui vécut trente-cinq ans dans le pays, de 1891 à 1926 : Joseph Douillet, l’auteur de Moscou sans voiles.

Relu à la lumière de ce que l’on sait aujourd’hui du « socialisme réalisé », ce livre démontre que l’ancien diplomate avait parfaitement compris la nature réelle du régime. »

(Francis Bergeron. Qui suis-je ? Hergé. Editions Pardès.)

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NRH 64

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recreation

« Les auteurs de jadis commençaient sereinement leurs histoires à la naissance du héros. Ce procédé en vaut beaucoup d’autres, aujourd’hui de grand usage. Le petit Michel Croz était né dans les premières années de ce siècle, à quelques kilomètres du Rhône, dans un bourg dauphinois où son père venait d’acheter la charge de notaire. Entre sa mère, sa grand-mère, ses bonnes, ses deux sœurs cadettes et un grand curé, fantasque et jovial, qui le nourrissait de latin, il avait été un bambin, ni moins singulier ni plus banal que beaucoup d’autres sans doute. Il serait superflu en tout cas d’élucider ici ce minime problème. A treize ans, lorsqu’il fit son entrée au collège de Saint-Chély, un gros établissement religieux du Massif Central, Michel Croz avait renié aussitôt son enfance campagnarde, sans en devenir, pour autant, plus digne d’intérêt. Mais encore une fois, cela n’est pas notre propos.

Les êtres de quelque relief ont à l’ordinaire une seconde naissance. Elle peut être datée parfois aussi exactement que la première. Celle du jeune Michel Croz avait été assez longue et laborieuse. On peut avancer que le collège de Saint-Chély favorisait peu les maturations brusques et les coups de foudre spirituels. La vie y était demeurée parfaitement balzacienne, telle qu’elle est décrite dans Louis Lambert : le lever à cinq heures, la messe et dix heures de travail par jour, les parties obligatoires de boules à l’échasse dans les temps de repos, les sabots et les engelures durant six mois de l’année, les marches forcées de vingt kilomètres dans l’après midi du jeudi, l’inquisition permanente des préfets de division et des préfets de discipline, pour le physique comme pour le moral. Le nouveau Michel Croz commençait sans doute à se faire jour quand, durant sa classe de seconde, il avait créé le Sourire du Cloître, organe hebdomadaire et satirique, aux brillants collaborateurs, tué en plein essor à son cinquième numéro, par une oblique manœuvre de la Congrégation. Vers le même temps, Michel Croz avait entrepris la fabrication frénétique de drames médiévaux et de romans du XVIe siècle italien. Il en réservait la lecture, par copieux épisodes, à un public dont le vif appétit le chatouillait et l’enhardissait agréablement. Notre publiciste, toutefois, avait exclu soigneusement du cercle de ces lectures ceux de ses camarades qu’il estimait le plus. »

Les premières lignes du roman de Lucien Rebatet, « Les deux Etendards »,  un chef-d’œuvre de la littérature française du XXe siècle.

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Défilé_de_SA_devant_Hitler_Nuremberg_1927« Cent heures, me disait Pierre Raynaud, un journaliste français avec qui j’aime assez parler. Cent heures chez Hitler… C’est à peu près le temps que je vais passer en Allemagne, et dans ce peu de jours, que faire, sinon se laisser envahir par des impressions vives, variées, contradictoires même , sans avoir surtout la prétention de juger un pays d’après une si brève expérience ? Mais à regarder des images, on apprend parfois quelque chose. Ces petites villes, ces villages bavarois que traversent le train et l’automobile, ils sont posés, au milieu de paysages charmants et verts, comme des objets enfantins et comme des décors. Les toits pointus ou ronds, le croisillon brun des poutres visibles, les fleurs à toutes les fenêtres, c’est l’Allemagne chère aux romantiques qui nous accueille la première. Parfaitement propre, gracieuse comme un jouet de Nuremberg, médiévale et féodale, elle installe au long des routes le cadre ravissant de ses fêtes énormes dans un contraste qui pourrait surprendre. Dans les petites rues pavées de Nuremberg et de Bamberg au long des rivières et des canaux, auprès des cathédrales et des admirables statues de pierre, c’est l’ancienne Allemagne du Saint-Empire qui se marie avec le IIIe Reich. Ils ne me choquent pas, cependant, ces millions de drapeaux qui décorent les façades. Point d’affiches ici, comme en Italie. Seulement les drapeaux, les uns immenses, d’une hauteur de cinq étages, d’autres moins vastes, mais toujours au moins trois par fenêtre. Se représente-t-on ailleurs cette floraison ? Le drapeau devient une parure, si joyeuse sous ce ciel gris, qui s’allie au baroque attendrissant des sculptures, aux maisons anciennes et aux fleurs sur les balcons. Ce peuple aime les fleurs, on le sait du reste, et dans les garages, les ouvriers garnissent dévotement , chaque matin, le porte-bouquet des voitures. C’est même toujours cela qui a attiré les croyants du temps passé, les amoureux de la « bonne » Allemagne, la grosse Mme de Staël. Les fleurs n’empêchent point d’autres réalités plus menaçantes. »

Robert Brasillach. Les Sept couleurs. Livre de poche.

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CouverturesL’indispensable outil de réfutation des mythes qui alimentent la repentance.

Depuis un quart de siècle les connaissances que nous avons du passé de l’Afrique et de l’histoire coloniale ont fait de tels progrès que la plupart des dogmes sur lesquels reposait la culture dominante ont été renversés. Cependant, le monde médiatique et la classe politique demeurent enfermés dans leurs certitudes d’hier et dans un état des connaissances obsolète : postulat de la richesse de l’Europe fondée sur l’exploitation de ses colonies ; idée que la France devrait des réparations à l’Algérie alors qu’elle s’y est ruinée durant 130 ans ; affirmation de la seule culpabilité européenne dans le domaine de la traite des Noirs quand la réalité est qu’une partie de l’Afrique a vendu l’autre aux traitants ; croyance selon laquelle, en Afrique du Sud, les Noirs sont partout chez eux alors que, sur 1/3 du pays, les Blancs ont l’antériorité de la présence ; manipulation concernant le prétendu massacre d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961 etc. Le but de ce livre enrichi de nombreuses cartes en couleur, est de rendre accessible au plus large public le résultat de ces travaux universitaires novateurs qui réduisent à néant les 15 principaux mythes et mensonges qui nourrissent l’idéologie de la repentance.

Table des matières

Chapitre I – Nos ancêtres étaient-ils Africains ?
Chapitre II – Le « réchauffement climatique » est-il une menace pour l’Afrique Chapitre III – Les anciens Égyptiens étaient-ils des Noirs ?
Chapitre IV – La Grèce est-elle fille de l’Égypte ?
Chapitre V – Le Maghreb est-il arabe ?
Chapitre VI – Les ethnies africaines ont-elles été inventées par les Blancs ?
Chapitre VII – La Traite négrière fut-elle une « invention diabolique » de l’Europe ?
Chapitre VIII – Les Noirs sont-ils les premiers habitants de l’Afrique du Sud Chapitre IX – La colonisation est-elle de droite et l’anticolonialisme de gauche Chapitre X – L’Empire colonial a-t-il enrichi la France ?
Chapitre XI – L’Algérie fut-elle un boulet pour la France ?
Chapitre XII – Les Algériens se sont-ils unanimement dressés contre la France entre 1954 et 1962 ?
Chapitre XIII – Apartheid mérite-t-il d’être devenu un « mot-prison » ?
Chapitre XIV – Y eut-il un massacre d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris Chapitre XV – La France serait-elle complice du génocide du Rwanda ?

Pour commander

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vue-generale

« Pour moi, l’histoire de France me sert surtout à établir des espèces de diagnostics. Je sais bien qu’il a suffi de quelques grands hommes, à maintes reprises, pour changer le destin de ce pays. Mais je pense qu’aujourd’hui, ces grands hommes ne suffiraient plus, ou plus exactement, ces grands hommes sont devenus impossibles. Ils peuvent naître, les institutions françaises les condamneront à l’obscurité, les rejetteront de la politique. Les grands hommes sont les antitoxines, les réactions organiques d’un corps social. Je pense, en dernière analyse, que la France est un corps trop vieux. Elle a été la première à faire son unité : cela doit se chiffrer pour les nations comme la date de naissance des individus. Il est stupide de réclamer d’elle la vigueur, l’audace, l’instinct de conquête des pays jeunes. La France a encore certaines qualités, propres du reste aux vieilles gens, aux vieilles civilisations. Elle a le scepticisme, l’esprit d’analyse, un penchant au pessimisme gai. Elle a eu la veine de conserver ses archives, ses musées, ses cathédrales, sa capitale qui est un des coins les plus agréables du monde. Ses femmes sont toujours jolies, ses tables bien garnies, sa littérature ingénieuse et savoureuse. Si la France savait accepter sa décadence, renoncer aux entreprises et aux tartarinades qui ne sont plus de son âge, tout en se soignant contre les chaude-pisses sartriennes, picassiennes ou progressistes qui hâtent l’heure de sa décomposition, elle pourrait être encore charmante et tenir un rôle enviable dans cet univers de prédicateurs sanglants et de sauvages mécanisés. »

Lucien Rebatet (Rebatet/Cousteau. Dialogue de « vaincus ». Berg International)

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fascisme 3

« Les hommes de gauche, les intellectuels académisables nous avaient rétorqué la minceur doctrinale du fascisme. Mais je me rappelais ces propos vigoureux de Mussolini, dans un de ses premiers discours devant le Parlement, après sa victoire : « On nous a demandé des programmes, mais ce ne sont pas les programmes qui manquent en Italie, ce sont les hommes et la volonté pour les appliquer. Tous les problèmes de la vie italienne, sans exception, ont été résolus sur le papier, mais la volonté de les réaliser par les faits a manqué. » Saoulé par les théoriciens stériles qui se chamaillent autour des plans de leur république idéale, c’était là le langage que j’entendais le mieux. L’empirisme de Mussolini lui avait permis en douze ans de placer l’Italie anarchique, paresseuse, retardataire au rang des grands États modernes, dotée de puissantes industries, d’une agriculture en plein essor, d’une administration rajeunie et obéie.

Le Duce avait toujours professé des idées saines, réalistes. Par sa bouche, le fascisme s’opposait à la lutte des classes, fondait les classes sociales en une seule réalité économique et morale. Il optait pour la qualité contre la quantité, il refoulait le dogme démocratique qui assimilait le peuple au plus grand nombre d’individus et le rabaissait à ce niveau. Au lieu de berner l’électeur par l’octroi de droits illusoires, il l’aidait à accomplir un devoir. Il disait que la liberté abstraite n’existait pas, mais qu’il fallait conserver des libertés précieuses. Il affirmait l’inégalité irrémédiable, mais bienfaisante et féconde, des hommes qui ne peuvent devenir égaux par un fait mécanique et extrinsèque tel que le suffrage universel. Le fascisme surtout restaurait, exaltait le civisme en persuadant le plus simple travailleur qu’il œuvrait à la prospérité et à la grandeur de la nation indivisible. »

Lucien Rebatet. Les Mémoires d’un Fasciste. II. Pauvert

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« Le goût du passé ne s’acquiert pas. L’enfant le possède, qui est triste à sept ans d’avoir atteint ce qu’on nomme autour de lui l’âge de raison, qui ne veut pas grandir, qui veut retenir autour de lui un monde fuyant et beau, ses jouets, sa mère jeune. Elle le possède la petite fille, qui sait que demain ses poupées ne seront plus qu’un assemblage de bois, d’étoupe et de porcelaine. Peut-être même, contrairement à l’opinion commune, le temps qui fuit est-il plus sensible à l’adolescent qui regrette à vingt ans sa dix-huitième année, au jeune homme de vingt-cinq ans qui se penche, avec un coup au cœur, sur sa propre jeunesse, qu’à l’homme mûr installé dans sa vie solide, et possesseur du temps présent. On me l’a dit. Je crois plutôt que le sens du passé naît en même temps que certains êtres, et que d’autres ne le connaîtront jamais que sous la forme d’une nostalgie banale et fugace.

Il est des époques de l’existence pourtant, où le passé, même le plus voisin, constitue un abri tellement profond que le reste de l’univers semble avoir disparu. Si je me retourne vers lui en ce moment, c’est que j’ai, pour quelques mois, l’impression que ce passé forme un tout désormais descendu, quoi qu’il arrive, dans l’irrévocable. »

Robert Brasillach. Notre avant-guerre. Livre de Poche.

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