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Communauté est un « terme qui sert aujourd’hui à définir un ensemble organique (comme un clan ou une tribu) que l’uniformité sociale voudrait voir définitivement mort. La Communauté représente le lieu ou la personne, en se formant et en se développant, acquiert et renforce sa conscience politique (de Polis) et conserve des racines solides dans son humus spécifique. Mais attention aux faux modèles : un ghetto n’est pas une communauté mais une prison commune. Un petit parti ou un petit mouvement n’est pas une communauté, mais une entreprise ruineuse. Une bande urbaine est bien une communauté, mais antipolitique. Souvent on qualifie donc de communauté ce qui n’est qu’un groupe. Pour qu’une Communauté puisse se définir comme telle, elle doit être fortement caractérisée et, en même temps, consciente d’un destin commun, qui atténue les rivalités avec les groupes voisins, puisque ce n’est pas le plan horizontal, mais le plan vertical, qui la caractérise. Et, dans la verticalité, il y a l’idée des Lares, qui fait de la Communauté une fenêtre constamment ouverte sur le passé, aussi bien que sur l’avenir. »

(Gabriele Adinolfi. Pensées corsaires.)

feuDocument numérisé« Avec Prométhée, nous sommes lignée des Dieux
Terre, Olympe merveilleux.
Avec Alexandre, nous sommes Grèce conquérante
Et Sparte et sa rigueur.
Avec Scipion nous sommes Rome triomphante
Et ses légions et sa grandeur.
Avec Paracelse, nous sommes païens irrespectueux
Maîtres des sciences, Maîtres du Feu
Nous sommes toute la vertu, toute la sagesse
Nous sommes l’héritage du Sang, le courage du Cœur
L’audace de l’Esprit, la fierté de l’Honneur
Nous sommes toute la Santé, toute la Jeunesse
Nous sommes aussi le Rire
Rire joyeux, Rire libre, Rire éclatant
Rire qui éclabousse de couleur
Le cortège des heures sombres
Rire Beauté, Rire Soleil, Rire Enfant
Rire mépris du danger, Rire insolent
Rire moqueur aux faussaires du monde
Rire Amour de la Vie

Nous sommes le Rire des Hommes »

(Maurice Rollet)

Yoga-au-bord-du-Gange-Rishikesh

« Cultivez l’émerveillement. Ne cessez jamais d’admirer la beauté, l’harmonie du monde… Fuyez l’insensibilité, ne soyez jamais blasés, satisfaits ou repus. »

(Frédéric Lenoir. L’Ame du Monde.)

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indo-européens

« La lutte pour les « patries charnelles » ne relève pas de la frigide rationalité, mais de la passion, de la volonté et du rêve de quelques hommes, à la fois activistes et poètes, qui ont la nostalgie d’un devenir identitaire. Comme tous les poètes, ces hommes sont des rebelles. Ils refusent le carcan des géométries abstraites qui séparent arbitrairement des communautés de culture et de destin. Ils contestent la loi imposée du dehors et participent au mot d’ordre du Sinn Fein, lequel signifie « nous-mêmes ». Rebelles, ils s’insurgent contres les humiliations imposées par les États modernes négateurs des identités, méprisant des anciennes allégeances et suspicieux à l’égard de la permanence des différences. Poètes fraternels, porteurs de la « longue mémoire », ils s’insurgent contre l’amnésie imposée et se lèvent au nom de peuples qui ne se souviennent plus très bien et chez lesquels, dans le secret d’une langue partagée, ils réveillent des rêves anciens et des rites perdus, parfois plus que millénaires.[…] Chez Saint-Loup, l’apologie des « patries charnelles » est inséparable d’une vision païenne de l’histoire et du vivant. Pour lui, les peuples participent au « chant de la terre » et portent en eux leur propre transcendance. »

Jean-Jacques Mourreau. Rencontres avec Saint-Loup.

En guise d’hommage aux combattants de 14/18 :

 petits_soldats
« C’était une grande année de fruits, nos guêpes en étaient folles et les frelons bourdonnaient à l’horizon; rien ne commandait de surseoir aux confitures. Le soin des reines-claudes ne saurait offenser la gravité de nos lendemains ni la dignité de nos angoisses. Il apparut tout de suite au contraire que renoncer aux confitures, mettre bas la louche pour se livrer aux soupirs et aux larmes, c’eût été comme un premier recul devant l’ennemi, une trahison de l’intendance. Il était bien connu et d’immémoriale expérience que la guerre donne faim et que le sucre allait manquer. Il n’y aurait plus désormais ni insignifiantes besognes ni médiocres devoirs. On s’arrangerait pour que l’ordinaire de l’existence fut paré de couleurs héroïques et nous comprenions déjà, nous les enfants, qu’il faudrait quand même se farcir les devoirs de vacances, et s’entendre dire que c’était pour la patrie. Aussi bien quelque vingt-cinq ans plus tard nos enfants ont-ils dû se l’entendre dire, avec un peu moins de conviction, peut-être.
Selon les chroniqueurs de l’époque, dès que fut placardé le texte impératif en caractères Didot sommé de ses petits drapeaux en sautoir, toutes les chicanes de famille et querelles de clocher furent aussitôt ramassées comme un jeu de cartes indécent et jetées dans un tiroir jusqu’à la paix revenue. Ils avaient au moins le devoir de nous le dire et c’était quand même un peu vrai. C’est le côté apaisant des grands drames qui étouffent les petits. Encore faut-il avoir le sens du drame et de ce côté-là dans la famille nous étions assez doués. Il se manifestait tout naturellement dans les petits conflits du quotidien domestique, affectif, caractériel et scolaire mais nous cultivions en commun, avec plus ou moins d’acuité selon les circonstances, l’amour de la patrie comme un sentiment dramatique, obligatoire et satisfaisant. La condition française appartenait à nos raisons de vivre et il n’était pas concevable qu’aucun de nous mît en doute
l’excellence et la nécessité. Restait que chacun de nous bien sûr l’aimait à sa façon, également aimable et sous des couleurs différentes sinon inconciliables. »

(Jacques Perret. Raisons de famille, Gallimard,)

(à visiter : http://jacquesperret.blogspot.fr/ )
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adoubement

« Tu te dois d’être sain, tu te dois d’être fort,
Être dans tout domaine avide de savoir
Sans dogme et sans tabou, tout connaître et tout voir
Et toujours au plus loin poursuivre ton effort.

Tu dois obéissance à tes chefs, à nos lois
Tu dois être fidèle à ton clan, à tes frères
Partager avec eux joies et peines entières
Pour eux au sacrifice pousser ton don de toi.

Tu dois autour de toi être exemple toujours
Enseigner, éduquer, sans mépris, sans faiblesse
Honnête et généreux, servir sans bassesse
Ceux qui sont de ton monde et partagent tes jours.

Sois brave, sois loyal, et méprise la peur
Même si au combat, ton passage est trop bref
Aie toujours l’ambition, aussi l’orgueil d’un chef
Pour ton sang, pour ton clan, ne vis que dans l’Honneur. »

Maurice Rollet

kernunnos

« La plupart des problèmes du monde actuel proviennent des idéologies monothéistes, répandues par des prophètes qui se croient ou se disent inspirés, et prétendent détenir la vérité. Ceci est évidemment une absurdité car la vérité n’est pas une. La réalité du monde est multiple et insaisissable. Seuls ceux qui sauront se libérer des monothéismes, des dogmatismes, des croyances aveugles, du christianisme, de l’islam, du marxisme pourront se rapprocher de la multiplicité du divin, remettre l’homme à sa place dans la Création et trouver la voie de la tolérance, de l’amour, ainsi que de l’amitié des bêtes, des hommes et des dieux. »

(Alain Daniélou. Le chemin du labyrinthe.)

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solidarite« L’un des legs de la pensée grecque est que tout ce qui existe se compose d’un et de plusieurs. Le recours au fédéralisme résout le problème, sur lequel je me suis maintes fois penché, de l’articulation de l’Un et du Multiple -problème qui possède une dimension philosophique et théologique tout autant que politique et sociologique. Fondé sur le principe de subsidiarité, le fédéralisme est le seul système qui concilie la nécessaire unité de décision à la tête avec le respect de la diversité à la base. Il permet de se prémunir à la fois contre l’anarchie et contre le despotisme, de sortir de l’alternative entre l’extension sans bornes du pouvoir central et la dissolution sans fin d’une société uniquement composée de monades ou d’atomes individuels, de trouver une troisième voie entre le totalitarisme oppresseur et le libéralisme antisocial. C’est un système holiste, puisqu’il conçoit le tout comme plus que la simple somme de ses parties, mais c’est en même temps un système antiréductionniste, puisqu’il préserve la multiplicité et le « polythéisme des valeurs ». le principe de subsidiarité, dit aussi principe de suppléance ou de compétence suffisante, que l’on retrouve aussi bien chez Tocqueville que chez Proudhon, diffère profondément de la simple décentralisation en ce qu’il ne s’agit nullement d’une simple délégation de pouvoir. C’est un principe d’autonomie en ce qu’il postule que chaque sphère de la société, de la plus petite à la plus grande, doit chercher à résoudre par elle même les problèmes qui la concernent, en ne renvoyant au niveau supérieur que ceux de ses problèmes qui ne la concernent pas spécifiquement ou excèdent ses capacités pratiques de les résoudre. Les gens, en d’autres termes, doivent pouvoir s’occuper d’eux-mêmes le plus possible directement de ce qui les concerne -d’où la nécessaire réhabilitation des corps intermédiaires. Le fédéralisme, comme l’avait pressenti Boulainvilliers, n’est pas étranger à certains aspects des sociétés médiévales, qu’on peut caractériser comme des entrelacs d’allégeances organiques réciproques. Mais il s’apparente surtout au mode d’organisation traditionnel des empires. »

(Alain de Benoist. Mémoire vive)

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Augiéras

« Écoutez les premiers pas du Sur-Homme : une espèce nouvelle s’annonce qui va refouler le Petit Homme Actuel. Le Monde doit perpétuellement se rajeunir par l’écroulement des âges périmés; la Création n’est pas terminée; l’Homme arrive nettement à une phase de métamorphose; l’Actuelle espèce humaine est entrée déjà dans un stade de dépérissement et de survivance; toute la force créatrice de cette région de l’Univers va se concentrer sur une nouvelle Race. Les deux variétés évolueront rapidement; l’une deviendra toujours plus grégaire, plus conditionnée, plus servile; l’autre s’épanouira. Elle dépassera infiniment l’Homme actuel. Le temps est venu des provocations, des agressions, fussent-elles très secrètes car il approche le moment de l’affrontement décisif entre l’Homme Résiduel et la race, mieux douée mentalement qui va lui succéder.
L’Homme ne peut continuer à être un « produit de série », issu de n’importe quel couple qui procrée en pensant à autre chose : la Nouvelle race sera contrainte de ne tenir pour « Homme » que le produit raisonné d’un couple conscient, déjà en cours de mutation favorable. Un reclassement est déjà commencé; il y a une humanité véritable en cours d’apparition, douée des organes psychiques qu’il faut pour revenir à l’Univers des Astres; il en est une autre qui n’est plus qu’une apparence, une humanité résiduelle, sordide, bassement terrestre, humaniste, irrémédiablement condamnée, coupée de l’Univers-Vivant, en partie par la faute du Christianisme qui n’a jamais été que la copie maladroite et frauduleuse des grandes Initiations. »

(François Augiéras. Domme ou l’essai d’occupation.)

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