paganisme
« Le néopaganisme peut être défini succinctement comme le refus, parfois virulent, des valeurs et des dogmes monothéistes. Il se caractérise par une conception panthéiste et/ou polythéiste de la religion. A son origine, il y a une fascination et une idéalisation des paganismes antiques et de celui des sociétés traditionnelles. Il est indubitablement un héritier du romantisme, notamment dans son refus des Lumières, dont la naissance peut-être située dans la seconde moitié du XVIIIe siècle en Europe. Il existe différentes formes de néopaganisme : la première, souvent idéologiquement à droite, fait référence à des divinités ou à une tradition cultuelle précise et a, généralement, un fondement ethnique reposant la plupart du temps sur la reconstruction d’une religion préchrétienne fondée sur des recherches historiques; la seconde, plutôt à gauche, renvoie à un discours écolo-panthéiste souvent de nature universaliste et à un paganisme créé de toutes pièces… » (Stéphane François : »Les mystères du nazisme ».PUF)
Lecture éminemment réjouissante de cette définition du néopaganisme. L’auteur en est quelqu’un qui n’est pas de NOS amis et qui met ainsi en lumière la cause du mal qui doit chatouiller quelque peu SES amis : l’historicité, la rigueur, la précision, la recherche sont de notre côté, païens ethniques, la création de toutes pièces du côté de celui des païens écolo-universalistes … Stéphane François aurait voulu enlever toute légitimité historique aux païens qui se disent « de gauche », qu’il ne s’y serait pas pris autrement …

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