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« Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse. Du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même. Au XIXe siècle apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur. La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d’ Italiens, d’Espagnols, de Polonais et de ressortissants d’autres nations de l’Est. Ceux-ci s’assimilent peu à peu, par le biais de l’école, du service militaire et de la guerre -certaines institutions exerçant une force intégratrice : l’Église catholique, les syndicats, et même le Parti communiste. A partir de 1946, la seconde vague migratoire vient d’Algérie. Sous la IVe République, contrairement à ce qui se répète, ce n’est pas le patronat qui fait venir cette main-d’œuvre : ce sont les pouvoirs publics, afin de trouver une issue à l’explosion démographique de la population musulmane d’outre-Méditerranée. Après 1962, l’Algérie indépendante, le flux migratoire reprend en vertu de la libre circulation stipulée par les accords d’Evian. Si l’immigration est officiellement interrompue en 1974, le regroupement familial, autorisé en 1975, accroît dans les faits le nombre d’arrivants. D’autres courants migratoires apparaissent, issus d’Afrique noire ou d’Asie. Et en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut, à sa majorité, accéder à la nationalité française. »

Jean Sévillia : Le terrorisme intellectuel

(dessin de Chard)

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« Sachons être suspect. C’est le signe, aujourd’hui, d’un esprit libre et indépendant, surtout en milieu intellectuel. Il faut, en effet, choisir entre la flatterie de l’idéologie dominante et la suspicion dont les parangons de cette idéologie accablent ceux qui refusent de se plier à la nouvelle mode. Vous n’êtes pas satisfait de l’explication jargonnante par la lutte des classes, l’aliénation et la distinction entre la structure et la superstructure : eh bien ! Vous n’êtes qu’un petit esprit ! On vous fera grief de vos analyses les mieux fondées même si vous indiquez clairement leurs limites, et l’on essaiera de démontrer qu’elles ont une source idéologique souterraine, dont vous n’avez pas conscience ou dont vous ne voulez pas prendre conscience, par conséquent que vous êtes le jouet de déterminations sociales de classe ou bien un être de mauvaise foi qui renonce à reconnaître ces déterminations. De la suspicion à la culpabilité il n’y a qu’un pas, vite franchi, surtout quand l’accusation se fait au nom des bons sentiments de la conscience dite mondiale.

L’institution de la censure est certes supprimée dans nos pays, mais les censeurs subsistent et l’hypocrisie aussi. Pour obtenir les faveurs des chapelles, proclamez à tort et à travers votre attachement à la cause de la paix et manifestez hautement votre horreur de la guerre, en prenant soin au moment d’un conflit de ne pas examiner les choses de près. Au contraire prenez immédiatement parti pour le camp désigné à l’avance comme le porteur du sens de l’histoire et considérez-le sans autre forme de procès comme le partisan de la paix, même s’il a pris l’initiative de l’agression et s’il déclare ouvertement mener une guerre révolutionnaire. La dialectique est suffisamment ingénieuse pour confirmer votre choix après coup en découvrant les raisons souterraines de la guerre et en démasquant les véritables fauteurs : la guerre révolutionnaire est une « guerre pour la paix »! »

Julien Freund (préface à Carl Schmitt : « la notion de politique »)

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