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… bon, on va aller paradoxalement s’oxygéner un peu, se purger de l’air pourri de la vie publique et politique au fond des grottes en s’interrogeant sur leur acoustique : alors donc, les hommes préhistoriques peignaient-ils de préférence les zones de leurs grottes où l’acoustique était la meilleure, ce qui pourrait expliquer la répartition jusque-là incompréhensible des peintures dans de nombreuses grottes, ignorant des murs pourtant parfaitement utilisables?

Pour répondre à cette question, un professeur à Paris-X, Iegor Reznikoff, a testé divers sons et tonalités de voix dans une dizaine de sites paléolithiques français ornés, en notant sur un plan là où la résonance était la plus nette, les sons les plus amplifiés.

En superposant ces données avec les relevés des peintures, il s’est rendu compte qu’il y avait jusqu’à 90 % de correspondance ! Le site le plus frappant est celui du Salon noir, dans la grotte de Niaux, en Ariège.

Je ne peux pas m’empêcher de penser à François Augiéras qui, dans sa Grande Caverne de Domme s’essayait à jouer la musique des Dieux:

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« D’un doigt, je fais chanter une corde, gai, ému, avant de poser les mains davantage sur le grand jeu, paisible encore, des souples fils de nylon. C’est un instrument à ne donner aucune mélodie, mais à jouer l’absence d’espace et de temps, l’existence absolue au coeur de la Lumière Divine. Puis, la décision prise d’inventer un monde, un instrument à bâtir, à coups de résonances, des espaces et des temps, des séries de paraboles, des hasards infiniment répétés, modulés, avant de les détruire en un chant frénétique, toutes cordes vibrant. Un instrument pour jouer cela et rien d’autre. La Musique des Dieux. La Nôtre. Jamais deux fois semblable, toujours improvisée.

En ce milieu de l’après midi; un instant j’hésite à mettre en branle les cordes, tant j’ai de joie à me savoir dans cette belle caverne, loin des Hommes qui n’ont pas réussi à m’empêcher de m’installer dans un temps sacré et dans une civilisation qui leur sont radicalement étrangers. Avoir aménagé cette grotte à leur insu, malgré eux, contre eux, quelle revanche ! Je vis sur cette planète comme Nous vivons ailleurs ! De bonheur je ferme les yeux; les cigales crissent dans les taillis, comme une immense basse sonore qui me parvient obstinément assourdie dans cette grande caverne aux immenses étoffes.
Paupières closes je pince une corde. D’une main j’étouffe délicatement la vibration, la maîtrisant sous une pression du doigt, cherchant le son primordial Brahm, créateur et soutien des Mondes. Une autre corde, plus bas sur l’échelle des sons, est touchée doucement, sans que cette seconde vibration ait un rapport harmonique quelconque avec la première : elle est un second son primordial perdu dans l’Infini. J’ébranle les cordes, du grave à l’aigu, lentement. Rien n’unit encore les calmes résonances; je joue l’absence des espaces et des temps, l’existence absolue, l’énergie primordiale non manifestée, inconnue des humains. Puis, après une longue paix divine, les vibrations, encore séparées par d’incroyables distances, tendent à se rapprocher peu à peu, par affinités, par jeu, à grands coups de hasard. Le rythme naît; des rapports harmoniques s’établissent un à un; tandis que, de temps à autre, avec un morceau de bois je frappe mon instrument violemment. Je joue la Lumière au commencement d’un Monde, et je suis la Lumière. Je suis le Premier Jour, l’heureuse surprise de la Lumière naissante, et celui qui la crée. Un Monde naît de ma seule volonté de l’entendre, tandis qu’à coups de vibrations toujours plus rapides j’en soutiens l’existence. Un ton plus haut, je le vois ce Monde : il brille, azur, enfant de mon amour. Je suis l’âme des cordes et la pure joie d’exister.

De la main gauche, inlassablement, je module, retiens, amplifie les sonorités; j’invente des espaces; mon âme danse et donne aux belles cordes, qui sonnent sous mes doigts, le désir de vivre dans tous les temps possibles.

Mon délire sonore va s’amplifiant jusqu’au parfait bonheur: je me fragmente en âmes. Je suis l’Energie qui s’éprend de son oeuvre. Au fil de sons inlassablement répétés, mettant en cause, battant toute l’étendue du registre, je tonne, j’explose. En un spasme divin, ce Monde, je le jette hors de moi, toujours paupières closes, pour le mieux voir, ce fils de ma joie d’être de toute Eternité. Et me tais.

Dans ma grande caverne, après un long silence, une note cristalline s’élève et chante, une seule mais infinie : c’est le murmure de la tendresse. Mon âme divine plane, heureuse : comme un oiseau, ailes largement déployées, virant au dessus des arbres, je vois mon ombre passer rapidement sur un monde très jeune encore, qui Me reconnaît et M’adore ».

François Augiéras : Domme, ou l’essai d’occupation

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ben, décidément, y a pas grand monde qui trouve grâce à mes yeux en ce moment … Céline Dion qui pouvait être, à une époque, une pas mauvaise chanteuse (j’aimais bien la chanson du Titanic …), maintenant se contente de hurler … c’est moche comme tout… c’est pathétique
bon, pendant qu’on y est, on va flinguer en vitesse ce pauvre Christophe Mahé… qui braie et grince, de manière discordante en plus … y en a beaucoup que j’aime pas, mais lui est peut être le seul à me propulser vers la radio pour lui couper le sifflet dès que je reconnais sa laide petite musique … même les premières notes, sans la voix, me font grincer des dents … il a pourtant l’air d’afficher une grande conscience de sa valeur… il a tort
puisqu’on parle de nouvelles variétés, Da Silva et Ridan sont à cent coudées (et même bien plus) au dessus de ce produit fabriqué …

J’aime pas Gainsbourg…. je trouve ça nul, ça me fait toujours bondir quand on dit devant moi qu’il a du génie … du génie Gainsbourg ? au début, ouais, c’était plutôt pas mal, peut être, « la Javanaise », « le poinçonneur des Lilas », quelques autres sans doute… mais après … les seules belles mélodies c’est des trucs qu’il pique dans la musique classique et ses chansons, genre « no comment », « sea, sex and sun » je trouve que c’est carrément de la merde, ultra facile, provocation à deux balles …. à son image d’ailleurs parce que quant à la grandeur d’âme du personnage et à son « humanisme »… j’ai jamais oublié une émission de télé où il était bourré (pour accréditer son image de marque comme d’hab ) et insultait laborieusement Catherine Ringer des Rita Mitsouko…, sans doute pour se venger de leur talent, la traitant de « putain » parce qu’étant jeune elle avait tourné dans des pornos pour bouffer … p… (c’est le cas de dire) quand ce mec pelotait des femmes en public (je me souviens aussi de Catherine Deneuve), quelle haleine épouvantable il devait avoir …

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