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DSCF5155O Belaros, écoute nos paroles d’apaisement
Loué sois-tu Belaros Balcons-Beimenia, fils de Dot, petit-fils de Net
Toi qui as rang de dieu des Profondeurs
Chef de la race des Vouivres et des Anguipèdes.
Roi des démons et des ténèbreux,
Belaros du Mauvais Oeil, roi borgne,
Homme plus ancien que le monde,
qui peut, quand on soulève les sept paupières
qui protègent son oeil unique,
arrêter le coeur des hommes
et d’un seul regard réduire une armée en cendres.
Seigneur sorcier des Uomorioï dont les ténèbres funestes
mettent en fuite tous les animaux et glacent l’âme des hommes,
écoute le chant que nous disons pour toi, Belaros le Fort !
En ces jours sombres, toi qui triomphes en ce début d’année
et qui connaîtras ton apothéose au solstice d’hiver,
tu vas régner en maître incontesté sur nos terres.
Mais épargne nous, ne nous assaille point
Le javelot levé, ne le lance point !
Jusqu’au retour de nos dieux de lumière qui se retirent dans leur demeure,
regarde avec bienveillance
le savant et ses livres, l’artisan et ses outils,
l’artiste et ses oeuvres, l’agriculteur et sa charrue,
le guerrier et ses armes, nos foyers et nos familles,
nos tribus et nos clans, nos maisons et nos champs,
nos animaux et nos récoltes, la graine dans la terre et le fruit dans la fleur.
Mais exerce si tu le veux,
ta Puissance et tes pouvoirs de destruction sur nos ennemis.

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DSCF5119Loué sois-tu DAGODEVOS, dieu tout puissant et très bon.

Toi qui nourris notre corps de ton chaudron d’abondance

Loué sois-tu TOUTATIS, père du peuple gaulois.

Toi qui défends la culture et l’identité des Celtes menacés.

Loué sois-tu TARANIS, maître des tempêtes.
Toi qui nous donnes jour après jour la force de lutter dans les combats.

Loué sois-tu LUGUS au bras long, lumière du monde.

Toi qui nourris notre esprit de ta science parfaite.

Loué sois-tu ESUS, prince de l’Univers, bûcheron divin.

Toi qui crées et détruis, tout à la fois.

Loué sois-tu OGMIOS, « parleur des Dieux », premier de tous les druides.

Toi qui fis don à notre peuple de ton écriture sacrée.

Loué sois-tu SUCELLOS, le « bon frappeur », protecteur des foyers celtes.

Toi qui aides le vieillard à franchir l’initiation suprême.

Loué sois-tu CERNUNNOS, grand cerf de la forêt gauloise.
Toi qui es l’image de la nature féconde et gardien des secrets du monde souterrain.

Loué sois-tu BELENOS, jeune dieu aux boucles d’or, fils chéri de la Grande Déesse.

Toi qui es le principe de la lumière, de l’intelligence et de la force créatrice.

Dieu de la beauté, de la générosité, de l’harmonie.

Loué sois-tu GOBANNON, forgeron des Dieux, maître du Feu.
Toi qui possèdes le don du sortilège, les vertus du guérisseur et le privilège de verser l’Hydromel.

Loué sois-tu NODONS, dieu-roi au bras d’argent

Toi, garant de la Justice, qui régule et distribue les biens de la communauté.

Loué sois-tu SMERTRIOS, pourvoyeur et dieu guerrier.

Toi qui rends possible la prospérité en exterminant les ennemis de l’homme et du bétail.

Louée sois-tu ANA, mère des dieux et des hommes.
Toi qui assures la prospérité et protège la famille.

Louée sois-tu RIGANTONA, Grande Reine de l’Autre Monde.
Toi qui es aussi protectrice et nourricière.

Louée sois-tu BELISAMA, reine très brillante et très rayonnante.
Toi qui protèges nos guerriers dans les périls qui les guettent.

Louée sois-tu EPONA, déesse cavalière, déesse jument, principe de vie.
Toi qui protèges les foyers et assures la fécondité.

Louée sois-tu BRIGANTIA, très puissante et très honorable déesse, la «Très Élevée».

Toi qui veilles sur le feu sacré de la tribu et de chaque foyer.

Louée sois-tu MATIRONA, Grande Mère et Reine du monde où nous vivons.
Toi qui représente Talantio, la Terre fertile.

Louée sois-tu NANTOSUELTA, «rivière qui serpente», «vallée chauffée par le soleil»

Toi qui protège les vivants et les morts.

Louée sois-tu ROSMERTA, la « Grande Pourvoyeuse », calme et sereine.
Toi qui redistribues sans compter ce que produit la Terre.

Louée sois-tu SIRONA, la « stellaire », déesse de la lumière lunaire.
Toi qui es liée aux eaux, aux sources et aux fontaines.

Louée sois-tu CATUBODUA, la « Corneille des combats ».

Toi qui donnes la Victoire à ceux que tu as choisis .

Louée sois-tu DAMONA, déesse des eaux qui guérissent.

Toi, couronnée de blé, accompagnée du Serpent, qui promet la fertilité.

A toutes ces déesses et ces dieux, comme à celles et ceux qui ont pu être oubliés, ainsi que les Iemni, les Rudiani, et les Annacni, nous rendons grâce ce jour pour tous les bienfaits accordés au long de l ‘année. En cette fête de Bodilones, honorons aussi Moccos « le Porc » et Boucca « la Vache » qui protègent les soues et les étables et maintiennent les troupeaux sains, vigoureux et nombreux.

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prière païen2Aucun texte ne nous est parvenu des Druides qui considéraient que l’écrit était une parole morte. Les prières qui sont dites aujourd’hui par les suivants de la Voie des hommes du Chêne ont donc été inventées, avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins récemment. Les plus anciennes remontent à Iolo Morganwng (1747-1826), personnage controversé qui est l’auteur notamment de la Grande prière des druides qu’on retrouve dans la rituélie de la plupart des groupes (néo) druidiques.Il en est de même pour les rituels proprement dits.
Pourtant le druidisme n’est pas une tradition isolée. Il est l’aspect celtique d’une tradition et d’une religion qui s’étendaient toutes deux sur la totalité du domaine indo-européen. C’est pourquoi notre tradition est parente de la tradition germanique, de la tradition slave de la tradition grecque, de la tradition romaine et encore de la tradition védique.
La comparaison de ces traditions soeurs permet de trouver des éléments identiques entre elles et sans problème nous autorise, nous druides d’aujourd’hui, à des emprunts légitimes aux prières védiques qui, elles, nous sont parvenues dans leur état originel. Même remarque en ce qui concerne les prières grecques avec, notamment, ce très bel hymne Orphique adressé à Nature :

O Nature, déesse qui enfantes toutes choses,
mère inventive,
céleste, vénérable, divinité fondatrice, ô souveraine!
Indomptable, tu domptes tout, et splendide
tu gouvernes,
maîtresse universelle, à jamais honorée, la suprême,
impérissable, née la première, célébrée
depuis toujours, illustre,
nocturne, habile, porte-lumière, irrépressible.
Tu tournes, laissant la trace silencieuse de tes pas,
pure ordonnatrice des dieux, fin qui n’a pas de fin.
Commune à tous mais seule incommunicable,
sans père, par toi même enfantée,désirable,
délicieuse, grande et fleurie,
amoureusement tu tresses et mélanges, ô savante !
Conductrice et maîtresse, jeune fille qui donnes la vie
et nourris tout,
tu te suffis à toi-même, tu es Justice et des Grâces
la persuasion aux mille noms
régnant sur la mer, le ciel et la terre
amère aux mauvais, douce à ceux qui t’obéissent.
Tu es toute sagesse, don, sollicitude, ô reine absolue !
Opulente, tu fais croître et tu dissous ce qui a mûri.
Père et mère de toutes choses, tu élèves, tu nourris,
et tu hâtes les naissances, ô Bienheureuse, riche
en semences, élan des saisons !
Utile à tous les arts, ouvrière universelle, fondatrice,
divinité souveraine !
Eternelle, habile et très sage, tu meus tout,
et roules dans un tourbillon inépuisable le torrent
rapide;
tu coules en toutes choses, ronde, nouvelle
sous des formes changeantes.
Honorée sur ton beau trône, et, seule accomplissant
ton dessein
grondant au-dessus des porte-sceptres,
la plus puissante,
intrépide, dompteuse de tout, destin inéluctable,
souffle de feu,
tu es la vie éternelle et la providence immortelle.
À toi tout appartient, car toi seule as tout fait.
Je te supplie, ô déesse, d’amener avec les saisons
heureuses
la paix, la santé et la croissance de toutes choses.

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Attila« La solution du conflit entre l’individu et la société est la culture. La culture n’a que peu en commun avec l’instruction. Elle est d’une part un ensemble cohérent de principes intangibles qu’aucune autorité, aucune législation ne peuvent remettre en question, d’autre part la claire conscience de ces principes chez tous les membres de la société, de sorte que le moindre viol produirait une immédiate révolte. Sans cette vigilance populaire, très puissante chez les Européens de l’Antiquité, les principes sont bientôt lettre morte comme c’est le cas de nos jours.
La christianisation nous a imposé des valeurs de soumission contraires à nos instincts, une morale socialement inapplicable, assurant ainsi la promotion des lâches, des hypocrites, des cyniques, opérant la sélection à rebours en brûlant les penseurs les plus intelligents, les hommes les plus fiers et les plus courageux, les femmes les plus belles et les plus libres. Le carriériste actuel, le troupeau médiatisé, l’exploité incapable de révolte sont les enfants de l’Inquisition et de la christianisation au sujet de laquelle on ne répétera jamais assez qu’elle eut lieu presque uniquement par la violence comme en Amérique au temps des conquistadors.
Et la civilisation ? le mot signifie étymologiquement urbanisation tout comme le concept de police vient du grec polis (la ville). Voilà qui s’accorde mal avec la liberté : promiscuité dans l’habitat, horizon bouché, couvre-feu, enceinte fortifiée, flics à la poterne et dans les rues, surveillance par le voisinage et cancans.
Je hais la ville. J’ai besoin de voir loin, de respirer librement, de marcher au rythme qui me plaît sans me faire bousculer ou devoir zigzaguer entre des bovins hébétés. Je comprends la réaction des Goths devant Rome : »Vivre là-dedans c’est s’enterrer vivant. » Je comprends aussi la réponse d’Attila à l’empereur de Byzance : »tu as pensé m’éblouir par ton luxe, mais je mets mon honneur aussi simplement que le plus pauvre de mes guerriers ».
L’art, la technique exigent la ville ? Foutaise ! Celtes et Nordiques avaient porté la métallurgie, la bijouterie, la charpente, la sculpture sur bois, l’hydrodynamisme à un niveau insurpassé. Ils savaient tanner les peaux et tisser, avaient d’immenses connaissances en médecine naturelle et en astronomie. »

(à suivre)

(Robert Dun – Une vie de combat)

alix-la-cite-engloutie-dessin-ferry-druide

Le jugement druidique sur le nationalisme part évidemment de la conception druidique du patriotisme et du culte des ancêtres ou des héros.
Le patriotisme qui en résulte est l’attachement ou l’amour légitimes que l’on porte à sa patrie, c’est à dire à cet ensemble de biens liés à un territoire natal: une nation, une ethnie, une langue, une culture et surtout une histoire.
Ces biens sont ainsi comme le patrimoine d’une communauté, plus ou moins étendue, l’unifiant dans l’espace et le temps.
A l’origine, la patrie est la terre des pères; mais le mot a fini par désigner l’ensemble de la communauté elle-même avec ses trésors. Car la patrie donne naissance à la nation quand elle atteint une certaine cohésion sociale et politique. Le nationalisme n’est alors que la culture des valeurs propres de la nation, de son indépendance, de son autonomie. Le nationalisme n’est alors dans ce cas qu’une manifestation du patriotisme.
L’affection que l’on porte alors à cette patrie comme à une famille élargie, correspond à un devoir et est une valeur fondamentale.
La nation est donc une valeur importante mais qu’il convient pourtant de repenser aujourd’hui dans un contexte nouveau.
L’homme ne peut vivre et se développer que dans un milieu social, une culture, un mode de vie, liés à une histoire, à un territoire et une tradition.
Cet ensemble d’hommes et de valeurs dans lequel chacun se sent chez soi, dans son identité profonde, est comme l’extension de la famille. C’est précisément cette idée de famille qui est à la base de celle du mot patrie, mot marquant le lien avec le père, la tradition, les racines (culte des ancêtres).
La mère chez les Celtes symbolise également la Patrie. L’éviction de cette matrie dans la langue française est le résultat de la latinisation opérée par le christianisme.
Se rattacher à une lignée (à une « razza » comme disent les italiens, à une histoire, à une culture, le plus souvent par la médiation d’une langue, est un besoin profond de la nature humaine.
Pour les druides, ethnies et nations sont donc des valeurs importantes et l’idéal patriotique de ce culte des ancêtres a donc dans ces conditions toujours un rôle à jouer. Il faut se méfier cependant des déviations de type hébraïque du nationalisme (un peuple; élu; une Loi, un Dieu; des armées… une race; élue, etc.)

(revue « le Druidisme » – Éléments de base)

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feuDocument numérisé« Avec Prométhée, nous sommes lignée des Dieux
Terre, Olympe merveilleux.
Avec Alexandre, nous sommes Grèce conquérante
Et Sparte et sa rigueur.
Avec Scipion nous sommes Rome triomphante
Et ses légions et sa grandeur.
Avec Paracelse, nous sommes païens irrespectueux
Maîtres des sciences, Maîtres du Feu
Nous sommes toute la vertu, toute la sagesse
Nous sommes l’héritage du Sang, le courage du Cœur
L’audace de l’Esprit, la fierté de l’Honneur
Nous sommes toute la Santé, toute la Jeunesse
Nous sommes aussi le Rire
Rire joyeux, Rire libre, Rire éclatant
Rire qui éclabousse de couleur
Le cortège des heures sombres
Rire Beauté, Rire Soleil, Rire Enfant
Rire mépris du danger, Rire insolent
Rire moqueur aux faussaires du monde
Rire Amour de la Vie

Nous sommes le Rire des Hommes »

(Maurice Rollet)

Yoga-au-bord-du-Gange-Rishikesh

« Cultivez l’émerveillement. Ne cessez jamais d’admirer la beauté, l’harmonie du monde… Fuyez l’insensibilité, ne soyez jamais blasés, satisfaits ou repus. »

(Frédéric Lenoir. L’Ame du Monde.)

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indo-européens

« La lutte pour les « patries charnelles » ne relève pas de la frigide rationalité, mais de la passion, de la volonté et du rêve de quelques hommes, à la fois activistes et poètes, qui ont la nostalgie d’un devenir identitaire. Comme tous les poètes, ces hommes sont des rebelles. Ils refusent le carcan des géométries abstraites qui séparent arbitrairement des communautés de culture et de destin. Ils contestent la loi imposée du dehors et participent au mot d’ordre du Sinn Fein, lequel signifie « nous-mêmes ». Rebelles, ils s’insurgent contres les humiliations imposées par les États modernes négateurs des identités, méprisant des anciennes allégeances et suspicieux à l’égard de la permanence des différences. Poètes fraternels, porteurs de la « longue mémoire », ils s’insurgent contre l’amnésie imposée et se lèvent au nom de peuples qui ne se souviennent plus très bien et chez lesquels, dans le secret d’une langue partagée, ils réveillent des rêves anciens et des rites perdus, parfois plus que millénaires.[…] Chez Saint-Loup, l’apologie des « patries charnelles » est inséparable d’une vision païenne de l’histoire et du vivant. Pour lui, les peuples participent au « chant de la terre » et portent en eux leur propre transcendance. »

Jean-Jacques Mourreau. Rencontres avec Saint-Loup.

adoubement

« Tu te dois d’être sain, tu te dois d’être fort,
Être dans tout domaine avide de savoir
Sans dogme et sans tabou, tout connaître et tout voir
Et toujours au plus loin poursuivre ton effort.

Tu dois obéissance à tes chefs, à nos lois
Tu dois être fidèle à ton clan, à tes frères
Partager avec eux joies et peines entières
Pour eux au sacrifice pousser ton don de toi.

Tu dois autour de toi être exemple toujours
Enseigner, éduquer, sans mépris, sans faiblesse
Honnête et généreux, servir sans bassesse
Ceux qui sont de ton monde et partagent tes jours.

Sois brave, sois loyal, et méprise la peur
Même si au combat, ton passage est trop bref
Aie toujours l’ambition, aussi l’orgueil d’un chef
Pour ton sang, pour ton clan, ne vis que dans l’Honneur. »

Maurice Rollet

kernunnos

« La plupart des problèmes du monde actuel proviennent des idéologies monothéistes, répandues par des prophètes qui se croient ou se disent inspirés, et prétendent détenir la vérité. Ceci est évidemment une absurdité car la vérité n’est pas une. La réalité du monde est multiple et insaisissable. Seuls ceux qui sauront se libérer des monothéismes, des dogmatismes, des croyances aveugles, du christianisme, de l’islam, du marxisme pourront se rapprocher de la multiplicité du divin, remettre l’homme à sa place dans la Création et trouver la voie de la tolérance, de l’amour, ainsi que de l’amitié des bêtes, des hommes et des dieux. »

(Alain Daniélou. Le chemin du labyrinthe.)

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