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Ravachol

François Claudius Koëningstein, dit « Ravachol » est né le 14 octobre 1859.

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Jules Joseph Bonnot est né le 14 octobre 1876

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Marcel Aymé, dont Antoine Blondin disait « Sa fréquentation vous améliorait », est mort le 14 octobre 1967. C’est « La Table-aux-Crevés » qui le fit connaître.

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« La cuisine était propre. Au milieu, l’Aurélie pendait à une grosse ficelle, accrochée par le cou. De grand matin, courbée sur son cuveau, elle avait entrepris de buander le linge. Au soir, elle avait eu envie de mourir, tout d’un coup, comme on a soif. L’envie l’avait prise au jardin, pendant qu’elle arrachait les poireaux pour la soupe. Du pied heurtant une motte de terre, l’Aurélie était tombée à plat ventre dans le carré de poireaux. Et la terre lui avait paru molle comme édredon, si douce à son grand corps séché de fatigue, qu’elle était restée un bon moment, le nez dans le terreau, à prier la Sainte Vierge. En se relevant l’Aurélie avait regardé l’air sec d’avril, d’un bleu si dur dans les lointains. Alors, elle avait baissé la tête et reposé ses yeux sur le coin du jardin où la haie vive faisait une ombre fraîche. »

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Werner Graul« La haine des « nuques roides » habitait les gens d’Église et Nietzsche n’invente rien en affirmant que le christianisme s’est attaqué à tous les êtres de bonne venue. Le conflit était omniprésent. Le christianisme enseignait le pardon des injures ; mais le sentiment populaire européen faisait de la vengeance un devoir d’honneur, surtout dans la noblesse. La devise des chevaliers errants, redresseurs de torts, disait : « Doux envers les humbles, fier envers les forts ». Une telle devise ne pouvait manquer de hérisser le clergé pour qui toute fierté était coupable. La beauté aussi était haïe. De belle et bienfaisante (bella donna) qu’elle était, la sorcière (sourcière) devient, à partir du onzième siècle, vieille, hideuse et jeteuse de sorts. La carabacen, servante du druide, devient la fée Carabosse.

Abélard châtré pour avoir prêché la beauté et la noblesse de l’amour charnel, des centaines de milliers de femmes brûlées pour crime de séduction, parce qu’un moine refoulé les accusait de les avoir ensorcelé, la fierté traquée comme le pire des vices, telle fut la sélection à rebours pratiquée du onzième au dix-neuvième siècle par l’Église. Voltaire évaluait à quinze millions le nombre de victimes de l’Inquisition du onzième siècle jusqu’à son temps et dans la seule Europe. Il est impossible d’être précis mais quand on prend la peine d’y regarder de près, le chiffre cesse de paraître invraisemblable. Et la dernière malheureuse victime de cette folie fut une fillette de quinze ans, décapitée à la hache à Braunschweig en 1854 pour commerce sexuel avec le diable.

Il nous semble juste d’ajouter que si un tel cortège d’horreurs fut possible aux gens d’Église, c’est parce qu’ils bénéficièrent de la haine des faibles et des tarés de toutes sortes envers la fierté, la liberté, la beauté et la richesse. »

Robert Dun. Les confidences d’un Loup-Garou. ACE

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nietzsche

« Nietzsche est un messager de Grande Santé. Il enseigne à la fois la lucidité la plus totale, donc la plus cruelle, et le chemin qui conduit au-delà de cette dangereuse et permanente tentation, pour l’homme lucide, qu’est le nihilisme. Au-delà du nihilisme, l’espérance que porte en lui Zarathoustra. Espérance révolutionnaire, puisqu’il s’agit d’inscrire de nouvelles valeurs, après la mort du Dieu biblique. En cela, le nietzschéen est directement concerné par la mise en garde qu’adresse l’ermite de la forêt à Zarathoustra descendant de sa montagne : « Veux-tu porter aujourd’hui ton feu dans la vallée ? Ne redoutes-tu pas le châtiment de l’incendiaire ? » Je viens de citer un passage d’Ainsi parlait Zarathoustra (…) C’est un maître-livre car il enseigne le contraire des « religions du Livre » qui prétendent toutes apporter la Vérité, la seule, à travers un texte -la Bible, le Coran- censé fournir réponse à toutes questions, ce qui débouche inévitablement sur le catéchisme définissant le Bien et le Mal. Ainsi parlait Zarathoustra est, tout au contraire, un appel à la liberté, à la responsabilité. Zarathoustra dit à ceux qui l’entendent : « On récompense mal un maître en restant toujours un élève (…). maintenant je vous invite à me perdre et à vous trouver ». Un tel livre fait luire en nous le « soleil doré entouré du serpent de la connaissance ». Il est en effet, selon la belle formule du psychologue Carl-Gustav Jung, « une éruption volcanique de matériel archétypique ». Autrement dit le surgissement de très anciens points de repère enfouis dans l’inconscient collectif des peuples européens. »

Pierre Vial. Une terre, un peuple. Éditions Terre et Peuple.

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« Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme…

Sans compter que les « Français de souche » (FDS), matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’Homme, de « l’accueil à l’ autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel, comportemental et biologique, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique « charité chrétienne », n’auront plus d’autres ressources que de baisser la tête et les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.

Ne désespérons tout de même pas !  Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des « isolats », de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français – et pas nécessairement tous de race blanche – qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Mais cela ne leur sera pas facile. Face aux différentes « communautés » que l’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive puisque c’est nous qu’on intègre à « l’autre » à présent et non le contraire !) et qui, en 2050, seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte d’une communauté de la pérennité française.

Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne et catholique, avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore (ce dont nous doutons sérieusement). Mais cela ne plaira pas. Le clash surviendra à un moment ou à un autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés.

Et ensuite ?   Ensuite la France (ou plutôt ce qu’il en restera !) ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des « bernard-l’ermite » qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait le « peuple français ». Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat. C’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr…

Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’ « éternelle » qui révulse les bonnes consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. .

Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces intellectuels qui, jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française. Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes.

Je sens poindre le mot « renégat », mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République.

Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini mais sans jamais faire référence à la France. Or, la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie (idéologie avec un grand « I »), l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde.

Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui, sous des dehors bon enfant, éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune française issue de l’immigration, ce jour-là, la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… ».

Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie » (Président Boumediene, mars 1974). Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse :

« Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée ».

Jean Raspail

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Le Chevalier, la Mort et le Diable… Admirable estampe gravée par Dürer en 1513, voici donc exactement cinq cents ans. L’artiste génial, qui exécuta par ailleurs sur commande tant d’œuvres édifiantes, fait preuve ici d’une liberté confondante et audacieusement provocatrice…

En ce temps-là, il ne faisait pas bon ironiser sur la Mort et le Diable, terreur des braves gens et des autres, entretenue par ceux qui en tiraient profit. Mais lui, le solitaire Chevalier de Dürer, ironique sourire aux lèvres, il continue de chevaucher, indifférent et calme.

Au personnage du Diable, il n’accorde pas un regard. Pourtant, cet épouvantail est réputé redoutable. Terreur de l’époque, comme le rappellent tant de Danses macabres et de rachats d’Indulgences pour les siècles de purgatoire, le Diable est en embuscade. Il se saisit des trépassés pour les jeter dans les brasiers de l’Enfer. Le Chevalier s’en moque et dédaigne ce spectre que Dürer a voulu ridicule.

La Mort, elle, le Chevalier la connaît. Il sait bien qu’elle est au bout du chemin. Et alors ? Que peut-elle sur lui, malgré son sablier brandit pour rappeler l’écoulement inexorable de la vie ?

Éternisé par l’estampe, le Chevalier vivra à tout jamais dans notre imaginaire au-delà du temps. Solitaire, au pas ferme de son destrier, l’épée au côté, le plus célèbre insoumis de l’art occidental chevauche parmi les bois sauvages et nos pensées vers son destin, sans peur ni imploration. Incarnation d’une figure éternelle en cette partie du monde appelée Europe[1].

L’image du stoïque chevalier m’a souvent accompagné dans mes révoltes. Il est vrai que je suis un cœur rebelle et que je n’ai pas cessé de m’insurger contre la laideur envahissante, contre la bassesse promue en vertu et contre les mensonges élevés au rang de vérités. Je n’ai pas cessé de m’insurger contre ceux qui, sous nos yeux, ont voulu la mort de l’Europe, notre civilisation millénaire, sans laquelle je ne serais rien.

(Dominique Venner)

Notes

  1. Un insoumis du XXe siècle, l’écrivain Jean Cau, lui a consacré l’un de ses plus beaux essais, Le Chevalier, la Mort et le Diable, publié aux Éditions de la Table Ronde en 1977. Face à la Mort, il imagine ces mots dans la bouche du Chevalier : « J’ai été rêvé et tu ne peux rien contre le rêve des hommes ».

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« La logique de l’État-nation est une logique fermée, centralisatrice, fondée sur une souveraineté unitaire et indivisible, qui ne fait aucune différence entre citoyenneté et nationalité. Le jacobinisme en représente l’une des formes les plus typiques (…). Il y a dans l’État-nation, une forte dimension relevant de l’individuo-universalisme. Le fédéraliste et régionaliste Frédéric Amouretti mettait déjà en garde en 1900 contre ceux qui font profession de « louer l’uniformité au nom du patriotisme », y voyant une justification indirecte de l’ »uniformité internationale ». La logique de l’Empire est au contraire une logique ouverte, fondée sur la souveraineté partagée, qui attribue une large autonomie à ses différentes composantes. L’unité, dans cette perspective, ne se paie pas du prix de la suppression des différences ; l’intégration ne se ramène pas à l’assimilation. Ce sont ces principes que l’on trouve historiquement incarnés dans l’Empire romain, l’Empire Byzantin, le Saint-Empire romain germanique, l’empire des Hohenstaufen et celui des Habsbourg, voire l’Empire ottoman (avec le système du « millet », relatif aux minorités religieuses autonomes protégées) mais certainement pas dans les impérialismes modernes, qui ne sont que des nationalismes agrandis, infatués d’eux-mêmes. Dans le fédéralisme moderne, il n’y a évidemment plus d’empereur, mais c’est quand même du modèle impérial que l’on est le plus proche, et non du modèle stato-national. La construction politique se fait à partir de la base, non à partir du haut. Il y a à mon sens une très forte cohérence logique entre le fédéralisme, le principe de subsidiarité, le localisme, la défense des régionalismes et des autonomismes, les perspectives d’économie autocentrée et relocalisée, et aussi la démocratie participative (ou démocratie de base) comme meilleure façon de suppléer aux défauts de la démocratie représentative parlementaire. Drieu La Rochelle disait en 1922, dans « Mesure de la France », que l’Europe se fédérera, ou elle se dévorera, ou elle sera dévorée ». C’est également mon avis. »

Alain de Benoist. Mémoire vive . Éditions de Fallois.

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