You are currently browsing the tag archive for the ‘Algérie française’ tag.

Il y a cinquante ans, le 11 mars 1963 Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, était fusillé au Fort d’Ivry sur ordre de de Gaulle.

Bastien-Thiry

« Si l’on en croit le journaliste Jean-Raymond Tournoux, spécialiste des secrets d’État, au lendemain de l’exécution de Jean Bastien-Thiry, voici cinquante ans, le général de Gaulle aurait dit : « Celui-là, ils pourront en faire un héros, il le mérite ! » Ce propos donne à réfléchir. Il n’est pas nécessaire d’approuver l’action de Jean Bastien-Thiry pour reconnaître à sa figure une hauteur qui détonne dans notre époque de médiocrité. Ajoutons qu’il est naturel et légitime que les proches et les admirateurs de Jean Bastien-Thiry voient en lui avant tout la victime d’une injustice et d’une vindicte qui n’ont pas grandi l’homme contre qui il s’était dressé. Ce n’est pourtant pas le visage de la victime qui me semble à retenir. Après s’être levé par lucidité et volonté pure contre le puissant personnage qui, à ses yeux, avait corrompu tant de valeurs constitutives de notre patrie, Bastien-Thiry est allé jusqu’au bout de son engagement. Comme l’a écrit son frère Gabriel dans un livre émouvant : « Ce qu’aucun homme de métier n’avais osé faire, il l’a tenté ». De fait, bien qu’officier, il n’était pas homme de guerre, mais un savant et un intellectuel. Il fut pourtant l’homme d’un projet conduit envers et contre tout, le seul projet cohérent, il faut bien le dire, de la résistance française à la politique d’abandon de nos compatriotes d’Algérie. Puis, devant le tribunal qui le jugeait sur ordre, loin de chercher à esquiver, il a prononcé contre l’homme qu’il combattait un réquisitoire implacable qui le condamnait à une mort certaine. Bien entendu, il était trop lucide pour ne pas en être conscient. Seul celui qui met sa vie en jeu échappe à l’imposture fréquente du discours moral. Le discours peut mentir, l’acte ne ment pas. Et seul celui qui répond de son honneur sur sa vie est authentifié dans sa vérité. La mort de Jean Bastien-Thiry atteste qu’il existe des valeurs plus hautes que la vie elle-même. Voilà ce qui mérite d’être retenu, au-delà de toute pensée partisane. »

Dominique Venner

——————————————————————————————

Publicités

« Alger. 24 janvier 1960.

« (…) Il est 18 heures. L’armée vient de recevoir l’ordre de dégager le bas du Forum des manifestants qui s’y trouvent. Les parachutistes se font attendre. Les gendarmes mobiles font mouvement. L’ordre est délibérément provocateur (…) Les escadrons descendent de front les larges marches des grands escaliers du Forum. Un hélicoptère s’approche. La première grenade lacrymogène tombe sur la foule paralysée par une vision d’épouvante. Des rangées d’hommes casqués, aux yeux cerclés par des lunettes de protection avancent d’un pas de robot en tenant leurs mousquetons à deux mains, à hauteur de la hanche. Les insultes giclent comme des crachats, des pierres tourbillonnent, des objets lourds sont lancés des balcons. Les gendarmes avancent. Les crosses de fusils brisent les visages, enfoncent les poitrines, ouvrent les crânes. Algérie française ! scandent les Pieds-noirs.

Deux coups de feu claquent. Une arme de petit calibre. Une grenade offensive explose au milieu des manifestants. Genoux à terre, les gendarmes ajustent leurs tirs. Sur le balcon du PC d’Ortiz, les hommes des Unités Territoriales ripostent pour protéger les manifestants. De lourdes rafales de fusils-mitrailleurs se mêlent aux explosions des grenades larguées par les hélicos ou projetées par les lance-patates des gardes mobiles. La foule se disperse en hurlant, cherchant un abri. Les enfants crient, effrayés. Les yeux brûlés par les gaz qui les enveloppe et les étouffe, les mains collées à leurs oreilles pour atténuer le bruit des explosions. (…)

Un gendarme qui se prépare à lancer une grenade défensive sur des manifestants qui fuient est fauché par un sniper. L’engin meurtrier explose au milieu de ses camarades qui tombent, touchés par les éclats. Pris entre le feu de leur unité et ceux des trois F.M. d’Ortiz, des gendarmes s’effondrent au milieu des jardins du Forum. (…)

Il est 18 heures 25. Les bérets verts du 1er REP et les bérets rouges du 1er RCP s’interposent. Le feu s’arrête après quinze minutes de tirs.(…) Huit morts, vingt blessés chez les manifestants. Quatorze morts dont deux officiers, cent-vingt-trois blessés dont six officiers chez les gendarmes mobiles. (…)

Le drapeau tâché du sang d’Hernandez, pied-noir de Bab-el-oued tué dans la fusillade flotte sur les barricades du camp retranché. (…) »

Extrait de « Bastien-Thiry : jusqu’au bout de l’Algérie française » de Jean-Pax Méfret.

http://www.jean-pax.com/spip.php?page=chansons-chansons&id_article=23

la semaine des Barricades (24 janvier au 1er février) s’est terminée par la reddition des insurgés (les parachutistes du 1er REP auxquels se rend Pierre Lagaillarde, lui rendent les honneurs militaires). Quelques mois après, en décembre 1960, l’OAS est créée à Madrid.

Pour le deuxième anniversaire de cette semaine des barricades, 22 attentats seront commis par l’OAS dans la nuit du 23 au 24 janvier 1962

——————————————————————————————————-

Quelques heures seulement après les massacres du 5 juillet 1962 qui,ont fait plus de trois mille victimes dans la population civile européenne, de Gaulle, prend la décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE dont il a refusé de recevoir l’avocat, Me Tixier-Vignancour, venu demander sa grâce

Né le 19 mai 1925 à Louvroi, dans le Nord, ancien maquisard, engagé dans la Légion à la Libération,, il gagne ses galons et ses médailles sur les champs de bataille d’ Indochine et d’Algérie

Pour rester fidèle à son serment, « la mort plutôt que le déshonneur », il décide de s’engager dans la défense de l’Algérie Française. Il est le créateur et responsable des commandos Delta de l’Organisation armée secrète (OAS)

Pendant un an, les commandos Delta font trembler le pouvoir gaulliste. Attentats. Démonstrations de force. Ils ne reculent devant aucun moyen pour éviter le parjure et la honte de l’abandon. A leur tête,aussi dur avec lui-même qu’implacable avec les autres : le lieutenant Roger Degueldre. est poursuivi par toutes les polices, et finalement arrêté le 8 avril 1962. Traduit en justice, condamné à mort par la Cour de sûreté de l’État, Roger Degueldre est fusillé au fort d’Ivry-sur-Seine le 6 juillet 1962. Une balle seulement sur les onze du peloton d’exécution l’atteint. Le sous-officier chargé de lui donner le coup de grâce devra s’y reprendre à six fois.

———————————————————————————————————————————————-

7 juin 1962

Claude Piegts, commerçant à Alger et Albert Dovecar, sergent au 1er REP rejoignent l’OAS et le combat pour l’Algérie Française. Ils intègrent le Commando Delta1 sous les ordres du lieutenant Roger Degueldre, qui mènera la vie dure aux Barbouzes gaullistes. Arrêtés pour l’exécution du commissaire Gavoury, ils comparaissaient entre le 26 et le 30 mars 1962 devant le tribunal militaire spécial de Paris et sont condamnés à mort. Ils sont fusillés le 7 juin, refusant tous les deux qu’on leur bande les yeux.

——————————————————————————————————————————

pour me contacter

juillet 2019
L M M J V S D
« Fév    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 278 469 hits
Publicités