Ainsi-Parlait-Zarathoustra« Mais le monde étant ce qu’il est , que faire quand on est jeune ? La première chose est de comprendre que la civilisation actuelle est mourante et incurable, que la seule démarche sensée est de tenter de lui survivre en se ressourçant sur les activités les plus vitales. Des centaines de milliers de jeunes l’ont fait mais hélas ! beaucoup sont tombés dans les pièges de la drogue ou ont reflué vers cette civilisation en folie qu’ils pensaient pouvoir quitter.
Aujourd’hui plus que jamais la réalisation de la liberté exige beaucoup de force et de courage. Et quand un bateau coule, tous ceux qui ont réussi à se réfugier sur un radeau improvisé n’atteignent pas une rive.
Pour accéder au nécessaire niveau de courage, il faut voir loin, penser haut et grand, être bien pénétré de la justesse de la cause libertaire, la ressentir comme une résurrection au dessus de deux millénaires d’esclavage judéo-romain.
Je suis nietzschéen, mais en homme libre, non à la manière d’un chrétien, d’un musulman ou d’un marxiste. Je conseille pourtant aux jeunes de lire attentivement Nietzsche. Ils y trouveront en dehors de tout dogme, une ampleur de vision qui relativise l’horreur de la situation actuelle. Ils y trouveront aussi l’approbation de leur révolte, de leur refus du monde actuel et des centaines de phrases qui leur aideront à mieux se connaître, mieux s’accepter, mieux comprendre les autres, tout en restant fidèles à ce qu’ils portent de plus haut en eux : « Voulez vous donc étouffer dans les relents de leurs gueules et de leurs appétits ? Brisez plutôt les fenêtres et sautez dehors ! […] là où cesse l’État, là seulement commence l’Homme qui n’est pas superflu, là commence le chant des choses nécessaires, l’unique et irremplaçable mélodie. […] Là où cesse l’État, ne les voyez-vous pas mes frères, l’arc-en-ciel et le pont qui conduisent au Surhomme ? »

(Robert Dun – Une vie de combat)

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