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César a écrit :
« ce dont ils [les druides] cherchent surtout à persuader, c’est que les âmes ne périssent pas, mais passent après la mort d’un corps dans un autre : cela leur semble particulièrement propre à exciter le courage en supprimant la peur de la mort »(la Guerre des Gaules).
Ce qui m’agace toujours autant c’est qu’on argue de cette citation pour affirmer que les Gaulois, et par extension les Celtes croyaient en, et ne croyaient qu’en la réincarnation. Les textes antiques, sur le sujet, sont nombreux et contradictoires. N’en prendre qu’un et négliger les autres pour étayer une hypothèse ressort de l’à priori et ne démontre en fait qu’une profonde incompréhension du monde celte. Je ferais probablement un piètre enseignant car je crois que je ne pourrais pas m’empêcher de flanquer des coups de pied dans la tête à qui me resservirait l’antienne…

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Pourtant, on sait que César était peu enclin à la spiritualité -ses conceptions se limitaient au dualisme âme/corps- et l’on a donc quelques raisons de se méfier de son témoignage en matière de religions. Ne prête-t-il pas un seul calcul purement utilitaire aux druides et n’a-t-on pas le tort d’interpréter stricto sensu un texte déjà imprécis ? Dans cette optique, les druides auraient donc enseigné cette doctrine dans le seul but d’insuffler à leurs ouailles un grand courage guerrier ?…

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Mais, quand on confronte le témoignage de César à d’autres, la doctrine druidique semble se préciser. Pomponius Mela écrit:
« Une de leurs doctrines s’est répandue dans le peuple, à savoir que les âmes sont immortelles et qu’il y a une autre vie chez les morts, ce qui les rend plus courageux à la guerre ».(Géographie)
On aurait donc là une simple croyance survivaliste classique. Et le poète Lucain écrit à la même époque que selon les druides
« le même esprit anime un corps dans un autre monde, et, si leurs [enseignements] sont exacts, la mort est le milieu d’une longue vie, et non pas la fin ». (La Pharsale)
Le corps d’après la mort n’est donc pas un autre corps physique acquis par réincarnation, mais bien plutôt un « double » corporel (avéré dans nombre de cultures) qui survit à la mort physique pour entamer une vie nouvelle dans une autre dimension.

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D’ailleurs l’interprétation « réincarnationniste » du texte de César est largement abusive et s’appuie sur un malentendu au sujet du sens du mot « corps » : que les âmes « passent d’un corps dans un autre » peut simplement vouloir dire qu’elles revêtent un corps spirituel dans l’Autre Monde.

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La coutume des Celtes était d’enterrer les morts avec toutes sortes d’objets ce qui tendrait à témoigner aussi d’une croyance dans la vie corporelle des morts. Dans cette optique, César, encore, sans aucune ambiguité cette fois :
« les funérailles des Gaulois sont magnifiques et somptueuses eu égard à leur degré de civilisation. Tout ce que, dans leur opinion, le mort aimait est jeté au bûcher, même les animaux, et il y a peu de temps encore, il était d’usage dans une cérémonie funèbre complète, de brûler les esclaves et les clients qui lui avaient été chers en même temps que lui ».(Guerre des gaules)
A quoi, Pomponius Mela ajoute:
« c’est pour cette raison aussi qu’ils brûlent ou enterrent avec leurs morts tout ce qui est nécessaire à la vie » et « jadis, ils remettaient à l’Autre Monde le règlement des comptes et le paiement des dettes. Il y en avait même qui se jetaient sur le bûcher de leurs proches comme s’ils allaient vivre avec eux ».

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Diodore de Sicile, quant à lui, évoque l’immortalité de l’âme et nous apprend :
«c’est pourquoi aussi, pendant les funérailles, il en est qui jettent dans le bûcher des lettres écrites à leurs morts, comme si les morts devaient les lire ».
D’ailleurs, cette coutume de confier aux mourants des lettres ou des messages pour les morts est signalée encore en Irlande à la fin du XIXème siècle et elle est aussi présente dans la pratique magique des tablettes d’éxécration (plomb du Larzac et de Rom et Tablettes de Chamalières notamment : http://lamainrouge.wordpress.com/2007/11/11/la-tablette-de-plomb-de-rom-79/ )

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Valère Maxime, de son côté, précise:
« on raconte qu’ils [les Gaulois] se prêtent les uns aux autres des sommes qu’ils se rendent aux Enfers, parce qu’ils sont convaincus que les âmes des hommes sont immortelles. Je dirais qu’ils sont stupides si les idées de ces barbares vêtus de braies n’étaient pas celles auxquelles a cru Pythagore vêtu du pallium ».(Faits et dits mémorables)
Il est malheureusement évident que c’est Valère Maxime, dans son mépris inné des « barbares » qui est stupide et qu’il n’a absolument rien compris à la mentalité des Gaulois. Et qu’il n’y a là encore aucun argument en faveur de la réincarnation puisque les morts sont sensés se rembourser des sommes une fois dans les Enfers (qui d’ailleurs, n’existent pas chez les Celtes). La remarque semble uniquement indiquer une simple croyance survivaliste, sans retour ici-bas.

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La prudence étant ce qui doit être la caractéristique principale du travail du chercheur… il est certainement plus prudent d’être moins affirmatif en l’absence de témoignages directs sur les croyances celtes. Pourtant, Guyonvarc’h et Le Roux, à plusieurs reprises, sont catégoriques : « la métempsychose est absente du monde celtique »*, ou encore « il faut affirmer avec force malgré quelques auteurs anciens et beaucoup trop de modernes, qu’elle est absente des doctrines druidiques ». Et pour être tout à fait clair : « Nous n’avons aucune raison de douter -qui plus est nous devons affirmer- que la seule doctrine traditionnelle à l’usage du commun des hommes a été celle de l’immortalité de l’âme et de la vie continuée indéfiniment dans l’Autre Monde. Ce que montrent les textes insulaires, c’est que l’immortalité de l’âme et la métempsychose ont eu deux sphères d’application distinctes : l’immortalité était le destin normal et général de l’âme humaine, tandis que la métempsychose était le sort d’un ou deux individus exceptionnels, mythiques et « missionnés » ».
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* métempsychose : certains auteurs anciens et beaucoup d’auteurs modernes ont confondu, en un même concept vague l’immortalité de l’âme et la métempsychose, confondant encore sous ce nom la transmigration, la métamorphose et la réincarnation… Nos auteurs entendent ici métempsychose en son sens strict : « passage d’éléments psychiques d’un corps dans un autre ».
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Pour en savoir plus:
Laurent Guyénot : Les avatars de la réincarnation. Ed. Exergue
F. Le Roux/ C.J. Guyonvarc’h : Les druides. Ouest France

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La scène est jolie, on est nombreux à l’avoir encore en mémoire : « prêtons serment devant nos dieux », s’écrient les Gaulois, frissonnant d’ardeur guerrière à l’aube d’une bataille qui s’annonce décisive : « pas d’asile sous un toit, pas d’accès auprès de ses enfants, de ses parents, de sa femme, pour celui qui n’aura pas deux fois traversé à cheval les rangs ennemis ». On connaît la suite, les auxiliaires Germains interviennent, bousculent la cavalerie gauloise, et font grand carnage aussi dans les rangs de l’infanterie… les survivants suivent Vercingetorix, et se replient sur Alésia … C’en est pour ainsi dire fini de l’indépendance gauloise …

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Le cheval a toujours tenu une grande place dans la vie des gaulois, au point de figurer sur leurs pièces de monnaie. On dit que la cavalerie était un élément essentiel de leur puissance militaire. Lors de la guerre des Gaules, les effectifs engagés étaient énormes, ce qui supposait un élevage de chevaux très actif. Ils sont aussi consommés par les habitants ou sacrifiés aux dieux. La plupart de ceux qu’on a retrouvés, ont été abattus en fin de croissance mais il arrive qu’on découvre dans des fouilles les ossements de chevaux adultes parfois âgés, qui ont été utilisés comme bêtes de somme.


Les statures des animaux, vaches, chevaux entre 110 et 130 cm au garrot, porcs et moutons sont plus faibles que celles de nos formes actuelles. L’écart, variable selon les animaux et les races peut aller jusqu’à 0,50 m si l’on compare le cheval gaulois moyen avec nos chevaux de selle actuels. En contrepartie de cette rusticité, ces petits animaux devaient être assez résistants. L’élevage du cheval contribuait pour beaucoup à la réputation du paysan gaulois et on n’oublie pas qu’Epona, une des déesses les plus populaires et la seule déesse gauloise intégrée dans le panthéon romain était toujours représentée en compagnie d’un cheval. Les aristocrates gaulois (les equites) servaient à cheval dans la cavalerie et l’usage permanent des chariots exigeait un grand nombre de chevaux de trait.


Pourtant, dès le IVe siècle, les Gaulois qui combattent à l’étranger découvrent les grands chevaux méditerranéens, bien différents des chevaux indigènes qui correspondent donc à nos poneys ou doubles-poneys actuels, et s’en prennent de passion…Et, nous dit César, « les acquièrent à n’importe quel prix ». Des élevages gaulois vont bientôt produire eux mêmes de tels animaux : au moment de la guerre des Gaules, affirment certains spécialistes, une bonne partie des chevaux employés par les gaulois étaient probablement de grands sujets.


Bon ça paraît simple comme ça, mais en fait ça ne l’est pas … il y avait certainement coexistence de différentes races et une distinction était respectée dans les usages. Le cheval de guerre n’était certainement pas celui que l’on sacrifiait communément dans les sanctuaires ! D’autre part, on remarque que la principale source d’information sur les Gaulois de l’époque, César, ne fait aucune description précise de cette fameuse cavalerie gauloise, alors qu’il s’attarde sur la tactique utilisée par les Germains. On se demande bien pourquoi alors qu’ habituellement, il n’est pas avare de détails et qu’on connaît, par exemple, l’existence de la cavalerie personnelle de Dumnorix, le chef éduen, qu’il entretenait à ses frais et mettait à disposition de l’Etat moyennant très certainement finances…. On pense aussi aux huit chevaux trouvés, inhumés entre -160 et +120 , dans une tombe près de Clermont Ferrand avec leurs cavaliers (des morts de la bataille de Gergovie qui a eu lieu à une poignée de kilomètres ?) dans une mise en scène funéraire très particulière, et qui mesurent 120 cm au garrot…

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En fait, il est également tout à fait possible que les riches gaulois ne se soient lancés dans l’élevage de chevaux de grande taille que sous l’occupation romaine et que cet élevage nouveau n’ait pas résisté à la chute de l’Empire romain puisque la plupart des sites du haut Moyen Age ne livrent que des animaux qui rappellent ceux de l’âge de fer . La norme sera de 1,30 m au garrot jusqu’au IIIe siècle et on dit même que Rollon, le chef normand qui allait devenir le premier duc de Normandie, au IXe/Xe siècle, avait du mal à trouver un cheval à sa taille pour que ses pieds ne touchent pas par terre…

Le mystère reste entier…

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Biblio:

Denis Bogros : Des hommes, des chevaux, des équitations

Jean Louis Brunaux : les Gaulois . Belles Lettres

Jean Louis Brunaux : Guerre et religion en Gaule. Errance

Jean Louis Brunaux/Bernard Lambot : Guerre et armement chez les Gaulois. Errance

César : Guerre des gaules

Renée Grimaux : Nos ancêtres les Gaulois. Ouest-France

François Malrain : Les paysans gaulois. Errance

Patrice Méniel : Les Gaulois et les animaux. Errance

Régine Pernoud : Les Gaulois. Seuil

 » Les comparaisons que l’on a pu faire entre le plus complet et le plus expressif des monuments religieux de la période indépendante gauloise, le chaudron de Gundestrup, et les plus anciens documents gallo-romains (le pilier des Nautes de Paris, la triade de Saintes, le pilier de Mavilly) ont permis de restituer un cycle mythologique gaulois.

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Le récit légendaire ainsi reconstitué met en scène une grande déesse-mère qui est le personnage principal et qui épouse successivement le dieu du ciel, Taranis, et le dieu de la terre, Esus. Ce dernier apparaît, suivant les saisons, tantôt sous une forme humaine et sous le nom d’Esus, tantôt sous la forme d’un personnage hybride, moitié homme moitié cerf, Kernunnos.

En tant qu’Esus, le dieu est celui de la végétation et l’époux printanier de la déesse-mère ; en tant que Kernunnos, il est le dieu de l’Autre Monde, des morts et de la richesse. Il est devenu, à la fin de l’hiver, l’amant de la déesse-mère qui a quitté Taranis et ses chiens redoutables pour le rejoindre sous la terre. Encouragé et soutenu par la déesse-mère, le compagnon et protecteur d’Esus, le héros Smertrius, qui a été assimilé à l’Hercule romain, tue le molosse de Taranis, suivant un mythe qui rappelle le triomphe d’Héraclès sur le lion de Némée ou sur Cerbère.

Pour se venger, le dieu du ciel envoie un autre chien contre la déesse-mère et la transforme, elle et ses deux acolytes, en trois grues. Celles-ci recouvrent la forme humaine grâce à Hercule-Smertrius qui sacrifie, pour assurer leur nouvelle métamorphose, les trois taureaux divins découverts par les Dioscures avec l’assistance d’Apollon.

Smertrius aura également permis à Kernunnos, par le sacrifice d’un cerf, de revenir sous la forme humaine afin de retrouver la déesse-mère et de l’épouser.

Il s’agit là d’un cycle mythologique qui commandait les fêtes saisonnières, chacun des épisodes étant célébré à date fixe par des cérémonies religieuses. Quelques textes de la fin de l’Antiquité et du haut Moyen Âge renseignent sur les coutumes païennes des fêtes calendaires, notamment sur les déguisements en cerfs et en biches, ainsi que sur certains usages du folklore.

Chacune de ces fêtes saisonnières correspondait à un épisode de la légende. Ainsi, la célébration de la descente de la déesse-mère et de ses compagnons aux enfers trouve son prolongement dans des usages locaux du réveillon de Noël, comme la « nuit des Mères » célébrée en Rhénanie au cours du haut Moyen Âge (la famille passait la nuit en réjouissances ; autour de la table de festin étaient ménagées trois places destinées aux mères pour qu’elles s’y asseyent et prennent part au festin).

D’autre part, le sacrifice du cerf et le retour d’Esus sur la terre étaient célébrés par des mascarades et des danses, qui se sont d’ailleurs perpétuées jusqu’à nos jours dans les fêtes du carnaval : hommes et femmes se déguisaient en taureaux et en génisses, ou en biches et en cerfs, et se livraient à des danses plus ou moins lascives pendant des jours entiers. C’était pour célébrer la renaissance d’Esus. Il n’est pas jusqu’à l’hiérogamie d’Esus, succédant au sacrifice des taureaux et figurant sur le pilier des Nautes de Paris, qui ne trouve son correspondant inattendu dans les festivités, encore vivantes au début du XXe siècle, de la mi-carême parisienne, avec sa cavalcade, son bœuf gras et sa reine des reines.

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Cette théorie jette une vive lumière sur un grand nombre de figurations religieuses gauloises et gallo-romaines, et permet de retrouver la continuité du fonds celtique, car certaines représentations datant du premier âge du fer (Hallstatt) et du deuxième âge du fer (La Tène) se rapportent manifestement aux mêmes rites et aux mêmes usages : sacrifices de cerfs, représentés sur des situles hallstattiennes (seaux en bronze) d’Italie du Nord ; sacrifices de taureaux figurant sur des vases gravés de la zone hallstattienne ; rassemblements armés en l’honneur d’une grande déesse représentés sur le chariot de Strettweg (Carinthie) ; gravures du Val Camonica représentant Kernunnos. « 

Jean Jacques Hatt : « Mythes et Dieux de la Gaule »

Ce pourrait être un chapitre inédit des « Fables de Venise » qu’Hugo Pratt aurait planqué dans le fond d’un tiroir avant de tirer sa révérence … trop explosif … impubliable…

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Pourtant, j’en ai trouvé l’écho dans une publication du GDG, c’est une thèse développée par Andrew Chugg, dans son livre « The quest for the tomb of Alexander the Great » qui reprend les recherches faites pour trouver la tombe perdue d’Alexandre.

Cette tombe se trouvait jadis à Alexandrie mais le corps embaumé du Conquérant y connut moult vicissitudes jusqu’à ce qu’il disparaisse (tremblement de terre ? Vandalismes romains ?) vers + 390 alors que les chrétiens se plaignaient encore de la présence de ce « cadavre en pleine ville ». Or, en 392, saint Jérôme écrit que l’auteur du deuxième Évangile, saint « Marc est enterré à Alexandrie ». Comme la Légende Dorée affirme que ce saint a été brûlé en 67 « par les idolâtres irrités de ses nombreuses conversions », on se demande pourtant, même si d’autres sources parlent de « reliques », quel peut bien être le corps proposé à l’adoration des fidèles…En 828, deux marchands vénitiens profitent de ce que l’Egypte et Alexandrie deviennent musulmanes pour voler les reliques/la momie et la rapportent à Venise qui, justement, se cherchait un nouveau puissant protecteur céleste pour la protéger, remplacer saint Théodore et rivaliser avec Rome et son saint patron saint Pierre. Elle se trouve depuis sous l’autel de la basilique qui fut spécialement construite pour l’occasion et dans laquelle, en 1963, fut trouvé un bloc calcaire exactement à l’endroit où la momie avait été placée initialement. Il s’est avéré être un fragment de stèle funéraire de style macédonien. « En 1988, ce bloc est comparé avec des sculptures provenant du tombeau de Philippe, le père d’Alexandre: le style est le même… En 2006, l’étude structurelle du bloc calcaire montre qu’il provient d’une carrière égyptienne… L’étau se ressert ! Difficile de ne pas penser que le corps de saint Marc pourrait en réalité être celui d’Alexandre le Grand ! » quelle ironie ce serait … quel éclat de rire : une basilique qu’on aurait bâtie sur le corps d’un Roi païen et qu’on honorerait depuis des siècles en croyant qu’il s’agissait d’un saint chrétien… mais les autorités religieuses refusent bien sur toute expertise de leur sacro sainte (mais fausse ?) relique…N’empêche, c’était bien une aventure digne de Corto Maltèse

alexandre

Je suis tombé sur l’info un peu par hasard et j’ai voulu en savoir plus en cherchant sur Google, mais en tapant les noms des généticiens, j’ai bien eu 1510 réponses mais seulement 2 en français. Alors je me pose la question : est-ce que tout le monde s’en fout ? Ou on ne veut pas que ça se sache, à une époque où le maître mot est « métissage » ? de manière tellement compulsive d’ailleurs qu’on en arrive à des aberrations du genre que pour saluer le prix Nobel attribué à Le Clézio, on loue son cosmopolitisme et son goût du métissage dans le même temps qu’on encense son combat pour la reconnaissance et la préservation des peuples premiers… et personne ne s’aperçoit que c’est complètement incohérent ? En fait je crois qu’on se fout de la cohérence ou de l’incohérence des choses du moment qu’elles aillent dans le sens du poil…

Quoiqu’il en soit, cette info confirme ce dont j’ai toujours été intimement persuadé, à savoir que je n’ai pas grand chemin à faire pour répondre à la question « à quoi pouvait bien ressembler mon ancêtre, celui qui marchait dans l’armée de Vercingetorix ? », tout simplement, à moi, il ME ressemblait…

elle est à rapprocher de l’article « une vieille histoire de famille » (voir supra) avec le même avertissement : pour répondre à tous ceux qui nous dénient le droit et la fierté de prétendre à une identité européenne sous prétexte qu’un métissage tous azimuths aurait depuis longtemps effacé toute trace de nos origines …

Il y a 28000 ans, l’Européen avait un ADN similaire au notre.

Un groupe de généticiens, coordonné par Guido Barbujani et David Caramelli de l’université de Ferrare et de Florence, a montré qu’un individu Cromagnoïde qui vivait dans le sud de l’Italie il y a 28000 ans était un européen moderne, et partageait non seulement les caractéristiques anatomiques de l’homme moderne mais également ses traits génétiques.

Toutefois, l’obtention d’une séquence d’ADN fiable d’une Cromagnoïde était techniquement difficile.

«Le risque dans l’étude des anciens hommes est d’attribuer à un fossile l’ADN laissé là par les archéologues ou les biologistes qui l’ont manipulé», explique Barbujani. « Pour éviter cela, nous avons suivi toutes les étapes depuis l’extraction des os fossiles et saisi les séquences d’ADN de toutes les personnes qui ont eu des contacts avec eux. »

Les hommes Cromagnoïdes coexistaient en Europe avec d’autres hommes, les Néanderthaliens, dont l’anatomie aussi bien que l’ADN sont clairement différents des nôtres. Les résultats démontrent donc, pour la première fois, qu’aux différences anatomiques entre Néanderthaliens et Cromagnoïdes s’ajoutent des différences génétiques. Ce qui laisserait à penser que l’homme de Cro-Magnon et l’homme de Néanderthal ont coexisté en Europe sans qu’il y ait métissage, et que les hommes de Néanderthal qui ont vécu en Europe près de 300000 ans, ne sont pas les ancêtres des Européens…

ça, c’est pour répondre à tous ceux qui nous dénient le droit et la fierté de prétendre à une identité européenne sous prétexte qu’un métissage tous azimuths aurait depuis longtemps effacé toute trace de nos origines …

La famille la plus vieille du monde découverte à Göttingen
Pierre Bocev (à Berlin)
18/07/2008 | Mise à jour : 20:31 |

Des ossements humains qui ont été trouvés dans cette région allemande datent de l’âge du bronze, mille ou deux mille avant notre ère.

« Nos ancêtres les Gaulois » paraissent bien jeunes par rapport à la découverte préhistorique qui vient d’être consignée dans un musée à Bad Grund, dans la région de Göttingen, en Allemagne. Des ossements humains qui y ont été trouvés datent de l’âge du bronze, mille ou deux mille avant notre ère. Et, surtout, au moins deux de leurs descendants directs vivent encore dans les environs, la preuve pour ainsi dire généalogique ayant pu être établie grâce à la comparaison de traces d’ADN. « Drôle d’impression de le regarder au fond des yeux », sourit Uwe Lange. Le géomètre de 48 ans est l’un des deux dont la filiation a été prouvée. Face à lui, il y a l’effigie de son lointain devancier, à 100 ou 120 générations de distance.

« Je voudrais bien lui demander comment il s’appelle et ce qu’il a fait dans la vie. » De l’agriculture et de l’élevage, explique Ernst Probst, un expert de l’âge de bronze qui a relaté l’affaire. Des activités de subsistance agrémentées de polygamie, de sacrifices humains et de cannibalisme… L’aventure débute en 1980, lorsque l’on découvre cinq cavités inconnues dans la grotte de Lichtenstein, connue de longue date. Les travaux de fouille démarrent en 1993. L’archéologue local, Stefan Flindt, met au jour des parures en bronze, les restes d’un foyer et les ossements d’une quarantaine d’êtres humains. Susanne Hummel, anthropologue à l’université de Göttingen, prend la relève. Par un petit miracle, il existe encore des traces d’ADN identifiables, car la substance génétique des os est particulièrement bien préservée. Les squelettes sont peu ou prou ceux des membres d’une même famille. D’où l’idée de chercher des descendants dans la région. Sur quelque 300 échantillons de salive prélevés sur des habitants qui y vivent depuis au moins trois générations, deux correspondent. Uwe Lange et Manfred Huchthausen, un enseignant de 58 ans. Séparés par un kilomètre à vol d’oiseau, réunis par des ancêtres morts ici il y a 3 000 ans.

-Source : Le Figaro.fr International

Une théorie dissimulée par le monde scientifique et les grands médias (vous avez dit terrorisme intellectuel  ?) qui va à l’encontre de ce que certains (pour des raisons idéologiques et d’égo) voudraient bien voir accepter une bonne fois pour toutes comme paroles d’évangile (science politiquement correcte) … Reconquista !!!
Atapuerca et les origines de l’homme
Révélés par la revue scientifique Nature (n°452 du 27 mars 2008), les découvertes archéologiques qui viennent d’être faites à Atapuerca (Espagne) remettent en question toutes les hypothèses antérieures sur l’origine africaine de l’humanité. Explications de Bernard Lugan (université de Lyon III).
Selon l’hypothèse dominante, l’hominisation se serait faite en Afrique et l’ensemble de la planète aurait été peuplé à partir du continent africain. Une première fois vers 2 millions d’années, avec Homo erectus, et une seconde il y a 120 000 ans avec l’Homme moderne (Théorie de l’Eve africaine). Or ces deux postulats viennent d’être fondamentalement affaiblis.
En ce qui concerne la première période, il y a deux millions d’années, deux séries de découvertes majeures faites, les unes en Géorgie (1991-2007) et les autres en Espagne (1994-2008), conduisent à une profonde remise en question des théories conventionnelles :
1. A Dmanisi, dans le Caucase, où les trouvailles se succèdent, les chercheurs ont mis au jour Homo georgicus, daté de 1,8 million d’années et qui présenterait des traits à la fois habilis et erectus (Lieberman, 2007) [photo ci-contre]. Comme il est postulé que c’est Homo erectus et non Homo habilis qui serait « sorti » d’Afrique, de deux choses l’une :
– soit l’Homo habilis l’a précédé dans la migration, ce qui n’est pas attesté, avant de se « métisser » avec lui, ce qui ne l’est pas davantage.
– soit l’Homo georgicus n’a pas d’ancêtres « africains », ce qui signifierait alors qu’il serait le résultat d’une hominisation indépendante de l’hominisation africaine.
2. A Atapuerca, en Espagne [photo ci-contre], avec la mise au jour des restes d’un hominidé fossile daté de 1,1 à 1,2 millions d’années (Homo antecessor), c’est tout ce que l’on croyait savoir concernant la première occupation humaine de l’Europe occidentale qui se trouve bouleversé. D’autant plus que, selon le professeur Eudald Carbonell, auteur de la découverte, avec Homo antecessor, nous serions même en présence d’une nouvelle espèce d’hominidés (Carbonell, 2008). Comme il est postulé que l’hominisation ne se serait faite qu’en Afrique, force serait alors de réviser ce quasi dogme archéologique.
Le postulat diffusionniste se trouve donc affaibli. Cependant, la prégnance du paradigme « scientifique correct » des origines africaines de l’homme est telle que les chercheurs abandonnent les impératifs de la méthode expérimentale pour tenter de faire « coller » leurs découvertes à la théorie dominante. Ainsi, la seule quasi concordance des dates (sortie d’Afrique il y a 1,8 millions d’année), devrait les conduire à s’interroger sur la validité de l’hypothèse « Out of Africa », ce qu’ils refusent de faire. Le professeur José Bermudez de Castro, co-découvreur d’Homo antecessor, en est ainsi réduit, faute de pouvoir donner une ancienneté plus grande à Homo erectus, à avancer l’idée de la rapidité de son expansion, ce qui n’est qu’une hypothèse de substitution.

La machoire de l’Homo antecessor

Pour ce qui est de la seconde période, celle qui voit l’apparition des actuelles populations humaines à partir de -200 000, le bouleversement scientifique est également fondamental. Les découvertes d’Atapuerca, en Espagne, sont en effet en rupture totale avec les hypothèses antérieures puisque, selon Carbonell (2008), Homo antecessor serait le dernier ancêtre commun aux néandertaliens ET (nous soulignons) à l’Homo moderne européen (Carbonell, 2008). Si cette hypothèse prospérait, la conclusion serait que l’Homo moderne européen procéderait donc d’une évolution faite in situ, en Europe, et à partir d’Homo antecessor. Il n’aurait donc aucune parenté avec l’Homo moderne africain.

Dans l’état actuel de connaissances mouvantes, la plus grande prudence s’impose, mais deux conclusions provisoires peuvent tout de même être tirées :
– l’évolution humaine ne fut pas linéaire mais buissonnante ;
– plus les découvertes s’additionnent et plus l’hypothèse multicentrique semble prendre de la vigueur.
Bernard Lugan.
source : Nouvelle Revue d’ Histoire

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Des racines et des elfes

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