You are currently browsing the tag archive for the ‘Bénito Mussolini’ tag.

romantisme

« Il est clair que la lecture de Nietzsche, comme un peu plus tard celle de Sorel a été déterminante dans la formation intellectuelle et idéologique du futur dictateur, mais aussi de nombreux autres représentants du syndicalisme révolutionnaire, et que les écrits de ces deux auteurs constituent des jalons essentiels dans la révision du marxisme qui s’opère au cours de la première décennie du siècle et qui constitue l’une des matrices du fascisme. Déjà, ce que Mussolini retient de l’œuvre de Nietzsche, ce n’est pas seulement la critique corrosive de l’idéologie bourgeoise, des « pharisaïsmes » sur lesquels reposent à la fois l’humanisme chrétien et les valeurs frelatées de l’âge positiviste -la justice, la charité ou la démocratie, autant d’articles qui fondent la « morale du troupeau » et que le socialisme réformiste reprend à son compte-, mais le modèle de l’ « homme nouveau » forgé par la lutte et apte à s’engager dans des entreprises prométhéennes. Ce n’est pas le dirigeant fasciste de 1922 qui écrit les lignes qui vont suivre, mais l’un des plus modestes parmi les représentants de la tendance syndicaliste révolutionnaire du socialisme romagnol que hante le spectre de la dévitalisation et de la « dévirilisation » du parti et de sa doctrine.

« Le surhomme » -écrit-il dans l’essai publié en 1908 par Il Pensiero romagnolo-, voilà la grande invention nietzschéenne. Quelle impulsion secrète, quelle révolte intérieure ont-elles inspiré au professeur solitaire de langues anciennes de l’ université de Bâle cette superbe notion ?

Peut-être le tiedum vitae de notre vie. De la vie telle qu’elle se déroule dans les sociétés civiles d’aujourd’hui où triomphe l’irrémédiable médiocrité […].

Et Nietzsche sonne le réveil d’un retour prochain à l’idéal. Mais à un idéal fondamentalement différent de ceux auxquels ont cru les générations passées. Pour le comprendre, viendra une nouvelle espèce d’ « esprits libres », fortifiés par la guerre, par la solitude, par le grand danger, des esprits qui connaîtront le vent, les glaces, les neiges des hautes montagnes et qui sauront mesurer d’un œil serein toute la profondeur des abysses -des esprits dotés d’une sorte de sublime perversité- des esprits qui nous libéreront de l’amour du prochain, de la volonté du néant redonnant à la terre sa signification et aux hommes leurs espérances -des esprits neufs, libres, très libres, qui triompheront de Dieu et du néant. »

Pierre Milza. Mussolini. Fayard.

—————————————————————————————–

Publicités

fascisme 3

« Les hommes de gauche, les intellectuels académisables nous avaient rétorqué la minceur doctrinale du fascisme. Mais je me rappelais ces propos vigoureux de Mussolini, dans un de ses premiers discours devant le Parlement, après sa victoire : « On nous a demandé des programmes, mais ce ne sont pas les programmes qui manquent en Italie, ce sont les hommes et la volonté pour les appliquer. Tous les problèmes de la vie italienne, sans exception, ont été résolus sur le papier, mais la volonté de les réaliser par les faits a manqué. » Saoulé par les théoriciens stériles qui se chamaillent autour des plans de leur république idéale, c’était là le langage que j’entendais le mieux. L’empirisme de Mussolini lui avait permis en douze ans de placer l’Italie anarchique, paresseuse, retardataire au rang des grands États modernes, dotée de puissantes industries, d’une agriculture en plein essor, d’une administration rajeunie et obéie.

Le Duce avait toujours professé des idées saines, réalistes. Par sa bouche, le fascisme s’opposait à la lutte des classes, fondait les classes sociales en une seule réalité économique et morale. Il optait pour la qualité contre la quantité, il refoulait le dogme démocratique qui assimilait le peuple au plus grand nombre d’individus et le rabaissait à ce niveau. Au lieu de berner l’électeur par l’octroi de droits illusoires, il l’aidait à accomplir un devoir. Il disait que la liberté abstraite n’existait pas, mais qu’il fallait conserver des libertés précieuses. Il affirmait l’inégalité irrémédiable, mais bienfaisante et féconde, des hommes qui ne peuvent devenir égaux par un fait mécanique et extrinsèque tel que le suffrage universel. Le fascisme surtout restaurait, exaltait le civisme en persuadant le plus simple travailleur qu’il œuvrait à la prospérité et à la grandeur de la nation indivisible. »

Lucien Rebatet. Les Mémoires d’un Fasciste. II. Pauvert

—————————————————————————————

Le manifeste de Vérone, approuvé le 14 novembre 1943 lors du congrès de Vérone, est un texte programmatique dans lequel sont exposés en 18 points les axes principaux de la politique du Parti fasciste républicain, né des cendres du Parti national fasciste. Dans ce manifeste, qui peut être qualifié d’acte constitutif de la République sociale italienne (RSI), dite aussi République de Salò fondée par Benito Mussolini, se trouvent citées en particulier les mesures réglementaires nécessaires à la mise en œuvre de la socialisation de l’économie. Le principe sous-jacent était d’approfondir l’anticapitalisme et l’autarcisme national propres au fascisme italien, afin d’« aller au peuple » et d’opérer une révolution sociale à l’intérieur de l’ordre légal.

Mussolini lui-même devait préciser :

« Nos programmes sont en tous points en accord avec nos idées révolutionnaires, et celles-ci appartiennent à ce qu’en régime démocratique on appelle la « gauche » ; nos institutions sont le résultat direct de nos programmes, et notre idéal est l’État du Travail. Il n’y a pas à cet égard de doute possible : nous sommes la classe laborieuse en lutte pour la vie et la mort, contre le capitalisme. Nous sommes les révolutionnaires en quête d’un ordre nouveau. Dès lors, invoquer l’aide de la bourgeoisie en agitant le péril rouge est une absurdité. L’épouvantail authentique, le véritable danger, la menace contre laquelle il y a lieu de lutter sans relâche, vient de la droite. Cela ne nous intéresse en rien d’avoir la bourgeoisie capitaliste comme notre alliée contre la menace du péril rouge, car, même dans le meilleur des cas, celle-ci serait une alliée infidèle, s’efforçant d’obtenir que nous servions ses fins, comme elle l’a déjà fait plus d’une fois avec un certain succès. Je serai économe de mes mots, car ils seraient totalement superflus. De fait, cela est préjudiciable, parce que cela nous fait confondre les types authentiques de révolutionnaires de toute tonalité, avec l’homme de la réaction, à qui il arrive d’utiliser jusqu’à notre propre langage. »

 lire le Manifeste

—————————————————————————————-

pour me contacter

août 2019
L M M J V S D
« Fév    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 280 682 hits
Publicités