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« Le refus de la démocratie et la haine des « intellectuels » s’enracinent chez les anarchistes de droite sur une révolte profonde, constitutive, qui reflète non seulement une opposition absolue à la pensée progressiste, mais aussi une protestation vigoureuse (métaphysique ?) contre bien des aspects de la condition humaine et cela au nom de valeurs intellectuelles, morales et existentielles qui sollicitent l’individu dans tous ses pouvoirs de décision et de création. Dans cette perspective anarcho-droitiste, l’homme ne peut pas s’en remettre aux grandes abstractions humanitaires et aux slogans collectifs; il doit se fier à ses seules qualités, à sa propre capacité d’appréhender. Il doit savoir, par exemple, que toute révolte n’est pas bonne et se dire que la Révolution est le plus souvent un mythe, une vieille rengaine politique, même s’il l’appelle quelquefois de ses voeux. « Il y avait une académie de la Révolution, note Nimier à propos de la situation politique en France, en 1945, un conseil supérieur du désordre (…) Quitte à désespérer nos vieilles tantes démocrates, il fallait trouver autre chose. » Il convient donc, en toute occasion, pour un anarcho-droitiste, de garder un esprit critique, non pas en référence à une doctrine extérieure, à des principes admis ou imposés, mais en fonction de ses convictions personnelles. « Personne ne doit être né avant nous, affirme Micberth. Nous devons tout revoir, ne rien accepter a priori, de ce qui peut choquer notre raison, ne rien céder au système de connivences. » Et il ajoute : « Refuser l’héritage moral et politique de nos ascendants, refuser globalement dans un premier temps, pour ensuite, n’y prendre que l’indispensable, m’apparaît comme une saine démarche de l’esprit (…). Ainsi commence la liberté authentique de l’individu. »
François Richard. Les anarchistes de droite. Que sais-je ?

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Ravachol

François Claudius Koëningstein, dit « Ravachol » est né le 14 octobre 1859.

Jules-bonnot

Jules Joseph Bonnot est né le 14 octobre 1876

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Elisée Reclus, géographe, militant et penseur de l’anarchisme français, ami de Kropotkine, compagnon de Bakounine est mort à Torhout en Belgique le 4 juillet 1905.

Pendant la Commune, il prit avec simplicité un fusil et entra dans les rangs. Prisonnier des Versaillais, il n’échappa à la déportation que sur l’intervention des autorités scientifiques anglaises. Réfugié en Suisse, il entra dans la Fédération jurassienne où il joua un rôle prépondérant dans la définition du communisme anarchiste. Jusqu’à sa mort, il ne cessa de prendre position sur les problèmes pratiques et théoriques qui se posèrent au mouvement anarchiste.

Il est l’auteur de l’affirmation : « L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre » qu’il faudrait sans doute rappeler sans cesse aux anars crasseux d’aujourd’hui pour lesquels l’anarchie n’est bien souvent que licence!

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J’aime bien ce que dit Wikipédia de Georges Darien : « Georges Darien (né Georges Hippolyte Adrien, le 6 avril 1862 et mort le 19 août 1921, à Paris) est un écrivain français de tendance anarchiste. Marquée par l’injustice et l’hypocrisie, son œuvre, qui regroupe romans, pièces de théâtre, participations à des magazines littéraires, etc. se place sous le signe de la révolte et de l’écœurement. »

« Je n’aime pas les pauvres. Leur existence, qu’ils acceptent, qu’ils chérissent, me déplaît; leur résignation me dégoûte. A tel point que c’est, je crois, l’antipathie, la répugnance qu’ils m’inspirent, qui m’a fait devenir révolutionnaire.

Je voudrais voir l’abolition de la souffrance humaine afin de n’être plus obligé de contempler le repoussant spectacle qu’elle présente. Je ferais beaucoup pour cela.

Je ne sais pas si j’irais jusqu’à sacrifier ma peau, mais je sacrifierais sans hésitation celles d’un grand nombre de mes contemporains. Qu’on ne se récrie pas. La férocité est beaucoup plus rare que le dévouement ».

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Né à Madrid en 1903, José Antonio Primo de Rivera annonce la création de la Phalange le 29 octobre 1933 en pourfendant le libéralisme économique et l’égoïsme des possédants : « Le drapeau de l’Espagne est levé. Nous allons le défendre joyeusement, poétiquement … Notre place n’est pas dans les assemblées. Notre place est au grand air, dans la nuit claire, l’arme au bras, sous les étoiles. Que les autres poursuivent leurs festins. Nous, dans la joie de notre cœur, nous pressentons déjà l’aube qui se lève... »

La chemise bleue est adoptée, ainsi que le salut romain et un chant destiné à faire date : Cara al Sol (Face au Soleil !)

A peine formée, la Phalange a fait l’objet d’une brutale opposition et une douzaine de ses membres sont assassinés par les communistes dans les 6 mois qui suivent, avant qu’elle ne se décide à riposter par des représailles après l’assassinat du jeune Juan  Cellar, (17 ans). En 1936, les élections voient la victoire du Frente Popular, mais si les électeurs boudent, en revanche les adhérents affluent : 15 000 à la fin de 1935, ils sont 30 000 en juin 1936.

Le 14 mars, à la suite d’une provocation policière, tous les locaux de la Phalange sont fermés, ses journaux interdits, plusieurs de ses dirigeants arrêtés, dont José Antonio.

La guerre civile éclate. José Antonio qui a accepté d’apporter le soutien de son mouvement aux insurgés, est jugé, condamné à mort et fusillé le matin du 20 novembre alors que le mouvement connait un énorme développement : 150 000 nouveaux membres l’ont rejoint en juillet 1936, près de 500 000 en octobre !

Mais c’est un mouvement sans tête et sans véritable idéologie. On ne peut en effet qualifier comme telle la rhétorique nationaliste, anticapitaliste et justicialiste du mouvement. Les textes de José Antonio ou du jeune intellectuel nietzschéen Ledesma Ramos sont pleins de bonnes intentions et de farouches sentiments, mais on y cherche en vain la pensée structurée d’une possible révolution se voulant « ni de droite ni de gauche ». Un slogan ne constitue pas une pensée. Autrement charpenté, le marxisme exploitera plus tard ce prurit de révolte socialisante pour retourner de candidats étudiants ou syndicalistes phalangistes qui se retrouveront sociaux-démocrates sans avoir compris comment.

Pourtant, la Phalange étant devenue par la force des choses la vitrine politique du soulèvement national, Franco va instrumentaliser le mouvement à son profit. Officiellement le programme de la Phalange sera le programme du régime franquiste. Mais un programme n’est pas une idéologie, et celle ci sera fournie par l’Église et les groupes d’action catholique tandis que la Phalange sera implicitement tenue pour suspecte, « sa proximité fasciste, quoi qu’elle s’en défende, suggérant d’inquiétants remugles de paganisme »…

source : Dominique Venner, Le Siècle de 1914.

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Ironie de l’Histoire, le même jour, à Madrid, meurt Buenaventura Durruti, figure importante de l’anarchisme espagnol, probablement assassiné par les communistes staliniens …

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« Nous ne sommes pas anarchistes par goût de la subversion : nous le sommes parce que nous ne trouvons plus devant nous que des bouffonneries qui exigent notre dérision. « Ils n’ont plus droit au respect -affirmait Jacques Laurent en nous mettant hors de jeu. Qui ? Tous autant qu’ils sont, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, tous ces gens du Pouvoir qui pouvaient prétendre à notre respect. Nous savons, -et non plus comme jadis, par une exception qui confirme la règle,- que dans tout général, tout ministre, tout prélat, tout meneur d’hommes, tout savant, tout héros, militaire ou sportif, tout écrivain, il y a, sommeillant et qu’on réveille facilement, un détenu triste, prêt à mendier le rab de fayots, le sourire du gaffe, et à se frapper la poitrine dans un box pour expliquer ses intimes méandres au premier paquet venu de justiciers ». Nous ratifions cette profession de désespoir social et civique. Nous n’avons pas eu besoin de faire table rase; elle s’est faite toute seule. Nous avons fini par nous habituer à ce néant qui bafouille, qui jabote, qui se rengorge dans des poses avantageuses.

Pol Vandromme, Rebatet.

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Benoit Broutchoux était un drôle de syndicaliste, anarchiste et militant de la CGT d’avant 14, qui grimpait aux réverbères pour haranguer le populo, et qui se faisait tirer par les pieds par les flics pour redescendre …mais il n’était pas Ravachol, ni Bakounine,  ni dynamiteur, ni théoricien, alors il est un peu tombé dans l’oubli : « son anarchisme n’était pas doctrinaire. Il était fait de syndicalisme, d’anti-parlementarisme, d’amour libre, de néo-malthusianisme et de beaucoup de gouaille… ».

Sorte de Pied-Nickelé au service de la sociale, il fut pourtant toujours sur la brèche, payant de sa personne dans les coups durs contre l’ordre des compagnies minières et la mollesse des socialos réformistes.

Dans la misère, et malade, il est mort le   2 juin 1944 à Villeneuve sur Lot.

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