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Marcel Aymé est mort le 14 octobre 1967

(avec son ami Céline)

En 1949, invité à se rendreà l’Elysée pour recevoir la Légion d’Honneur, il décline l’invitation en précisant :

« Si c’était à refaire, je les mettrais en garde contre l’extrême légèreté avec laquelle ils se jettent à la tête d’un mauvais français comme moi et pendant que j’y serais, une bonne fois, pour n’avoir plus à y revenir, pour ne plus me trouver dans le cas d’avoir à refuser d’aussi désirables faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les prierais qu’il voulussent bien, leur Légion d’honneur, se la carrer dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens.»

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Je me suis replongé ces jours derniers, dans les livres de Jacques Perret , un des rares maquisards qui trouve grâce à mes yeux (une fois n’est pas coutume). Résistant il le fut au sens plein du terme, après une guerre héroïque et une captivité rythmée par les tentatives d’évasion racontées dans l’excellent et savoureux « Caporal épinglé », tandis que « Bande à part » fait le récit de cette résistance sans forfanterie et sans haine : « Nous avions même la prétention d’être un maquis courtois ».

« Tout compte fait, notre commune et tacite raison, c’était de retrouver les vieux sentiers d’école buissonnière et de s’y payer une bonne partie entre copains. Pour le plaisir de jouer une partie de garçons. Et si quelques uns devaient y laisser leur peau, les graveurs d’épitaphes ne se tromperaient pas beaucoup en inscrivant pour eux : « Mort au champ d’honneur  et en partie de plaisir », coïncidence nullement désobligeante. En tout cas, bouter l’envahisseur est une partie honorable et qui a du répondant à travers l’histoire. Une querelle aussi invétérée que la Gaule chevelue contre la Germanie frisée nous prodiguait toutes les cautions désirables et, de ce côté là, nous avions une position morale de tout repos, d’un conformisme exemplaire. Les petits copains de la Milice, même quand ils se croyaient avec le manche, avaient choisi une partie difficile, et les derniers fidèles, durcis dans leur honneur intempestif, commençaient à devenir intéressants. Heureusement, je n’ai jamais eu la pénible occasion de me trouver sous le tir des miliciens. J’aurais sans doute répondu au coup pour coup, mais avec l’idée que nous étions d’accord sur l’essentiel et que l’accident nous séparait, situation banale. Difficile de me mettre dans l’esprit qu’après cette récréation tapageuse tout le monde ne se retrouverait pas sous le préau de l’école à se torcher le nez et secouer sa poussière en partageant le pain et le chocolat. Mais, naturellement, il n’y a plus personne en France pour sonner la fin de la récréation ».

Jacques Perret, Bande à part.

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