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saintloupnoubliezjamais.jpg            En l’honneur de nos morts tombés le 6 février 1934, voici un texte de Saint-Loup qui rappelle que plusieurs voies s’offre au guerrier pour combattre et se sacrifier.

« Jusqu’en 1941, la collaboration franco-allemande, dans la mesure où elle existait, intéressait presque exclusivement les partis politiques de la zone « Nord », les journalistes et les écrivains, une certaine aristocratie et, bien entendu, les affairistes parmi lesquels bon nombre de Shylock israélites n’étaient pas les derniers à prélever leur livre de chair sur le monstre hitlérien. Le peuple, lui, se réservait. L’Allemagne n’avait exporté que les formes les plus détestables de sa puissance : la Wehrmacht frédéricienne, sa police, ses commissions de réquisition et d’achat. Elle conservait les prisonniers tombés entre ses mains après le plus loyal des combats. Alphonse de Châteaubriant, les deux Abel, Bonnard et Hermant, Drieu La Rochelle, Brasillach avaient annoncé qu’elle apportait, dans ses fourgons, la révolution fasciste. Les ouvriers attendaient une application française de cette prodigieuse transformation sociale réalisée en Allemagne par Hitler. Lui qui avait « rendu l’honneur » au peuple travailleur, qu’attendait-il pour déprolétariser la France ?

La collaboration s’enlisait. Aux questions de plus en plus angoissées de Drieu et de Brasillach, le directeur de l’Institut allemand, Karl Epting, ne pouvait jusqu’à nouvel ordre qu’opposer la déclaration du prophète hitlérien : « Le National-Socialisme n’est pas un article d’exportation ». Il lui était plus facile de donner satisfaction à François Mauriac qui, lui, ne demandait pas autre chose qu’un appui pour se faire jouer à Paris.

La collaboration avait rallié les plus grands des écrivains français. Plus réservé qu’Henry de Montherlant qui donnait des articles à La Gerbe, ou Giono dont Signal campait le personnage de faux-prophète, Louis-Ferdinand Céline me disait, alors que je lui demandais un article :

-Mon p’tit, j’ai écrit sur les Juifs tout ce qu’il fallait avant la guerre. Maintenant que les Boches sont là, j’veux pas en remettre. Je crache pas sur les vaincus !

Brasillach ne crachait pas sur les vaincus mais il attendait de Mussolini et d’Hitler la réalisation du fascisme qu’il avait annoncé à la France. Angoisse extrême. Nous avions sacrifié le nationalisme – trente avant ans avant la CED ou le Marché commun – en faveur d’une Europe unie et socialiste. Et le visage qui s’en dessinait, à travers les silences de l’Allemagne, les réticences d’Hitler, c’était un espace asservi à une nouvelle hégémonie nationale. À travers les lignes de Brasillach on pouvait lire les prémices d’un proche désenchantement.

22 juin 1941. L’Allemagne s’est jetée sur la Russie. Août 1941, Jacques Doriot, Marcel Déat, Costaini, Deloncle fondent la « Légion des Volontaires Français » contre le Bolchevisme. Désormais une porte permet de sortir, dans l’honneur, de l’imposasse de la collaboration. Se faire tuer sur le front de l’est, aux côtés des soldats allemands, voilà le moyen idéal de résoudre toutes les contradictions internes. Dans une autre hypothèse, vaincre la Russie aux côtés de l’Allemagne, c’est acquérir des pouvoirs et des droits sur elle, un moyen d’imposer le fascisme européen tel que l’entend Brasillach.

C’est aussi, donner de soi-même, en tant qu’homme politique, écrivain ou philosophe, un gage d’authenticité. Or, que rencontre-t-on dans la « LVF » ou la « Waffen SS » sur ce front où « le Diable se plaît à rire » ? Des ouvriers, des paysans, des soldats de carrière, mais fort peu d’intellectuels ! Deux écrivains seulement, dont l’exquis Jean Fontenoy, une poignée de journalistes, Lousteau, Azéma, Caton, Le Merrer. Tout le monde attend Brasillach.

Il apparaît en 1942, dans le cortège de François de Brinon qui visite les postes LVF installés entre la Bérésina, Gomel et Vitebsk, en plein pays partisan. Je me souviens de son air émerveillé et craintif en même temps, alors qu’il passait devant les rudes gaillards trempés dans le bain glacé ou brûlant de la Russie. Je le revois touchant avec une sorte de respect les longs canons noirs de MG 34 et j’aperçois encore les larmes qui brillaient dans ses yeux tandis que montait, le long des mâts des petits postes, le drapeau tricolore qu’une poignée d’hommes faisaient flamber sur ces espaces inhumains.

Il disparut, entre deux blindés légers de reconnaissance, dans le sillage de l’ambassadeur, alors que le crépuscule bleu pénétrait dans les isbas et nouait ses crêpes autour des croix de bois marquant les tombes nombreuses, si nombreuses, de nos camarades français reposant dans le cimetière de Smorki. Il allait visiter les célèbres fosses de Katyn où se décomposait l’élite des officiers de l’Armée polonaise, « l’intelligenzia » héroïque de ce petit peuple, assassinée par Joseph Staline. On le revit plus sur le Front de l’Est.

Je le rencontrai de nouveau en 1943, dans un salon de l’ambassade allemande de Paris. Je ne frayais jamais, par principe, avec les « salonnards » de la collaboration, une collaboration qui devenait, pour ces gens, purement alimentaire. Mais il me fallait rencontrer là Otto Abetz ou Achenbach. C’est Robert Brasillach que j’aperçus. Il se tenait appuyé aux tapisseries grises, face aux fenêtres donnant sur le jardin et la Seine, isolé, recevant de face la froide lumière du nord. On aurait dit un très sage élève de « Cagne » attendant son tour de passer devant l’examinateur. Les dames collaborantes ne le fêtaient pas. Il était célèbre, certes, mais laid. Je m’approchai de lui et saisi l’occasion pour lui demander un article.

Je dirigeai alors le journal de la LVF, Le Combattant européenque j’avais arraché à sa direction purement allemande en revenant de la Russie, avec l’aide intelligente et francophile de Bentman, le beau-frère d’Otto. Brasillach me répondit :

            -Oh, ce n’est pas vraiment possible. Le Combattant européenest un journal de soldat. Je suis indigne d’y écrire une seule ligne car l’âge et les moyens physiques de me battre à la LVF et je reste à Paris, « planqué ». Ce n’est pas possible.

Cette merveilleuse sincérité m’impressionna. Elle ne suffisait pas à expliquer l’absence de Brasillach parmi les guerriers. Je sentais bien que son courage était d’une autre essence que le nôtre, que son combat se situait à des altitudes plus élevées, mais il m’a fallu des années pour en comprendre la philosophie.

J’ai rapporté dans Les Volontaires les entretiens de Brasillach avec l’un de ses camarades de l’École normale que j’appelle, pour d’impérieux motifs de discrétion, « Le Fauconnier ». Mais je ne le revis qu’une fois en 1944. Je lui demandai :

-Quand partez-vous ?

C’était en août. La plus gigantesque rafle policière, la plus impitoyable des Inquisitions que le monde ait jamais connues, s’apprêtaient à déferler sur la France, vêtues des plus mensongères couleurs du patriotisme. Brasillach me dit :

-Je ne pars pas.

Il ajouta en souriant, timide et modeste comme à l’accoutumée :

-Voyez-vous, je suis comme Danton. Je ne peux pas emporter ma patrie à la semelle de mes souliers !

Pauvre Brasillach ! Naïf Brasillach ! Il n’avais pas compris que l’heure était venue d’écouter Trotzky : « En période de troubles graves, le premier devoir d’un révolutionnaire est de plonger dans l’anonymat des foules pour survivre. » J’avais lu Trotzky. Entre les communistes et nous n’existait qu’une fragile frontière représentée, il est vrai, par ce rideau de mort qui flambait sur le front de l’Est. Mais en ce qui concerne Brasillach, je compris plus tard que ce que je prenais pour de la naïveté n’était que la réponse fournie à l’appel du destin plus élevé que celui du révolutionnaire que j’étais.

Je ne le revis plus. J’appris la nouvelle de son supplice dans les Alpes de Bavière.

C’est en parlant avec Charles Lesca, en relisant Je Suis Partout bien des années plus tard, en République argentine, que j’ai compris pleinement le sens profond de l’absence de Brasillach parmi les guerriers du fascisme. En 1944, le climat interne du journal qu’il animait s’était profondément altéré. Il y avait le clan des propagandistes et celui des consciences. Brasillach dominait celui-ci. C’était l’époque où il déclarait :

-Je ne puis tromper mes lecteurs en écrivant que l’Allemagne va gagner la guerre puisque je sais désormais qu’elle est perdue.

Admirable leçon pour les journalistes d’aujourd’hui, qui ne savent plus résister aux ordres de « grands patrons » de presse qui poussent leurs entreprises dans les bas-fonds les plus troubles de l’esprit humain !

Enfin je compris tout. Brasillach ne s’était pas mêlé aux guerriers parce qu’il avait horreur de la guerre. Plus exactement, il ne pardonnait pas au fascisme de s’être laissé acculé à la guerre, ou de l’avoir provoquée (l’histoire ne s’est pas encore prononcée là-dessus et toutes les propagandes de « responsabilités », y compris à Nuremberg, tomberont dans l’oubli). La grande chance du fascisme, c’était la paix. Nous, les guerriers, ne regrettons rien, sinon, comme Brasillach, cette grande espérance de l’Europe fasciste en grande partie trahie par Hitler lui-même ; Hitler donnant à son appétit de nouvelles terres germaniques la primauté sur l’exportation de la révolution sociale qu’il avait réalisé et qui possédait une valeur universelle. Nous, les guerriers, avons été trompés quant aux buts de la guerre en Russie. Mais nous l’avons faite pour détruire le Bolchevisme, donc le Mal (et nous l’avons effectivement détruit en Russie) en même temps que pour sortir, le front haut, de l’impasse de la collaboration. Brasillach a choisi une autre voie, mais il s’est échappé par une porte plus étroite. Et lui vit – alors que nous sommes depuis longtemps oubliés.

Un être de lumière comme lui ne pouvait pas mener le combat avec des armes ordinaires. Il lui en fallait de mieux trempées que celles des Spartiates qu’il admirait. Il les a trouvées dans le supplice et sa mort vise plus haut que sa vie, son sacrifice porte infiniment plus loin que sa plume. Il a « transfiguré » jusqu’au fascisme qu’il soutenait.

Le fascisme, le national-socialisme sont morts en même temps que lui et ne ressusciteront point. Mais pendant que les guerriers luttaient pour leur conservation, que Spartacus poussait à l’extrême la révolte des Aryens, naissaient des formes plus hautes de la pensée, façonnées par une objectivisation de la science. L’homme d’avant 1939, qui ne pouvait se définir comme le chrétien du Moyen Age, qui ne savait plus exactement qui il était, ne savait même plus s’il « était », après 1945, sait exactement ce qu’il représente, du moins à travers les élites. Il existe aujourd’hui une nouvelle créature , une nouvelle religion.

En se précipitant sur la France en 1944, les Inquisiteurs, chargés de mission par les Cosmopolites, ne pouvaient pas ne pas commettre les fautes capitales qui ont toujours produit les mêmes effets. En suppliciant Brasillach, ils ont fourni un martyr à la religion qui venait de naître, un parmi bien d’autres, certes, mais de qualité exceptionnelle. Sanguis martyrum semet christianorum. Il est vrai qu’il ne s’agit plus de christianisme, puisque Dieu, lui aussi, est mort. »

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Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Musée du Louvre accueille chaque année 8.500.000 visiteurs. Ce blog a été vu 110 000 fois en 2015. S’il était une exposition au Louvre, il faudrait à peu près 5 ans pour que chacun puisse la voir.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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« (Entendu à France Culture) Le confesseur de Louis IX, lui avait interdit de rire le vendredi. Comme si le rire pouvait se commander. Or, il ne faut pas oublier que c’est au XIIIe siècle que l’on vit apparaître le sourire sur le visage des statues sacrées.
Y a-t-il eu opposition radicale entre le rire et la religion catholique ? Assurément, mais dans une moindre mesure que ce que l’on s’est efforcé de démontrer (je fais notamment allusion à Umberto Eco). Que l’on cesse de considérer le Moyen-Age et le catholicisme médiéval comme une période d’ignorance et d’obscurantisme. Les moines et abbés de jadis étaient tout aussi dévoyés et défroqués que nos contemporains le sont. Et l’on ne rit certainement pas davantage aujourd’hui.
La grande tendance, c’est l’intelligentsia qui se pose en juge du passé et des actions de nos prédécesseurs, de nos aïeux : « Avant, ça n’était pas la démocratie, ni l’égalité, ni le métissage institué, donc une grande chape sombre posée sur le monde. » Cette assurance qu’ont certain d’être juchés sur un observatoire, et qu’ils ne seront pas eux-mêmes dénoncés par les intelligences à venir pour la vaste entreprise de déstabilisation qu’ils sont en train d’édifier autour d’eux, est tout à fait caractéristique de notre fin de siècle.
Il faudra pourtant que nos enfants et nos petits enfants se souviennent des fossoyeurs et des apprentis sorciers, et que leurs noms demeurent synonymes de fossoyeurs et d’apprentis sorciers. »

Bruno Favrit. Midi à la source. Carnets 1990-2011)

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paganisme
« Le néopaganisme peut être défini succinctement comme le refus, parfois virulent, des valeurs et des dogmes monothéistes. Il se caractérise par une conception panthéiste et/ou polythéiste de la religion. A son origine, il y a une fascination et une idéalisation des paganismes antiques et de celui des sociétés traditionnelles. Il est indubitablement un héritier du romantisme, notamment dans son refus des Lumières, dont la naissance peut-être située dans la seconde moitié du XVIIIe siècle en Europe. Il existe différentes formes de néopaganisme : la première, souvent idéologiquement à droite, fait référence à des divinités ou à une tradition cultuelle précise et a, généralement, un fondement ethnique reposant la plupart du temps sur la reconstruction d’une religion préchrétienne fondée sur des recherches historiques; la seconde, plutôt à gauche, renvoie à un discours écolo-panthéiste souvent de nature universaliste et à un paganisme créé de toutes pièces… » (Stéphane François : »Les mystères du nazisme ».PUF)
Lecture éminemment réjouissante de cette définition du néopaganisme. L’auteur en est quelqu’un qui n’est pas de NOS amis et qui met ainsi en lumière la cause du mal qui doit chatouiller quelque peu SES amis : l’historicité, la rigueur, la précision, la recherche sont de notre côté, païens ethniques, la création de toutes pièces du côté de celui des païens écolo-universalistes … Stéphane François aurait voulu enlever toute légitimité historique aux païens qui se disent « de gauche », qu’il ne s’y serait pas pris autrement …

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chute empire romainNotre civilisation, la civilisation de l’homme blanc, agonise… J’en ai eu la confirmation en voyant par hasard sur une vidéo des concurrents d’un jeu de télé réalité, filles et garçons du plus pur type nordique, boire un grand verre de la pisse et du sperme d’un âne avant de vomir tripes et boyaux, à quatre pattes, la tête dans un seau … ce sera mon seul exemple, je n’aurais pas assez de toute ma vie si je voulais être exhaustif . Alors, je me dis : et si l’Homme Blanc arrivait en bout de course ? et si le monde n’en avait plus besoin ? ça expliquerait bien des choses, non ?

car :

« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.

Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins ; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois, leurs académies et leurs sciences pures et appliquées, avec leurs grammaires, leurs dictionnaires, leurs classiques, leurs romantiques et leurs symbolistes, leurs critiques et les critiques de leurs critiques. Nous savions bien que toute la terre apparente est faite de cendres, que la cendre signifie quelque chose. Nous apercevions à travers l’épaisseur de l’histoire, les fantômes d’immenses navires qui furent chargés de richesse et d’esprit. Nous ne pouvions pas les compter. Mais ces naufrages, après tout, n’étaient pas notre affaire.

Élam, Ninive, Babylone étaient de beaux noms vagues, et la ruine totale de ces mondes avait aussi peu de signification pour nous que leur existence même. Mais France, Angleterre, Russie… ce seraient aussi de beaux noms. Lusitania aussi est un beau nom. Et nous voyons maintenant que l’abîme de l’histoire est assez grand pour tout le monde. Nous sentons qu’une civilisation a la même fragilité qu’une vie. Les circonstances qui enverraient les œuvres de Keats et celles de Baudelaire rejoindre les oeuvres de Ménandre ne sont plus du tout inconcevables : elles sont dans les journaux.

(…) — Adieu, fantômes ! Le monde n’a plus besoin de vous. Ni de moi. Le monde, qui baptise du nom de progrès sa tendance à une précision fatale, cherche à unir aux bienfaits de la vie les avantages de la mort. Une certaine confusion règne encore, mais encore un peu de temps et tout s’éclaircira ; nous verrons enfin apparaître le miracle d’une société animale, une parfaite et définitive fourmilière. »

Paul Valéry
La Crise de l’ Esprit, première lettre(1919)

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Crise-euro-Union-européenne

« L’Europe est notre véritable patrie, culturelle, historique, ethnique, civilisationnelle, qui surplombe et englobe les patries nationales ou les patries charnelles.
Il s’agit de faire enfin de l’Europe un sujet de l’histoire. Il convient dès maintenant de se définir d’abord comme Européens, avant de se déterminer selon une nationalité juridique, tout simplement parce qu’un étranger peut se dire Belge, Allemand ou Français, mais beaucoup plus difficilement « Européen » (ou Castillan, Breton, Bavarois, etc.). L’Europe doit donc se penser comme la première communauté de destin qui, désormais, au cours du XXIe siècle devra se substituer à celles des États-nations.
D’ailleurs les autres peuples de la Terre nous envisagent de plus en plus comme Européens et non plus comme Allemands, Italiens, Français, etc. Le regard des autres est un signe qui ne trompe pas. Dans un monde planétarisé, en proie au choc des civilisations, l’Europe, démographiquement déclinante, victime de menaces mortelles, doit impérativement se regrouper pour survivre parce qu’isolés et menant chacun leur politique, ses États-nations ne font plus le poids dans un monde où toute entité de moins de 300 millions d’habitants ne pourra plus assurer son indépendance.
Or, l’Union européenne actuelle est un objet rampant non identifié et bâtard.
Les défauts rédhibitoires de l’Union européenne actuelle sont bien connus : bureaucratisme réglementaire allié au libre-échangisme planétaire, soumission globale aux États-Unis, abandon des souverainetés nationales au profit d’un « machin » sans consistance politique ni volonté, comportement erratique d’une monnaie commune sans direction, multiracialisme affiché, immigrophilie, etc. Le procès est connu. Les institutions de l’Union européenne actuelle desservent tous les intérêts des peuples européens. Mais un retour à une Europe des États-nations cloisonnés ne semble pas envisageable. L’État-nation français n’a jamais su préserver l’identité des peuples de France. C’est lui qui, le premier sous le coup de son idéologie cosmopolite, a ouvert la porte à la colonisation allogène. Nous sommes donc en face d’un terrible dilemme : la France ou l’Europe ? En réalité, la question est mal posée. Il faut se demander, en « dépassant » par le haut, et non par le bas, cette contradiction : comment faire l’Europe, la véritable Europe sans défaire ni renier la France ? La réponse est la suivante : c’est l’État français qui est critiquable, pas la France en tant qu’entité historique et culturelle. D’autre part ce n’est pas parce que l’organisation européenne actuelle est mauvaise qu’il faut renoncer à construire une autre Europe. »

(Guillaume Faye. Pourquoi nous combattons.)

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« Pétain, trop simplet pour ménager les notions de souveraineté populaire et de laïcité profondément ancrées en France, se crut futé « d’accorder » la nationalité française aux Algériens (imposer serait plus propre qu’accorder). But de cette fragile ficelle : contrer les visées américaines, anglaises et allemandes sur l’Afrique du Nord. L’idée ne l’effleura pas qu’il semait la guerre d’indépendance et l’invasion de la France.
De Gaulle compléta le travail en ouvrant tout grand les portes. Il s’imaginait sans doute que, par fierté nationale, les Algériens allaient rester, voire retourner chez eux… »
Quant au « regroupement familial », institué par Chirac, alors Premier ministre et son président Giscard d’Estaing, on ne sait trop pourquoi à moins d’envisager sans ambages la trahison !
Texte de Robert Dun assez piquant, et intéressant à exhumer, à l’heure où deux membres au moins (Myriam El Khomri, secrétaire d’État et Najat Vallaud-Belkacem, ministre) du gouvernement de notre république pourrie, jouissent de la double nationalité… qui a dit « forces d’occupation » ?…

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En général, je n’ai pas grand goût pour la poésie, sauf des grands auteurs, Verlaine, Rimbaud, Leconte de l’Isle, quelques autres encore … mais je dois dire que ce poème de Robert Brasillach, « Chant pour André Chénier » qu’il écrivit quelques jours avant d’être fusillé pour délit d’opinion en hommage au poète guillotiné comme « ennemi du peuple le 25 juillet 1794, est vraiment magnifique.

Robert Brasillach – Poèmes de Fresnes
CHANT POUR ANDRÉ CHÉNIER (1774-1944)

Debout sur le lourd tombereau,
A travers Paris surchauffé,
Au front la pâleur des cachots,
Au coeur le dernier chant d’Orphée,
Tu t’en allais vers l’échafaud,
O mon frère au col dégrafé!

Dans la prison où les eaux suintent
Près de toi, les héros légers
Qui furent Tircis ou Aminte,
Riaient de ceux qui les jugeaient,
Refusaient le cri et la plainte,
Et souriaient aux noirs dangers.

La chandelle jetait aux murs
Leurs ombres comme à la dérive.
Les cartes et les jeux impurs
Animaient les jours qui se suivent,
Toi, tu rêvais d’un sort moins dur
Et chantais les jeunes captives.

Le soleil des îles de Grèce
Rayonnait au ciel pluvieux.
Perçait les fenêtres épaisses,
Et les filles aux beaux cheveux
Nageaient autour de toi sans cesse
Sur les vagues, avec les dieux.

Tu souhaitais dans les nuits noires
Une aube encor pour t’éclairer,
Pour pouvoir attendrir l’histoire
Sur tant de justes massacrés,
Pour embarquer sur ta mémoire
Tant de trésors prêts à sombrer.

Avec les flots de l’aventure,
A travers les jours variés,
Les heures vives ou obscures,
Un siècle et demi a passé.
La saison est encore moins sûre,
Voici le temps d’André Chénier.

Sur la prison fermée et pleine
Un monde encore a disparu.
O soleil noir de notre peine,
Une autre foule est dans la rue,
Comme dans la vieille semaine
Demandant toujours que l’on tue.

Dans la cellule où l’eau suinte
Un autre que toi reste assis,
Dédaigneux des cris et des plaintes,
Evoquant les bonheurs enfuis,
Et ranimant dans son enceinte,
Comme toi, les mers de jadis.

Au revers de quelque rempart,
Au fond des faubourgs de nos villes,
Près des murs dressés quelque part,
Les fusils des gardes mobiles
Abattent au jeu du hasard
Nos frères des guerres civiles.

J’entends dans les noirs corridors
Résonner des pas biens pareils
A ceux que tu entends encor
Jusque dans ton pâle sommeil,
Et comme toi le soir je dors
Avec en moi mon vrai soleil.
Près de nous tous, ressuscité,
Le coeur plein de justes colères,
Dans la nuit on t’entend monter,
Du fond de l’ombre froide et claire,
O frère des sanglants étés,
O sang trop pur des vieilles guerres

Et ceux que l’on mène au poteau,
Dans le petit matin glacé,
Au front la pâleur des cachots,
Au coeur le dernier chant d’Orphée,
Tu leur tends la main sans un mot,
O mon frère au col dégrafé…
15 novembre 1944.

Poèmes de Fresnes

Robert Brasillach

 

assemblée nationaleEnfant bâtard de l’actuelle mobilisation contre le «mariage pour tous»: le serpent de mer de «l’union des droites» est à nouveau sur beaucoup de lèvres et dans non moins d’esprits. Alors que le clivage gauche/droite semblait avoir définitivement démontré son inanité et que de véritables recompositions pouvaient être espérées autour des vraies césures fondamentales que sont libéralisme/socialisme et localisme/mondialisme, l’actualité a offert une occasion inespérée de ragaillardir la tartufferie éculée en une nouvelle crispation partisane autour de sujets sociétaux, certes non négligeables, mais qui ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. Las! Les prurits droitards refleurissent comme boutons d’acné sur un visage d’adolescent. Chassez le naturel, il revient au galop. Au nom de la «stratégie» et de l’opportunité du moment, on glisse des montagnes du Chiapas aux arrières-boutiques de l’UMP… quelle dégringolade! C’est la grenouille qui croit qu’elle va manipuler le boeuf. Les sirènes des alliances locales, voire nationales, le fumet des postes et des prébendes, même bien modestes, font frétiller les sens et peuvent troubler les consciences…

Une fois de plus la jeunesse patriote et rebelle semble sur le point de se faire berner, enfermée dans des calculs à courte vue et des tactiques qui ont pourtant déjà démontré maintes fois, notamment en Italie, qu’elles ne menaient qu’au fiasco, à la trahison et à l’infamie. Et ce piège nous y tomberons encore et encore, tant que nous n’aurons pas compris, intégré, admis, affirmé et réaffirmé que nous ne sommes pas de droite. Nous, (…), n’avons rien de plus ni de moins en commun avec la pseudo opposition de droite qu’avec la majorité de gauche. Hollande n’est pas notre président mais Sarkozy ne l’était pas non plus et Copé le serait encore moins, si tant est que cela soit possible. Nous ne devons et pouvons pas admettre des assimilations voire des coopérations avec les fossoyeurs de la nation, les domestiques des Etats-Unis et de la finance internationale, les fourriers de l’immigration et les chantres du libéralisme, c’est-à-dire de la mondialisation.

Contrairement aux moutons et aux veaux, nous n’avons pas la mémoire courte! Le regroupement familial, l’IVG, l’imposition du Traité européen pourtant rejeté par référendum (déni de démocratie d’une autre ampleur que le mariage pour tous!), la réintégration de l’Otan, la guerre en Libye, le boom de la vidéosurveillance, la loi Hadopi, le travail du dimanche (Où étaient les sourcilleux catholiques d’aujourd’hui?), la suppression de la dite «double peine», la création de la Halde… tout cela, nous savons à qui nous le devons! De Christine Lagarde, glissant d’un ministère où elle rédigeait ses notes de service en anglais au fauteuil de présidente du FMI, à Claude Goasguen prolongeant son engagement à Occident au sein de l’association France-Israël en passant par Boutin, la tartuffe et ses missions sarkozystes à 9000 euros par mois, Guéant et ses mallettes de pognon, Parisot et sa morgue, Peltier le minot serial-arriviste, tous ces sinistres pantins sont l’antithèse de ce que nous sommes, de ce en quoi nous croyons et de ce que nous espérons pour notre peuple et notre civilisation! Il faut le dire et le marteler: nous n’avons que des ennemis à droite!

X. Eman

via Cercle non Conforme

Texte initialement paru dans Rébellion #59 (été 2013)

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J’ai reçu ces « Rencontres avec Saint-Loup » pour un prix tout à fait correct. Bel ouvrage, qui semble passionnant et que je cherchais depuis quelques temps déjà. Merci à Philippe qui a eu la gentillesse de me prévenir.

Rencontres.Document numérisé

 

Pour l’occasion, ces dernières lignes d' »Une moto pour Barbara », qui contiennent l’espoir dont on a besoin aujourd’hui :

« A l’aube du septième jour depuis son départ du col, il lui sembla distinguer au ras de la glace une ligne sombre, comme si se révélait l’océan Arctique où montait vers elle un nouveau blizzard. Avec des gestes de rêve, elle sortit les jumelles d’une sacoche et en régla l’optique. Elle reconnut dans cette ligne sombre une forêt. Dominant la forêt apparaissait un arbre de dimensions gigantesques. Elle pensa qu’il s’agissait d’Yggdrasill, l’arbre du monde, dont l’oncle Janus lui avait parlé et sous lequel il devait la conduire un jour, pour l’abandonner au bras du Chevalier Blanc, afin qu’elle assume, avec lui, son éternité selon la race. C’était un chêne-mutant qui, d’après la place occupée par lui dans les oculaires de ses jumelles, devait avoir déjà plusieurs centaines de mètres d’altitude et couvrir de ses ramures une dizaine d’hectares au moins. Barbara comprit qu’elle se trouvait en vue de Nouvelle Thulé, point de l’univers qui se trouvait en même temps au COMMENCEMENT et à la FIN, vivant avec mille ans d’avance sur le reste de l’humanité, l’Age d’Or où, de nouveau, les hommes, les bêtes et les arbres s’aimaient. Alors, elle pleura et se réjouit. »

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