pillages

« Aujourd’hui […] les progrès dus au développement de la science et des techniques modernes ont créé un déséquilibre exorbitant entre les peuples de race blanche, qui disposent de ressources illimitées et d’une abondance extraordinaire de biens, et les autres dont certains émergent à peine des conditions matérielles de la vie primitive.

La vie facile des uns, la confiance sans limites qu’ils placent dans leur puissance matérielle, leur font négliger les vertus qui font les peuples forts. Pour les autres, le désir de s’emparer des biens des peuples riches s’accroît depuis qu’ils les apprécient mieux. Ce déséquilibre qui s’accentue avec le temps crée aujourd’hui comme autrefois un climat de guerre permanent. Les peuples déshérités savent que c’est seulement par la guerre qu’ils pourront s’emparer des biens des peuples nantis, ou encore disposer librement des leurs. Il est donc facile pour la subversion d’utiliser ces sentiments, de les exacerber pour les employer à son profit.

Révolutions et guerres forment la trame de l’histoire des peuples ; les autres événements n’en sont que les conséquences ou le prélude. Elles ont une caractéristique commune, elles font disparaître les classes usées de la tête des nations et les peuples affaiblis de la surface de la terre. C’est une loi vieille comme le monde. Aujourd’hui comme autrefois, si nous voulons rester des hommes libres, il serait dangereux de l’oublier. »

Colonel Roger Trinquier. La Guerre. Albin Michel.

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