spiraleDans « la Compagnie de la Grande Ourse », l’auteur, Saint Gall, a écrit cette phrase qui chante et résonne encore en moi comme si la réappropriation qu’il propose était l’acte le plus important qui soit à poser aujourd’hui.

« La plupart des opérations consistaient à se réapproprier le Grand Pays de façon spirituelle et physique, en l’arpentant pour le reconnaître et apprendre à l’aimer dans sa chair, en laissant partout pour marquer cette reconquête des signes aussi tangibles que des drapeaux ou des dessins au pochoir. »

Il s’agit de poser un acte de réappropriation (symbolique ou non), validé par un signe. L’acte pouvant être le signe lui même, à chacun de faire preuve d’imagination (ou pas). Sans dégrader ou salir, sans provoquer surtout (pas de croix gammée, pas d’insulte…), à la craie, à la peinture, aux crayons de couleur, avec des cailloux ou des branchages… et je rêve de tomber sur de tels signes au détour de mes promenades/déplacements (je verrai bien une spirale, par exemple, en raison de son symbolisme et de son « antiquité ») dans les endroits  les plus ordinaires comme les plus improbables; croiser ainsi le chemin d’un de mes frères ou de mes sœurs en réappropriation !

Les exemples de réappropriation où laisser le signe sont nombreux :
o se réapproprier ses dieux (églises, mosquées, synagogues)
o son imaginaire (cinéma, théâtres)
o sa culture, son Histoire (écoles, lycées, facs, musées, expos, au pied des mégalithes)
o sa liberté (prisons, palais de justice)
o son pouvoir (Parlement,mairies, préfectures, conseil régional/général)
o son esprit critique (journaux, télés)
o ses droits (tribunaux)
etc.
À nous tous de jouer maintenant …

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