paien

« (…) il ne faut pas oublier Martin, l’un des plus grands destructeurs de la religion de nos Ancêtres, dont la valeur métaphysique est pourtant à cent lieues au dessus des croyances importées de l’Orient. Ce Martin, ex-officier de cavalerie romaine, sévira en Gaule au IVe siècle. Partout où passera ce légionnaire, les temples dits « païens » seront détruits, et le peuple subira le zèle fanatique du romain qui, pour assurer le triomphe du culte étranger, n’hésitera pas à faire siennes les méthodes et conseils de ses ascendants si bien explicités au Deutéronome, Chapitre XII :

« Vous détruirez de fond en comble tous les lieux où les nations étrangères servent leurs dieux, nations que vous aurez réduites à merci : leurs dieux sur toutes les montagnes élevées, au sommet des collines et sous tout arbre vert vous démolirez leurs autels : vous briserez leurs pierres levées et leurs colonnes de bois consacrées ; vous les consumerez par le feu, et les statues de leurs dieux vous les casserez et vous exterminerez leur nom de cet endroit-la. »

Voilà donc vers qui vont encore de nos jours les dévotions d’un peuple déstabilisé par un terrorisme cultuel, à qui l’on a substitué des personnages réels ou fictifs à ses habitudes ancestrales. On peut dès lors, constater les effets d’un conditionnement fondé sur l’exclusion, la peur dans cette vie, et l’imagerie d’un au-delà perturbant et incertain. »

Arzh Bro Naoned. Pierres et eaux. Trédaniel.

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