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« L’une des lectures obligatoires pour les nouveaux militants [de la Fédération des Etudiants Nationalistes], en même temps que les « Réflexions sur la violence » de Sorel, était le « Que faire ? » de Lénine. On lisait aussi Victor Serge, Paul Marion, Tchakhotine. Les communistes s’appelaient entre eux « camarades » ; nous, par mimétisme, nous disions « ami ». Nous faisions de ce mot un usage surabondant, qui remplaçait souvent celui des prénoms. C’était même parfois poussé jusqu’à la caricature : « Bonjour, ami ! Des amis nous ont dit que tu étais un ami. La nuit prochaine un ami passera te prendre pour rejoindre des amis qui t’emmèneront à un collage d’affiches », etc. Tous les courriers et circulaires internes commençaient par le mot « Amis » écrit avec une majuscule. Il n’y a pas si longtemps, j’ai retrouvé un ancien de la FEN que je n’avais pas vu depuis plus de quarante ans. La première chose qu’il m’a dite a été : « Bonjour, ami. » Il n’est pas surprenant que nous ayons ensuite, à l’époque d’Europe-Action, ouvert une Librairie de l’Amitié. La vertu d’amitié, fondatrice d’une solidarité active, n’est pas réservée à la droite, mais il me semble qu’elle compte beaucoup plus qu’à gauche. A gauche, les divergences idéologiques peuvent mettre fin à une amitié, ce qui est plus rarement le cas à droite : même si l’on n’est pas d’accord, on reste convaincu d’appartenir à la même « famille » -un réflexe qui s’est souvent révélé désastreux. »

Alain de Benoist. Mémoire vive . Editions de Fallois.

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« Qui décrira jamais le rôle joué dans les révolutions par la camaraderie, l’estime, la confiance, l’amitié, l’amour ? Qui dira l’importance des sentiments, sans doute aussi grande que celle des idées ? Car les idées ne seraient rien sans les hommes, sans les liens qui les attachent les uns aux autres, forces mystérieuses et puissantes qui nous rapprochent et qui disent pourquoi il n’y a pas de révolution sans romantisme.

De temps à autre des hommes qui se voudraient plus forts et plus conscients, cherchent à bannir tout sentiment des affaires politiques. Ils veulent séparer le sentiment de la raison, sans voir ni comprendre que c’est vouloir couper l’homme en deux, le tuer. Parfois même, un personnage prétend incarner la raison d’État pure et intransigeante. Que pourrait-il laisser d’autre dans l’Histoire que le souvenir d’un robot dénué de tout ce que l’être humain contient de noble et d’attachant, de tout ce qui rend la vie possible, de tout ce qui est la vie ? « Défie- toi d’un homme qui n’a pas de musique dans l’âme ; c’est un traître ! » s’est écrié Shakespeare. J’aime, pour ma part, les hommes qui ont de la musique dans l’âme. »

Pierre Sergent, La Bataille. Le Livre Poste Albatros.

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« Je répugne naturellement aux modes d’emploi, au prêt-à-penser comme au prêt-à-s’émouvoir. Je ne trouve aucun intérêt à dire : je suis païenne, donc je fais mon pain de telle et telle façon. Je ne vais ni suivre une recette ni obéir à un décalogue -je vais éveiller des cohérences, tenter d’exprimer la totalité de ce que je suis, donner la pleine mesure dans chaque geste- et cela sans lyrisme, sans exubérance, dans l’ équilibre et l’autonomie.

Pétrir le pain ce n’est pas un raisonnement,

c’est faire couler la farine entre ses doigts.

Ce n’est pas une leçon d’histoire,

c’est le souvenir de l’épi, du champ de blé, et du moissonneur.

Ce n’est pas peser le sel

c’est cligner des yeux avec le paludier au grand soleil de l’été.

Voir pousser le levain,

ce n’est pas une chimie amusante,

c’est sentir battre le sang de la terre.

Façonner tresses et couronnes,

c’est embellir la table et, bientôt, réjouir les amis.

Et, du pétrin au four, savoir ce que vaut l’attente.

Sentir monter cette odeur chaude, ensorcelante,

du pain, de notre pain.

Être tout entière dans ces gestes,

avec intensité et légèreté, sans lourdeur ni contrainte,

être là, dans ce geste mille fois répété

qui relie aux gestes de la lignée. »

Anne-Laure Blanc (in « Païens ! »  Les Éditions de la Forêt)

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Salut camarades !

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