Volkisch« Il fallait vraiment que le christianisme corresponde à un plan précis pour qu’il connaisse une telle extension. S’il n’avait été que le fruit de la révolte d’un fils de charpentier, il aurait été confiné dans le désert et le soleil aurait fini par le dessécher. Le christianisme naissant prit fin à la mort de Jésus pour autant que celui-ci ait véritablement existé mais d’autres disciples, se servant de lui comme d’un prétexte, prirent en main la nouvelle religion. Elle se propagea alors comme un foyer infectieux qui ne connaît ni frontière ni barrière. A l’époque il n’y avait guère que la force alliée à l’intelligence pour s’imposer et se maintenir. Ne possédant que la faiblesse et la ruse et armée de ses seules légions de mendiants, la chrétienté, rêvant d’un pouvoir sans partage, inventa des mots. Puis, ces mots se propagèrent car des millions de bouches affamées les prononcèrent, en donnant l’assaut à toutes les aristocraties et à une race, dont la créativité et la joie faisaient le ressentiment des autres. L’église accoucha de concepts qui n’avaient de réalité que celle que ses fous voulurent leur donner. La force devint une faiblesse et toutes les faiblesses furent élevées au rang de vertus. Les gémissements et les plaintes enfantèrent l’égalité, la compassion, le pardon et l’humilité. On louait ceux qui en usaient alors que leur propre nature ne leur permettait pas, de toute façon, d’agir autrement. Toutes ces valeurs pouvaient incarner la force quand elles constituaient le choix des forts mais elles n’étaient que faiblesse quand elles n’étaient que l’obligation des faibles ! L’homme devenait un coupable éternel qui ne pouvait se racheter qu’en brimant ses instincts et en suivant des préceptes que le créateur lui-même avait accouché. Au début, l’homme blanc ne vit pas les tenants et les aboutissants car chacun pensait pouvoir tirer son épingle du jeu, mais déjà son âme ne lui appartenait plus. L’église rongeait le pouvoir et la vitalité comme la gangrène s’acharne sur une jambe malade. Chaque jour, elle semait la graine du désaccord, rendant l’homme de plus en plus faible et dépendant. Personne ne comprit qu’il ne s’agissait pas d’une lutte de pouvoir comme les autres. La chrétienté n’avait que faire du corps, elle s’attaquait aux instincts et à l’âme. Tout le reste lui serait dû une fois qu’elle les aurait vaincus. Petit à petit elle devint tellement puissante qu’elle en vint à tout réguler. Elle était la pensée du pouvoir temporel et l’essence du pouvoir spirituel. Plus rien, du plus anodin au plus crucial, ne se faisait sans elle. Chacun devait la reconnaître et se soumettre s’il ne voulait encourir l’ostracisme. L’église avait gagné ! Elle était la maîtresse de toute une race, qui trompée, s’accommodait à grand coup de mixtures et de cuisine de la nouvelle religion. Enfin l’homme blanc connaissait la peur et il n’osa, par crainte que son âme soit emportée, combattre cette invasion au fil,de l’épée. Il avait rendu les armes et ses pensées et son corps ne lui appartenaient plus. La force brimée soufflait sur les braises des bûchers pour que périssent vingt millions d’hérétiques. Les rois avaient troqué leurs couronnes d’or richement ornées pour des couronnes d’épines et leurs sceptres n’étaient plus qu’un sabre qui ôtaient la vie à des frères de sang, sous le regard satisfait d’un dieu unique qui voyait son empire s’agrandir outrageusement. L’homme n’était plus le fils de la nature mais l’enfant d’un dieu incréé qui confisquait dans sa main le sacré. Les lois de l’éternel recommencement ne le concernait plus car les faibles ne pouvaient s’y soumettre sans risque d’y périr. Soumis à aucune autre loi que les siennes propres car il en était l’essence, la légitimité de ce nouveau juge ne serait jamais remise en cause. Enfin le faible prenait une revanche sanglante et s’asseyait sur le trône des empereurs. »

L’Ami. Mon sang m’a dit. Les Amis de la Culture Européenne.

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