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« Guy Debord faisait observer que la société capitaliste prend toujours soin de « donner aux nouvelles souffrances le nom des anciens plaisirs ». C’est par exemple un tel principe qui conduit la propagande publicitaire à célébrer sous le nom de « pomme » ou de « tomate » les différents produits chimiquement falsifiés de l’industrie agro-alimentaire (Orwell écrivait déjà que « ce que la majorité des Anglais appellent une pomme, c’est un morceau de ouate vivement coloré en provenance d’Amérique ou d’Australie »). En célébrant de manière analogue, le concept romantico-deleuzien de « nomadisme », la  gauche kérosène  (celle pour qui le déplacement perpétuel est devenu une fin en soi) espérait sans doute conférer à la pauvre existence aéroportée de l’individu hors-sol (du cadre supérieur attalien à l’universitaire radical chic) un peu du prestige des Bédouins du désert ou des anciens cavaliers mongols.

(…) une vie moderne accomplie (c’est à dire conforme aux critères du capitalisme développé) doit, en toute logique, se réduire à une série de ruptures et de déménagements (dans la logique de Laurence Parisot, on dira que tout est précaire). C’est ce qui explique que le « migrant » soit progressivement devenu la figure rédemptrice centrale de toutes les construction idéologiques de la nouvelle gauche libérale. Et ce, au lieu et place de l’archaïque prolétaire, toujours suspect de ne pas être assez indifférent à sa communauté d’origine, ou, à plus forte raison, du paysan que son lien constitutif à la terre destinait à devenir la figure la plus méprisée -et la plus moquée- de la culture capitaliste (les ploucs, les bouseux, les péquenauds, les cul-terreux, les terroni, etc.). Sur le processus historique (dont Canal Plus est le symbole accompli) qui a ainsi conduit, en quelques décennies- à refouler le souvenir des luttes de Lip et des paysans du Larzac au profit de celle des clandestins de l’église Saint-Bernard (et sur l’étrange pacte entre l’univers « associatif » et le monde du showbiz et des médias noué à cette occasion), on trouvera des aperçus particulièrement éclairants (…) »

Jean-Claude Michéa, Le Complexe d’Orphée. Climats.

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« … affirmer que nous n’avons rien en commun avec une droite libérale, bourgeoise, conservatrice, versaillaise et bigote que nous avons toujours méprisée. »

Pierre Vial

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« Mon Paganisme n’a rien de spiritualiste ni de mystique ; il est charnel, vécu, je dirais : poétique et totalement personnel. Mon itinéraire est tout sauf « spirituel », mais purement sensuel. La richesse du Paganisme, que ne possède aucune autre « religion », c’est qu’on y trouve une extraordinaire pluralité de sensibilités : du Paganisme des bois et de l’enracinement, à celui du déchaînement de la technoscience ; du Paganisme des brumes de la lande à celui des divinités du feu solaire. Du Paganisme des fontaines et des nymphes à celui du bruissement sourd des batailles, de celui du chant des fées ou du galop des lutins dans les sous-bois, à celui du tonnerre des réacteurs, de celui des grands Dieux tutélaires à celui des lares. Mais le génie du Paganisme, c’est de rassembler dans une totalité cosmique et organique l’ensemble des passions humaines, avec leurs misères et leurs grandeurs. Le Paganisme est bien le miroir du monde vivant.

Je n’ai jamais été attiré par les textes ésotériques, les élans mystiques, les recherches et les discours sur la symbolique. Pour moi, le Paganisme est d’abord poésie, esthétique, exaltation et intuition. En aucun cas théorie, chapelle ou instrumentalisation.

C’est du Paganisme grec et romain que je me sens le plus proche. Il marqua toute mon éducation, d’autant plus que j’ai fait dix ans d’études gréco-latines et que j’étais capable (ce que je ne puis plus faire actuellement, sed nihil obstat quibus perseverant) de lire à peu près dans le texte Ovide ou Xénophon. Bien entendu, j’ai beaucoup de connivence et de sympathie pour les sensibilités païennes celtiques, germaniques, scandinaves et indiennes, qui sont tout aussi riches. Je regrette de mal connaître l’Hindouisme, le plus important Paganisme vivant d’aujourd’hui, mais j’aimerais combler cette lacune.

Je me souviens du Serment de Delphes, prononcé sur le site sacré, devant la Stoa, au début des années quatre-vingts, au petit matin, par un aréopage de jeunes Européens. Il fut prononcé à l’instigation de Pierre Vial et de notre défunt ami grec Jason Hadjidinas. Il y avait là des Européens de toutes les nations de notre Maison commune. Toute ma vie, je resterai fidèle à ce serment. Ce fut une intense émotion, une émotion religieuse. Ce serment avait pour objet d’agir concrètement, dans le monde, pour les valeurs païennes.

La « spiritualité » désincarnée m’a toujours semblé très ennuyeuse, tout simplement peut-être parce que je ne la comprends pas. D’Evola, je ne retiens que les passages sociologiques et politiques, mais l’« évolianisme » m’a toujours paru déplacé et les textes de Guénon (d’ailleurs converti à l’Islam) totalement abscons. Mon Paganisme, essentiellement apollinien et dionysiaque, est l’inverse d’une attitude méditative ; il est intuitif, fasciné par le mouvement, l’action, l’esthétisme de la puissance (et non pas de la prière). C’est pour moi l’essence même de la force vitale, du vouloir-vivre. La vie est l’efficacité, la production historique. L’histoire retient les res gestae, les actes, pas la contemplation abstraite et dandy pour des théories inutiles, balayées par l’oubli. Seul le faire est efficace et, seul, il est le but de la pensée comme des mouvements esthétiques de l’âme.

Le principal danger qui guette le Paganisme, c’est l’intellectualisme de la gratuité, la « pensée », idolâtrée pour elle-même, desséchée et abstraite, para-universitaire, déconnectée du réel et des impératifs de l’urgence. Le Paganisme n’est ni dissertation savante, ni « connaissances » froides, mais attitudes pour l’action. Pour moi, il est immersion dans la vie, pratique qui transforme le monde. Ce ne sont jamais les mots qui comptent d’abord, ni les idées, mais les actes concrets auxquels ces idées et ces mots conduisent. Une idée n’est pas intéressante parce qu’elle est brillante en elle-même, mais si elle donne lieu à une modification d’un état de fait, à une incarnation dans un projet : tel est le centre de l’épistémologie païenne ; à l’inverse de l’épistémologie judéo-chrétienne, où l’idée ne vaut qu’en elle-même, où les contingences matérielles, l’urgence, le réel sont méprisés. J’ai toujours été frappé par le fait que les Paganismes gréco-latin, germanique, ou celtique, n’avaient rien de méditatif ou de contemplatif. Ils étaient éminemment actifs, politiques et guerriers.

(…) Mon Paganisme n’est pas réactif, mais positif. Je ne suis pas anti-chrétien mais pré et post-chrétien. Je ne tire pas sur les ambulances, je n’ai pas de comptes à régler. Le Paganisme a précédé le Christianisme et survivra à sa disparition dans le cœur des Européens. Ma conviction tranquille est que le Paganisme est éternel. Comme vous l’exprimez dans votre livre Parcours Païen, le Paganisme s’organise autour de trois axes : l’enracinement dans la lignée et le terroir, l’immersion cosmique dans la nature et ses cycles éternels, et une « quête », qui peut être une ouverture à l’invisible comme une recherche aventureuse (Pythéas, Alexandre, l’école pythagoricienne, etc.) et « désinstallée ». En ce sens, le Paganisme est la plus ancienne et la plus naturelle des religions du monde. Il a profondément innervé l’âme européenne. À l’inverse des monothéismes, on peut même dire que c’est la plus authentique des religions puisqu’elle « relie » les hommes d’une même communauté dans le monde réel et concret, au lieu d’être, comme le Christianisme ou l’Islam une croyance codifiée et un ensemble de décrets impératifs et universels qui ne s’adressent qu’à l’individu désireux d’« acheter » auprès d’un Dieu omnipotent son « salut ».

Ce qui signifie que les traits majeurs du Paganisme sont l’union du sacré et du profane, une conception cyclique ou sphérique du temps (au rebours des eschatologies du salut ou du progrès, dans lesquelles le temps est linéaire et se dirige vers une fin salvatrice de l’histoire), le refus de considérer la nature comme une propriété de l’homme (fils de Dieu) qu’il pourrait exploiter et détruire à sa guise ; l’alternance de la sensualité et de l’ascèse ; l’apologie constante de la force vitale (le « oui à la vie » et la « Grande Santé » du Zarathoustra de Nietzsche) ; l’idée que le monde est incréé et se ramène au fleuve du devenir, sans commencement ni fin ; le sentiment tragique de la vie et le refus de tout nihilisme ; le culte des ancêtres, de la lignée, de la fidélité aux combats, aux camarades, aux traditions (sans sombrer dans le traditionalisme muséographique) ; le refus de toute vérité révélée universelle et donc de tout fanatisme, de tout fatalisme, de tout dogmatisme et de tout prosélytisme de contrainte. Ajoutons que, dans le Paganisme, se remarque sans cesse l’« opposition des contraires » au sein de la même unité harmonique, l’inclusion de l’hétérogène dans l’homogène.

J’ajouterais que la morale païenne, celle par exemple d’un Marc-Aurèle, comporte certainement des exigences bien supérieures à celles du Christianisme. Le Paganisme auquel je me réfère, et qui est principalement gréco-romain, réclame de l’homme une maîtrise de soi, un respect des règles de la communauté et de l’ordre vital qui ne sont pas imposés par la logique intéressée punition/récompense d’un Dieu omnipotent, mais vécus de l’intérieur, psychologiquement intégrés comme « devoirs » nécessaires.

Les Dieux des panthéons païens ne sont pas moralement supérieurs aux hommes. Ils sont simplement immortels, ce sont des « surhommes » doués de pouvoirs magiques. Ce qui fait que, dans le Paganisme, l’homme n’est pas infériorisé par rapport à la divinité, comme il l’est dans les monothéismes du Livre. On le voit très bien dans l’Iliade, où les Dieux prenaient parti pour l’un et l’autre camp, en possédant, eux aussi, tous les défauts, qualités et passions des humains. »

(Entretien de Christopher Gérard avec Guillaume Faye, paru sous le titre « Les Titans et les Dieux » dans la revue Antaios (n° XVI, printemps 2001).

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Du beau monde hier à Bruxelles pour la première du film en 3D de Spielberg « Les aventures de Tintin. Le secret de la Licorne ».Très décontracté, le réalisateur d’Indiana Jones a rendu un hommage appuyé au talent d’Hergé nous dit-on. Où l’ironie est piquante, c’est que si Léon Degrelle, qui fut aussi journaliste au « Petit Vingtième », où officiait Hergé, n’affabule pas, dans son livre « Tintin mon copain » et que Hergé s’est bien inspiré de lui pour créer son personnage de vaillant petit reporter (il portait houpette et culotte de golf) , c’est en fait au chef de Rex que Steven Spielberg et Gad Elmaleh, très présent sur toutes les photos et devant toutes les caméras, ont rendu un vibrant hommage  ! amusant, non ?

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« En ces temps de violents contrastes reprit le vieil homme, où plus rien ne se passe « comme avant », les masques tombent, les faux semblants s’effacent, les caractères se révèlent. Les ternes, les gris, les inodores qui n’auraient jamais du acquérir le moindre rang, retournant à leur vraie place, c’est à dire celle de la lie. La lie ! Cela ne répond pas à un statut (ou plutôt une absence de statut) particulier ou à un rang social qui serait, par définition mineur. Cela n’est pas non plus une frange homogène quasi-marginale de la société, c’est plutôt, dispersée, éparse dans toutes les couches sociales, une médiocrité de l’âme, une petitesse de l’esprit, une mesquinerie qui sont communes à nombre de gens, mais qui ne les a pas empêchés d’acquérir un rudiment de culture, une place enviée dans cette société en plein déclin. Le vil, l’ignoble émergent dès que sont en jeu les instincts primaires. Quand toutes les règles et les barrières sociales ont disparu, les auréoles tombent et la lie donne libre cours à ses penchants et se révèle telle qu’elle est. »

Claude Perrin, Le retour des gueux, le réveil des lions. Les Éditions de la Forêt.

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Ça m’arrive de temps en temps, un gros ras le bol et une grande lassitude qui frôlent le dégoût : plus possible de jeter un œil aux infos sans avoir la nausée et des envies de meurtre, écoeuré devant les agissements de tous ces salauds qui nous prennent pour des cons -pas forcément à tort d’ailleurs puisqu’on n’a pas encore été capables de les foutre dehors à coups de pompes dans le train… Complètement saturé, il est temps, alors, de se retirer sous sa tente, et c’est encore ce que j’ai fait avec bonheur cette dernière quinzaine : plus de guerre-non-guerre en Libye, plus d’affaire pitoyable DSK, plus de Bourses en dégringolade, plus de diatribes de ces cloportes qui veulent m’imposer tout ce que je n’aime pas, tous ces chantres de l’égalité, de l’amour universel, du métissage, de la mondialisation, de la société marchande ! Quinze jours passés, quasiment immergé, à traquer sur le Net le forum ou le site dédié à la nostalgie dans un univers plein de fraîcheur. En définitive, le bonheur total…

http://forum.cinefaniac.fr/index.php (le meilleur des films : action, aventures, comédies, comédies musicales mais surtout le film noir et le western !)

http://avengers.easyforum.fr/ (forum dédié à la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir mais où l’on parle aussi de Sherlock Holmes et de James Bond)

http://destinationgoldseries.xooit.fr/index.php (forum très complet sur les séries et les feuilletons des années 60 à 90)

http://www.forum.polarnoir.fr/ (excellent forum dédié au roman policier : Roman noir, hard-boiled, récit d’enquête ou de procédure, thriller, polar social ou politique, loufoque ou humoristique, voire historique… Du polar en général à la littérature policière en particulier. )

http://livres-d-enfants.conceptbb.com/forum (espace de discussion sur les livres d’enfants et les bibliothèques verte et rose, en particulier, pour ce qui me concerne et m’intéresse les Club des Cinq d’Enid Blyton, les 6 compagnons de Paul-Jacques Bonzon, et les aventures de Michel de Georges Bayard)

http://www.forumpimpf.net/index.php (le forum de la BD et de la littérature populaire en général)

http://litteraturepopulaire.winnerbb.net/forum (forum dédié à ce qu’on nomme littérature populaire, littérature marginale, autre littérature, paralittérature. Complète parfaitement le précédent)

http://forums.bdfi.net/index.php (Forums de discussions du site Base de Données Francophone de l’Imaginaire. Ils sont relatifs aux genres science-fiction, fantastique, fantasy, merveilleux, horreur, gore -thèmes et sujets imaginaires, auteurs, collections…)

 http://www.annees-marabout.com/portal.php ( Une revue de la collection Marabout, de ses héros, surtout Bob Morane, Doc Savage, Nick Jordan, Harry Dickson, et de ses illustrateurs : joubvert, Attanasio, Forton, etc.)

http://eudesjf.free.fr/Nick_Jordan/accueil_nj.htm (le site non officiel du héros créé par André Fernez)

http://aproposdebobmorane.net/index.php (tout ou presque sur Bob Morane -aventures, livres, débats, rencontres)

http://www.imaginaire.ca/index.htm ( Tout sur Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain de Jean Ray, mais aussi sur Bob Morane, Clive Cussler, les éditions Marabout, Jules Verne, Sherlock Holmes)

http://www.bdgest.com/forum/jerome-k-jerome-bloche-t5308-280.html (toute la BD, notamment franco-belge avec, parmi bien d’autres sujets, 15 pages sur Jérôme K. Jérôme Bloche)

http://www.hermannhuppen.com/forum/ très complet sur l’auteur Hermann, notamment sur sa série post-apocalyptique Jérémiah)

http://www.inedispirou.net/forum/index.php (le journal Spirou mais aussi les personnages -Spirou et Fantasio- et les albums passés à la moulinette)

http://franquin.org/forum/viewforum.php?f=14 (toute l’oeuvre d’André Franquin : Gaston, Spirou, Modeste et Pompon, etc.)

http://www.centaurclub.com/forum/ (tout ce qui a trait à Blake et Mortimer, les personnages créés par Edgar P. Jacobs)

http://tintinophile.xooit.fr/index.php (les Aventures de Tintin, forum des tintinophiles que complète utilement le suivant:)

http://www.tintin.com/index2.php#/home/home.swf

http://www.thorgal-bd.fr/forum/ (Thorgal et son univers)

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« C’est la capacité d’accéder à la Volonté de Puissance qui conditionne, chez les individus comme chez les peuples, comme chez les espèces, la loi vitale de la survie. La morale n’est acceptable que si elle est retreinte à une communauté ethnique. Il ne peut exister de morale universelle puisque l' »homme universel » n’existe pas. Comme un torrent chaque peuple viril et vivant cherche à creuser son lit. C’est ainsi. Et malheur à ceux qui renoncent, ils disparaitront.

Cependant, cohabitant sur la même planète, les humains devront s’entendre au moins pour préserver leur environnement écologique commun. Mais cette entente ne pourra pas seulement se fonder sur la négociation et sur la concorde, compte tenu de la nature humaine, par définition polémique et égoïste. Elle doit aussi reposer sur les rapports de force.

Telle est la loi tragique de la vie, dans laquelle ne s’immisce aucune « logique supérieure », mais simplement la sélection et la suprématie du plus puissant dans tous les domaines (démographie, économie, capacités militaires, culte et éthique), quelle que soit la stratégie par laquelle cette force s’exprime, qu’elle soit ruse ou brutalité ».

Guillaume Faye, Avant-guerre.

ce qui est parfaitement évident aujourd’hui …

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Depuis la fin du XIXe siècle, on a coutume de considérer que c’est la gauche qui est de tous les « bons » combats, opposée à une droite qui s’obstinerait à servir les causes les plus éhontées. C’est sans doute pourquoi, même si je me l’explique pas vraiment, le Parti Communiste, quoi que ne représentant plus en France qu’à peine 3% des votants, a su conserver son aura de respectabilité et de « mouvement comme les autres », alors qu’il n’est, semble-t-il par essence, ni plus ni moins qu’ une entreprise criminelle !

« Les archives et les témoignages abondants montrent que la terreur a été dès l’origine l’une des dimensions fondamentales du communisme moderne. Abandonnons l’idée que telle fusillade d’otages, tel massacre d’ouvriers révoltés, telle hécatombe de paysans morts de faim, n’ont été que des « accidents » conjoncturels, propres à tel pays ou à telle époque. Notre démarche (…) considère la dimension criminelle comme l’une des dimensions propres à l’ensemble du système communiste, durant toute sa période d’existence..

De quoi allons nous parler, de quels crimes ? Le communisme en a commis d’innombrables : crimes contre l’esprit d’abord, mais aussi crimes contre la culture universelle et contre les cultures nationales. Staline a fait démolir des centaines d’églises à Moscou; Ceaucescu a détruit le cœur historique de Bucarest pour y édifier des bâtiments et y tracer des perspectives mégalomaniaques; Pol Pot a fait démonter pierre par pierre la cathédrale de Phnom Penh et abandonné à la jungle les temples d’Angkor; pendant la Révolution culturelle maoïste, des trésors inestimables ont été brisés ou brûlés par les Gardes rouges. Pourtant, si graves que puissent être à long terme ces destructions pour les nations concernées et pour l’humanité tout entière, de quel poids pèsent-elles face à l’assassinat massif des gens, des hommes, des femmes, des enfants ?

Nous n’avons donc retenu que les crimes contre les personnes qui constituent l’essence du phénomène de terreur. Ceux-ci répondent à une nomenclature commune, même si telle pratique est plus accentuée dans tel régime : l’exécution par des moyens divers -fusillade, pendaison, noyade, bastonnade; et dans certains cas, gaz de combat, poison ou accident automobile-, la destruction par la faim -famines provoquées et/ou non secourues-, la déportation -la mort pouvant intervenir au cours du transport (marches à pied ou wagons à bestiaux) ou sur les lieux de résidence et/ou de travaux forcés (épuisement, maladie, faim, froid). Le cas des périodes dites de « guerre civile » est plus complexe : il n’est pas aisé de distinguer ce qui relève du combat entre pouvoir et rebelles, et ce qui est massacre de populations civiles.

Nous pouvons néanmoins établir un premier bilan chiffré qui n’est encore qu’une approximation minimale et nécessiterait de longues précisions mais qui, selon des estimations personnelles, donne un ordre de grandeur et permet de toucher du doigt la gravité du sujet :

URSS, 20 millions de morts,

Chine, 65 millions de morts,

Vietnam, 1 million de morts,

Corée du Nord, 2 millions de morts,

Cambodge, 2 millions de morts,

Europe de l’Est, 1 million de morts,

Amérique latine, 150 000 morts,

Afrique, 1,7 million de morts,

Afghanistan, 1,5 million de morts,

mouvement communiste international et partis communistes non au pouvoir, une dizaine de milliers de morts.

Le total approche la barre des cent millions de morts. »

Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme. Robert Laffont.

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« Ma géopolitique est au fond assez naturaliste. Elle puise des clés d’explication dans la Nature. Cette nature dans laquelle les groupes ou clans d’animaux supérieurs (singes, loups, etc.) sont gouvernés par deux instincts supérieurs fondamentaux : l’instinct de territoire et l’instinct de hiérarchie. Deux instincts qui se rattachent au fond à la logique de l’être qui sont à la fois permanents et primordiaux (ils priment sur les autres instincts dits secondaires). Les instincts secondaires sont les instincts épisodiques de nourriture et de reproduction. Cette distinction dans la nature entre instincts supérieurs et secondaires est complétée par la distinction entre individus dominants et individus dominés. Les premiers sont caractérisés justement par leur dévouement aux instincts supérieurs, les seconds par leur aliénation aux seuls instincts secondaires. Et il est essentiel de remarquer que les groupes d’animaux supérieurs comptent toujours des dominants et des dominés, cela dans des proportions quasiment identiques quelles que soient les espèces vivantes supérieures.

Or les sociétés humaines, certes infiniment supérieures, n’en obéissent pas moins à ces règles. Dire cela n’est pas rabaisser les hommes. L’animal dominant est capable souvent de comportements nobles, plein de courage et de sacrifice au service de son groupe.

Dans chaque société identifiée, c’est à dire caractérisable par une identité ethnique et culturelle (religion, système de pensée), des dominants font l’histoire en soulevant et en orientant la masse dominée. Chacune de ces sociétés se bat pour le contrôle d’un territoire et pour affirmer un rang hiérarchique. Les civilisation européennes et asiatiques se sont ainsi toujours battues pour arracher la primauté. Au cours des cinq derniers siècles, ce sont les Européens qui eurent la main sur l’histoire. Mais ils sont en train de perdre cette main… Pour quelle raison ? Parce qu’en eux ont triomphé des idéologies qui ont abaissé les instincts supérieurs de territoire et de rang au profit des instincts secondaires, c’est à dire au profit du règne de la Matière. Ce qui n’est pas nouveau, c’est que les dominés sont gouvernés par les instincts secondaires. Cela a toujours été et dans toutes les civilisations. L’Asiatique  moyen ou le Russe moyen d’aujourd’hui ne sont pas moins matérialistes que l’Européen moyen. Mais, ce qui est train de faire la différence, c’est qu’au sein des élites d’Asie et de Russie, et contrairement aux élites européennes, les dominants ne se battent pas seulement pour l’avoir; ils se battent pour l’être, c’est à dire pour le prestige de leur peuple et de leur civilisation. Leur combat n’est pas entravé par les idées universalistes et compassionnelles qui ont affaibli les Européens. Autrement dit : dans les civilisations qui montent, les dominants s’assument en tant que tels et c’est ce qui donne à l’Européen oublieux cette impression que les civilisations montantes sont cruelles. La décadence des Européens tient au fait qu’ils sont arrivés à un tel degré de refus de la hiérarchie naturelle entre dominants et dominés qu’ils ont permis aux instincts secondaires d’affaiblir considérablement les instincts supérieurs. Les expressions de l’inversion sont d’ailleurs multiples : elles vont de la féminisation des comportements jusqu’à la négation de toute méritocratie. »

Aymeric Chauprade

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En regardant les statistiques du Chemin, je m’aperçois que 4 946 visites ont été générées par la recherche « requin blanc » … donc, à ces 4 946 personnes, je me permets d’offrir ce requin que je viens de trouver ici.

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