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NRH 65

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Robert Dun, de son vrai nom Maurice Martin (1920 – 8 mars 2002)

 Robert Dun-

Robert Dun ….. Présent !

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09

« Il y avait « soir » sur l’Oelberg, « soir » sur la dernière hauteur qui domine les pays du Rhin.
Une société de femmes avait élu ce suprême lieu rocheux pour but de sa nombreuse et chaleureuse ascension. Toutes réunies, elles n’étaient certainement pas moins de cent.
… Sur ce sommet pierreux de la montagne, elles faisaient joyeuse compagnie, tous âges mêlés, vieilles et jeunes côte à côte, récitant des poèmes et chantant des chansons. Dans l’un de ces lieder, revenaient les mots de Souabe et de Bavière. Quand Souabe était prononcé, des femmes se levaient ; quand Bavière était prononcé, d’autres se levaient. Elles disaient que la vie est un trésor, que la vie est une joie. Elles étaient manifestement animées de tout un immense amour pour leur grand paysage, le paysage et son histoire, l’histoire et son idéal.
Elles avaient quitté leur ménage, avaient laissé maris et enfants, étaient venues s’ébattre toutes ensemble sur la hauteur de l’Oelberg. Et elles se nourrissaient là du gâteau des légendes.
Deux d’entre elles étaient appuyées contre le plus haut rocher, dernière aiguille du mont, et n’avaient pas peur de faire retentir l’air d’un chant de la plus pure poésie.
En bas… les forêts, les plaines.
Soudain, le Rhin, au loin, sous le rayon du couchant, devint comme une coulée de feu.
Elles l’aperçurent. Alors toutes se levèrent, toutes d’un seul élan, sans consultation et sans retard, et toutes les poitrines s’ouvrirent, et le même chant ému et fort commença :
Or du soleil du soir,
Combien tu es la beauté même…
L’une, tout en chantant, dans un geste rituel, tenait la main étendue vers le feu lointain. Le Rhin devait être bien heureux, lui qui perçoit toute chose en sa vallée, de recueillir des hauteurs de l’ Oelberg, ce chœur des femmes germaniques, s’élevant du génie de la race, pour le célébrer, toujours… »

Alphonse de Chateaubriant. La gerbe des forces. Deterna.

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« Clovis n’a nullement « fondé » la France ; il a seulement effacé son nom originel de Gaule pour lui substituer celui de sa tribu après l’avoir volée aux Gaulois, tout comme César l’avait fait cinq siècles avant lui. Et même il a fait pire : il l’a revendue en partie au Vatican, en échange de l’appui politique des évêques, pour enchaîner durablement les Gaulois, tant par l’âme que par le corps.

Le « baptême de Clovis » ne fut rien d’autre qu’une mascarade politicienne recouvrant de sombres trafics d’influence dont notre peuple fit les frais. Car dès après sa victoire de Soissons, Clovis ne songea plus qu’à asservir le reste des Gaules, non sans éliminer ses concurrents germaniques. Pour se ménager les faveurs de l’Église, partout solidement implantée dans tous les territoires qu’il convoitait, il épousa Clotilde, fille de Chilpéric, roi des Burgondes, qui avait été assassiné par son frère Gondebaud. Convertie au catholicisme, Clotilde était enfermée dans un couvent de Genève lorsque Clovis la demanda en mariage. On a raconté aux enfants des écoles que la très pieuse Clotilde avait su convertir Clovis au christianisme, ce qui est à l’évidence un double mensonge. Clovis l’avait choisie pour épouse, probablement sans l’avoir jamais vue, afin d’offrir un gage de bonne volonté à l’Église dont il recherchait le soutien. Voulant soumettre toute la Gaule, Clovis ne pouvait ignorer qu’il n’y parviendrait pas sans de rudes et incertaines batailles. Il comprit, ou on lui souffla, que ce serait beaucoup plus facile si le quadrillage catholique du pays favorisait ses entreprises. Et c’est effectivement ce qui se passa après qu’il eut accepté de se faire baptiser, petite comédie « médiatique » qui ne l’engageait à rien et dont il se soucia comme d’une guigne, demeurant païen jusqu’à sa mort. »

Pierre Lance. Alésia. Un choc de civilisations. Presses de Valmy.

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« Par le fait, dans cette époque de transition, si elle ne génère pas une période de ruine totale, il n’existe qu’un péché qui puisse être actuellement commis contre toute l’humanité et ses descendants, et c’est le falsification de l’histoire. »

Hans Grimm

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