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paien

« (…) il ne faut pas oublier Martin, l’un des plus grands destructeurs de la religion de nos Ancêtres, dont la valeur métaphysique est pourtant à cent lieues au dessus des croyances importées de l’Orient. Ce Martin, ex-officier de cavalerie romaine, sévira en Gaule au IVe siècle. Partout où passera ce légionnaire, les temples dits « païens » seront détruits, et le peuple subira le zèle fanatique du romain qui, pour assurer le triomphe du culte étranger, n’hésitera pas à faire siennes les méthodes et conseils de ses ascendants si bien explicités au Deutéronome, Chapitre XII :

« Vous détruirez de fond en comble tous les lieux où les nations étrangères servent leurs dieux, nations que vous aurez réduites à merci : leurs dieux sur toutes les montagnes élevées, au sommet des collines et sous tout arbre vert vous démolirez leurs autels : vous briserez leurs pierres levées et leurs colonnes de bois consacrées ; vous les consumerez par le feu, et les statues de leurs dieux vous les casserez et vous exterminerez leur nom de cet endroit-la. »

Voilà donc vers qui vont encore de nos jours les dévotions d’un peuple déstabilisé par un terrorisme cultuel, à qui l’on a substitué des personnages réels ou fictifs à ses habitudes ancestrales. On peut dès lors, constater les effets d’un conditionnement fondé sur l’exclusion, la peur dans cette vie, et l’imagerie d’un au-delà perturbant et incertain. »

Arzh Bro Naoned. Pierres et eaux. Trédaniel.

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Dans leurs « efforts en faveur d’une culture longue et oubliée » (Goethe) les frères Grimm, linguistes et philologues, passèrent leur vie à collecter des contes de langue allemande. Wilhelm mourut le 16 décembre 1859 à Berlin.

« Malgré la christianisation visible dans certains contes, christianisation qui a par ailleurs obligé le paganisme à se réfugier dans ces petits récits populaires, les contes ont cependant conservé cette leçon essentielle : l’homme n’est pas seul sur terre. Il est environné de créatures invisibles, les landvaettir qui le forcent à aborder avec humilité et respect la nature. L’homme n’est pas au dessus de celle-ci. Il n’en est qu’un des éléments, parfois impuissant devant elle. Relire les contes de Grimm grâce à cet éclairage, c’est reconstruire son esprit en fonction d’une nature sacrée qui ne dispense ses bienfaits qu’à celui qui l’aborde avec sérénité mais aussi avec défiance. C’est aussi renouer avec l’esprit de nos ancêtres, dont l’honneur était bien supérieur au nôtre, c’est encore renouer avec l’amour de la nature et du Destin, c’est accepter que l’homme ne soit plus cet être matériel destructeur des ressources naturelles. C’est être baigné dans cette nature, c’est retrouver ses racines. »

Jérémie Benoit, Les origines mythologiques des contes de Grimm. Éditions du Porte-Glaive.

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Voila ce que Pierre Lance écrivait le 9 janvier 2008.

Malgré quelques points discutables, la démonstration est inattaquable. Cependant on peut préciser au sujet de Constantin qu’il n’était pas catholique, mais qu’il soutenait pour des raisons politiques l’église catholique. Il s’est fait baptiser sur son lit de mort, non pas catholique, mais arien, alors qu’il avait combattu pour des raisons politiques l’arianisme pendant toute sa vie… Au chapitre des meurtres imputables au même Constantin, il faut aussi ajouter sa femme Fausta. Combien de chefs d’États ont tué à la fois leurs fils et leur femme pour conserver le pouvoir ?…

« Le Président Sarkozy, lors de sa visite au pape, a déclaré que la France avait des racines chrétiennes. Vrai ou faux ? Voici un récapitulatif dont nos lecteurs tireront leurs propres conclusions :

• Année 71 (BC), après la révolte des esclaves conduite par Spartacus, les Romains crucifient 7 000 hommes sur la Via Appia, imprimant dans tous les esprits le symbole de cruauté extrême de la crucifixion.

• Années 5 ou 4 (BC), naissance présumée de Jésus. Selon les Évangiles, il tentera durant sa brève existence d’introduire un peu de douceur dans un monde de brutes, indisposant l’occupant romain et le clergé israélite. Comme Gautama (dit le Bouddha, – 560), il n’essaiera jamais de fonder une religion. Crucifié vers 30 sur le Golgotha.

• 35, Saül de Tarse (St Paul) se convertit au christianisme sur le chemin de Damas. Il sera le fondateur de l’Église catholique.

• 70 à 100, rédaction des Évangiles. Expansion du christianisme.

• 250, première grande persécution des Chrétiens par Rome. Le christianisme apparaît alors à beaucoup d’Européens comme une force subversive contre l’oppression romaine. (17 siècles plus tard, le marxisme jouera le même rôle contre les empires coloniaux occidentaux, enfants spirituels de l’impérialisme romain.)

• 312, conversion au christianisme de Constantin 1er, afin de se concilier l’influence grandissante de l’Église. Constantin, « premier prince chrétien d’Occident », fera assassiner son gendre, son beau-père, un neveu, un demi-neveu, sa seconde épouse, puis son propre fils Crispus. Grâce à ce monstre sanguinaire, l’Église va étendre sa domination sur tous les peuples de l’Empire.

• 354, la fête païenne indéracinable du solstice d’hiver (No Hel, Nouveau Soleil) du 25 décembre est déclarée d’autorité par le pape Jules 1er date de naissance du Christ, car nul ne connaît la vraie.

• 406-415, invasions germaniques. Privée de guerriers par l’Empire, la Gaule ne peut se défendre. 476, fin de l’Empire romain d’Occident.

• 486, Khlodovic (Clovis), chef des Francs Saliens, envahit le Nord de la Gaule.

• 496, fausse conversion de Clovis au christianisme, ce qui lui assure le soutien du clergé gallo-romain et lui permet d’étendre sa dictature sur toute la Gaule. À l’instar de Constantin, Clovis fut un assassin multirécidiviste qui fit exécuter l’un après l’autre ses pairs, les chefs des tribus franques installées à Cologne, à Cambrai, à Thérouane. C’est donc grâce aux alliances successives de son clergé avec deux criminels impitoyables que la France devint par contrainte et félonie « la fille aînée de l’Église ».

• 800, Charlemagne est couronné à Rome Empereur d’Occident. Il fera massacrer des milliers d’Européens refusant le christianisme.

• 1661, Accession au trône de Louis XIV, le roi bigot qui se prend pour un Soleil. Il prépare la décadence nationale et sème les germes de la révolution. Il émascule l’aristocratie française et transforme les nobles en courtisans poudrés. Par son faste outrancier, son despotisme et ses guerres incessantes, il épuise l’économie et dresse contre lui toute l’Europe. Par fanatisme catholique, il révoque l’édit de Nantes, ce qui entraîne l’exil de 300 000 protestants, qui sont parmi les plus industrieux et les plus cultivés des Français.

• 1751, parution du premier volume de « L’Encyclopédie » de Diderot et d’Alembert, qui inaugure le siècle des Lumières et aura un immense retentissement dans tout le monde civilisé. La publication de « L’Encyclopédie » occupera 1 000 ouvriers pendant 25 ans.

• 1789, l’incapacité de Louis XVI à engager les réformes nécessaires, l’intransigeance de la noblesse et du clergé, la crise économique et financière, la fiscalité écrasante, le terrible hiver 88-89 et les menaces de famine, tout conduit à l’explosion révolutionnaire.

• 1793, exécution de Louis XVI, dictature de Robespierre et instauration de la Terreur, exécution des députés girondins. Robespierre, mystique et fanatique, glorificateur de « l’Être suprême », dévoie l’idéal républicain de 89 et le conduit à l’échec.

• 1801, Bonaparte, à peine français, Premier consul et futur tyran, signe un concordat avec le Pape Pie VII et rétablit le catholicisme.

Peut-on appeler cela des « racines » ? À vous de juger.»

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(Marc Aurèle sacrifiant devant le temple de Jupiter)

Le règne de l’empereur romain chrétien du Bas Empire, Constance est marqué par la consolidation des réformes de Constantin. Il veille notamment à purger l’Église de ses divisions en tentant d’unifier un dogme en pleine élaboration et à la renforcer face aux cultes païens qui perdurent. C’est ainsi que le 1er décembre 354, dans l’Empire romain, au nom de cette « religion d’amour » sont interdits sous peine de mort tous sacrifices se déroulant dans l’enceinte des temples païens.

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Les chrétiens sont des voleurs et des parasites, pour preuve, ces instructions envoyées par le pape Grégoire, en juin 600 à l’évêque Augustin, chargé de christianiser la Bretagne (l’actuelle Grande-Bretagne) :

 

« Les temples consacrés aux idoles chez cette nation ne doivent pas être détruits, mais seulement les idoles qui s’y trouvent. On fera de l’eau bénite, on en aspergera l’intérieur, on y construira des autels, on y déposera des reliques. En effet si ces temples sont bâtis solidement, il faut les soustraire au culte des démons et les affecter au service du vrai Dieu. De cette façon, cette nation, voyant que ses temples n’ont pas été détruits, extirpera l’erreur de son cœur, connaîtra et adorera le vrai Dieu et se rassemblera plus aisément aux lieux accoutumés.

D’autre part, comme les Bretons ont l’habitude de sacrifier beaucoup de bœufs à leurs démons, on doit transformer pour eux cet usage en une solennité religieuse : on placera en ces lieux les reliques des saints martyrs ; autour des temples transformés en églises, on élèvera des espèces de tabernacles faits de branches d’arbres et on célébrera cette fête d’une manière solennelle par un repas religieux. Ainsi, ils ne sacrifieront pas ces animaux au diable, mais ils les immoleront pour leur propre nourriture et à la louange de Dieu et ils rendront grâce de l’abondance dans laquelle ils se trouvent à celui qui est le dispensateur de toute chose. Et pendant qu’ils goûteront à des joies extérieures, ils consentiront plus aisément à se livrer aux joies intérieures.

En effet, et sans aucun doute, il est impossible de procéder à une extirpation totale des habitudes dans des âmes encore rudes par cette raison que celui qui veut gravir un lieu très élevé n’y parvient que par degrés, pas à pas, et non par bonds. C’est ainsi que le Seigneur s’est révélé en Égypte, aux Israélites : les sacrifices qu’ils avaient coutume de faire au diable, il les a réservés à son propre culte et il leur a commandé d’immoler leurs animaux pour son propre sacrifice ; afin que, par une transformation de leur cœur, ils abandonnent quelques éléments de leurs sacrifices tout en conservant certains autres. De la sorte, quoiqu’ils sacrifiassent les mêmes animaux qu’à l’ordinaire, ils les immolaient à Dieu et non à leurs idoles, et par conséquent ce n’était plus les mêmes sacrifices. »

 

(Patrologie Latine, tome 95, col 70-71, traduction de G. Lizerand, Lectures historiques, Delalain, 1939)

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