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Le 17 février 449 un édit rendu aux noms de Théodose II (pour l’Orient) et de Valentinien III (pour l’Occident) était libellé comme suit :

« Nous décrétons que tous les livres que Porphyre, dans sa démence, et les auteurs de la même espèce ont publié contre le culte chrétien, quelque part qu’on les trouve, soient livrés aux flammes. Car il importe que des écrits aussi propres à provoquer la colère de Dieu et à offenser les âmes pieuses ne puissent absolument pas parvenir à la connaissance des fidèles. »

Les critiques antichrétiennes de Celse, de Porphyre, de Hiéroclès et de l’empereur Julien furent brûlées dans le cours du Ve siècle. Elles ne parvinrent à la connaissances des âges postérieurs que par les objecta solvuntur des docteurs chrétiens qui s’efforcèrent de les réfuter.

Mais pour quelques uns ainsi sauvés, combien furent perdus à tout jamais du fait de l’obscurantisme chrétien ?

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La ville de Daphné dut son développement au temple d’Apollon Citharède (« joueur de cythare »), et son abandon à l’installation du christianisme.

Selon la légende, Daphné était une nymphe d’une très grande beauté . Alors qu’Apollon, qui en était tombé amoureux la poursuivait, celle-ci, épuisée, demanda à son père, le dieu fleuve Pénée, de lui venir en aide : celui-ci métamorphosa sa fille en laurier-rose. Apollon, toujours amoureux d’elle, en fit alors son arbre, et le consacra aux triomphes, aux chants et aux poèmes.

On ne sait pas exactement quand fut construit le premier sanctuaire, mais Séleucos Ier fit élever un temple contenant la célèbre statue d’Apollon, sculptée par Bryaxis, et qui devint rapidement connu dans toute l’Asie Mineure et le Proche Orient, trois siècles avant notre ère.

La ville se développa rapidement aussi, et abritait plusieurs temples dédiés à Aphrodite, Isis, Artémis et Zeus Olympien. Les sources étaient consacrées aux Nymphes et une grotte profonde à Hécate. Un stade y fut construit et les jeux olympiques s’y tinrent. On y donnait également des représentations théâtrales, des concours musicaux et poétiques, auxquels les rois séleucides assistaient.

Vers 250, le christianisme s’était propagé à Antioche et dans la région. On avait élevé un temple chrétien juste en face de celui d’Apollon qui tombait en ruine.

Vers les années 360, l’empereur Julien fit dégager la source des oracles et restaurer le temple d’Apollon, mais il fut détruit peu après par un incendie allumé par les chrétiens le 22 octobre 362. Le temple ne fut jamais reconstruit et la ville fut détruite en 540 par Chosrès.

(source : istambulguide.net)

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« C. – Eh bien moi, reprit Cousteau, j’ai fait à mes débuts, toutes les sales besognes du métier. ça n’est pas drôle, mais c’est instructif. Lorsqu’on a mené, parallèlement aux flics, un certain nombre d’enquêtes, on est fixé sur la valeur des témoignages humains… Tu débarques dans un bled de banlieue où un citoyen vient d’être assassiné. Le cadavre est encore chaud, mais personne, déjà, n’est plus d’accord sur les circonstances du meurtre. On t’explique simultanément que l’assassin est un grand rouquin en casquette, un petit brun à chapeau melon, un bossu au regard torve, et que le coup de feu a été tiré à dix heures du soir, à minuit et à trois heures du matin… Tu te rends compte des enjolivements que ces gens là apporteraient à leurs récits s’il fallait conter non point ce qui s’est passé le jour même, mais un drame vieux d’une quarantaine d’années au moins. Or qu’est-ce que les Évangiles ? Des récits rédigés avec un décalage d’une quarantaine d’années par des personnages obscurs dont le souci de propagande est évident. Et tout l’édifice de la Chrétienté repose sur ces témoignages là. C’est extravagant.

Rebatet sauta sur l’appât :

R. – De toutes les questions religieuses, mon vieux, c’est cette affaire des textes que je connais sans doute le moins mal. C’est encore plus extravagant que tu ne l’imagines. Suppose l’histoire d’un rabbin miraculeux de la Russie subcarpathique, mort entre 1900 et 1910, et cette histoire rédigée par des savetiers polaks de la rue des Rosiers, en franco-yiddish, d’après les récits qu’on psalmodiait dans leur patelin le soir du sabbat. Suppose que cette rédaction est traduite dans une autre langue, mettons l’anglais, par d’autres Juifs qui savent l’anglais approximativement. Suppose que ces Juifs ont sur le rabbin des idées personnelles qui les conduisent à donner un peu partout des coups de pouce, à corriger, à raturer les paroles du saint. Suppose enfin que ces textes sont copiés par des scribes particulièrement distraits : voilà le Nouveau Testament ! »

Lucien Rebatet/Pierre-Antoine Cousteau, Dialogue de « vaincus ». Berg International.

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Ce texte vient apporter un semblant de réponse à la question que je me posais au sujet des cours politiques, incluant la spiritualité païenne, dispensés aux volontaires de la Waffen SS . Car, pour les Français, si Saint-Loup et Robert Dun y faisaient souvent allusion, d’autres auteurs, acteurs des évènements, tel qu’André Bayle, qui a toujours revendiqué son christianisme, n’en parlait absolument pas …

« Les cours politiques ne souffraient pas de négligence. L’un des instructeurs disait :

« Une société nouvelle est née. Elle n’a, avec ce que nous Allemands connaissions auparavant et ce que vous, Français, connaissez encore, nul point de comparaison.

« Des rapports d’affection et de dévouement ont fondé la nouvelle grandeur de la patrie. Le fondement de notre lutte c’est une foi nouvelle. Elle unit les Allemands. Elle vous unira à nous. »

Il poursuivait:

« Le national-socialisme n’est pas une internationale. Il a pour limite la zone blanche de l’humanité et plus particulièrement le regroupement et le destin des peuples d’origine germanique. Le sentiment religieux nourrit et anime le national-socialisme. N’y voir qu’un moment de lutte politique serait un contresens. Vous n’ignorez pas que sous le placage chrétien subsiste le vieil et éternel paganisme, qui est l’expression volontairement méprisante pour désigner les forces venues de la terre.

« La foi chrétienne, en dépit de ses prétendues certitudes, est plus superficielle que ces croyances « païennes ». Cette foi chrétienne a précipité la chute du monde ancien. Elle a surtout apporté le trouble, l’inquiétude, l’angoisse et l’anarchie au nom d’un individualisme égoïste. Quoiqu’il voulut rendre à César ce qui lui appartenait, le christianisme, par les successeurs des Apôtres, fut le négateur de ce qui assurait et fortifiait la paix romaine. Plus on étudie les origines, plus en apparait l’apport néfaste. Il a miné, des siècles durant, le progrès des hommes.

« Cette tendance d’esprit n’a pas marqué que les prêtres et les clercs. La révolution française, quand elle se veut antichrétienne, ne sait pas se dégager de l’individualisme, fruit du christianisme égoïste. L’intellectualisme français du dernier siècle en a hérité son aspect artificiel, aucun de ses maîtres n’ayant jugé bon de reprendre l’enseignement qui l’avait formé pour en apprécier la valeur. »

Les premiers jours, l’adaptation s’était faite malaisément. Plusieurs des nôtres, surpris par cette mise en cause de tout un ensemble de convictions et de pensées, sentaient le sol se dérober sous eux. Leur engagement leur paraissait une fin en soi. Avoir rejoint l’Allemagne au combat était déjà une lourde décision. Elle valait par elle même, dans la limite où cette Allemagne luttait contre le bolchevisme. Aussi quand ils comprenaient que cet engagement et les motifs de leur décision n’étaient pas seuls à compter pour les Allemands, ils éprouvaient comme un ahurissement. Il fut même si insupportable pour deux des nôtres qu’ils reprirent le chemin de la France.

Mais il y avait ceux qui restaient. La foi religieuse fut un rude problème pour ceux qui loyalement chrétiens voyaient surgir sur le chemin de leurs convictions cette aspiration nouvelle qui bousculait leurs assises. le refus était toujours aussi possible. Il suffisait de faire savoir sa totale allergie aux thèmes proposés pour se retrouver libéré de la signature donnée.

Quels prestiges maintenaient la cohésion ? Le respect humain ? l’ascendant allemand ? personne n’était insensible à cette analyse nouvelle et passionnée. Elle ouvrait sur des horizons insoupçonnés. Elle révélait un approfondissement des problèmes. La place réclamée par les germaniques n’était plus l’outrecuidance d’une vanité sans fondement. Elle correspondait à la puissance qu’on devinait en eux. En même temps se dessinait peu à peu une perspective où les mythes, les pouvoirs mystérieux et secrets trouvaient vie et s’incluaient dans le système du monde. Il était sensible que nous approchions d’un autre univers que celui que nous connaissions. Une relation se laissait pressentir, avec une vie plus profonde, que nous n’avions pas soupçonnée jusqu’alors.

Pour la première fois la spiritualité n’était pas un terme d’usage aux contours imprécis. Elle existait comme élément de vie. Elle en pénétrait les manifestations. Nous accédions à un monde où l’être humain était pris en sa totalité. Il y avait foisonnement, compréhension et chaleur. Quelle était la cause de ce sentiment ? Comment en expliquer la présence et les effluves ? Il était impossible de nier qu’un surplus apparaissait en nous. »

Léon Gaultier, Siegfried et le Berrichon.

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Les chrétiens sont des voleurs et des parasites, pour preuve, ces instructions envoyées par le pape Grégoire, en juin 600 à l’évêque Augustin, chargé de christianiser la Bretagne (l’actuelle Grande-Bretagne) :

 

« Les temples consacrés aux idoles chez cette nation ne doivent pas être détruits, mais seulement les idoles qui s’y trouvent. On fera de l’eau bénite, on en aspergera l’intérieur, on y construira des autels, on y déposera des reliques. En effet si ces temples sont bâtis solidement, il faut les soustraire au culte des démons et les affecter au service du vrai Dieu. De cette façon, cette nation, voyant que ses temples n’ont pas été détruits, extirpera l’erreur de son cœur, connaîtra et adorera le vrai Dieu et se rassemblera plus aisément aux lieux accoutumés.

D’autre part, comme les Bretons ont l’habitude de sacrifier beaucoup de bœufs à leurs démons, on doit transformer pour eux cet usage en une solennité religieuse : on placera en ces lieux les reliques des saints martyrs ; autour des temples transformés en églises, on élèvera des espèces de tabernacles faits de branches d’arbres et on célébrera cette fête d’une manière solennelle par un repas religieux. Ainsi, ils ne sacrifieront pas ces animaux au diable, mais ils les immoleront pour leur propre nourriture et à la louange de Dieu et ils rendront grâce de l’abondance dans laquelle ils se trouvent à celui qui est le dispensateur de toute chose. Et pendant qu’ils goûteront à des joies extérieures, ils consentiront plus aisément à se livrer aux joies intérieures.

En effet, et sans aucun doute, il est impossible de procéder à une extirpation totale des habitudes dans des âmes encore rudes par cette raison que celui qui veut gravir un lieu très élevé n’y parvient que par degrés, pas à pas, et non par bonds. C’est ainsi que le Seigneur s’est révélé en Égypte, aux Israélites : les sacrifices qu’ils avaient coutume de faire au diable, il les a réservés à son propre culte et il leur a commandé d’immoler leurs animaux pour son propre sacrifice ; afin que, par une transformation de leur cœur, ils abandonnent quelques éléments de leurs sacrifices tout en conservant certains autres. De la sorte, quoiqu’ils sacrifiassent les mêmes animaux qu’à l’ordinaire, ils les immolaient à Dieu et non à leurs idoles, et par conséquent ce n’était plus les mêmes sacrifices. »

 

(Patrologie Latine, tome 95, col 70-71, traduction de G. Lizerand, Lectures historiques, Delalain, 1939)

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chrétien ? …..

ou païen ?…..

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« Propagée aux races viriles, aux races aryennes détestées, la religion de « Pierre et Paul » fit admirablement son œuvre, elle décatit en mendigots, en sous-hommes dès le berceau, les peuples soumis, les hordes enivrées de littérature christianique, lancées éperdues imbéciles, à la conquête du Saint Suaire, des hosties magiques, délaissant à jamais leurs Dieux, leurs religions exaltantes, leurs Dieux de sang, leurs Dieux de race.

Ce n’est pas tout. Crime des crimes, la religion catholique fut à travers toute notre histoire, la grande proxénète, la grande métisseuse de races nobles, la grande procureuse aux pourris (avec tous les saints sacrements), l’enragée contaminatrice.

La religion catholique fondée par douze juifs aura fièrement joué tout son rôle lorsque nous aurons disparu, sous les flots de l’énorme tourbe, du géant lupanar asiate qui se prépare à l’horizon.

Ainsi la triste vérité, l’aryen n’a jamais su aimer, aduler que le dieu des autres, jamais eu de religion propre, de religion blanche.

Ce qu’il adore, soin cœur, sa foi, lui furent fournis de toutes pièces par ses pires ennemis.

Il est bien normal qu’il en crève, le contraire serait le miracle. »

Louis-Ferdinand Céline, Les beaux draps

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Je commence à en avoir un peu ras le bol de voir si souvent affirmé sentencieusement que si le christianisme ne s’était pas imposé c’est Mithra qui l’aurait emporté. Alors que rien n’est moins sur puisqu’on notait en Gaule au III ème siècle un net retour aux croyances et aux traditions religieuses indigènes les plus anciennes.

Un exemple le confirme : en 1953 à Mackwiller dans le Bas Rhin en Alsace, on découvrit les fondations d’un sanctuaire dédié à Mithra dont on a pu préciser l’histoire. Le site proche d’une source avait été consacré aux dieux dès l’époque gauloise. Un sanctuaire aux divinités topiques y était installé dès le Ier siècle. Vers le milieu du IIe siècle, le propriétaire du domaine fit construire un sanctuaire de Mithra, décoré de bas reliefs dont le plus grand représentait l’immolation du taureau. Sur le socle, et dans l’inscription, dont un morceau a été retrouvé, la divinité topique indigène, Narius Intarabus, était associée à Mithra.

Le sanctuaire fut en partie ruiné à la fin du III e siècle et à sa place fut alors aménagé, à l’aide des blocs subsistants, un sanctuaire de source construit sur un plan indigène, en forme de deux carrés concentriques, le centre de la cella interne étant constitué par une vasque d’où s’épandait la source. Il apparaît donc que dans l’histoire du sanctuaire, l’épisode mithriaque ne représente qu’un intermède de 120 à 130 ans. Après les invasions du III e siècle, Mithra a disparu et l’ancien dieu gaulois a repris toute la place en un lieu qu’il n’avait d’ailleurs jamais abandonné.

Pour Jean-Jacques Hatt (« Les celtes et les gallo-romains »), ce cas est exemplaire et symbolique:

« les dieux gréco-romains et les divinités orientales ont pu temporairement s’associer aux divinités indigènes; il arrive qu’ils les aient éclipsées; ils ne les ont jamais supprimés totalement ».

Ce rythme d’évolution des croyances religieuses gauloises -recul progressif au Ier et II e siècles des divinités indigènes sous leur forme primitive; assimilation du panthéon gréco-romain mais survivance réelle des traditions anciennes; puis brusque résurgence à partir du III e siècle- se retrouve pour le sacerdoce gaulois. En effet, les druides ont été tolérés sous Auguste à condition de n’être pas citoyens romains, mais persécutés sous Tibère et pourchassés sous Claude. Ils font une réapparition lors de la crise de l’Empire Romain en l’an 70. Il n’en est plus question au cours du II e siècle mais on les retrouve au III e alors que les Empereurs romains eux mêmes adressent leurs dévotions aux dieux gaulois : Caracalla au dieu des sources de Baden-Baden, Dioclétien et Maximien au dieu Belenus d’Aquilée.

Les druides, cités par Ausone, reparaissent officiellement dans la société gauloise au IV e siècle. Force est donc de constater que, persécutés au I er siècle, puis relégués dans l’ombre par l’héllénisation et l’orientalisation, ils reviennent en pleine lumière au III e siècle, précisément à l’époque où les dieux gaulois de leur côté, surgissent à nouveau sous leurs noms indigènes et leur aspect primitif. Ce qui nous éloigne quand même assez sensiblement de l’opinion selon laquelle à cette époque, les dieux agonisaient déjà comme je l’ai lu récemment, et qu’il ne s’agissait plus que d’une histoire de concurrence entre le christianisme et le mithriacisme…

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Art-Celtique« Au XIX e l’individualisme a atteint en Occident un point d’exacerbation extrême. Cet individualisme forcené est indissociable de l’idéologie économiste et consumériste qui infantilise les adultes par des fantasmes de toute puissance normalement propres à l’adolescence, et qui favorise l’éclatement des systèmes familiaux en individus déracinés. L’individu moderne, dont l’orgueil est constamment flatté par le matraquage commercial, voudrait s’être fait tout seul. Il a perdu le sens de sa redevance aux ancêtres, qui était l’attitude sociale et religieuse fondamentale de toutes les anciennes sociétés.

La valeur à laquelle s’oppose fondamentalement l’individualisme, ce n’est pas la famille mais le clan, compris comme une communauté humaine constituée de vivants et de morts et structurée par le principe de filiation, ou de lignée. Selon cette ancienne idéologie holiste, l’individu n’ est qu’un individu du tissu social relié horizontalement au clan et verticalement à ses ancêtres, et son éternité individuelle importe moins que sa participation à la continuité des générations.

Telles étaient les anciennes sociétés indo-européennes. Selon Régis Boyer, l’essence de leur religion tenait au culte des ancêtres. Le lignage ancestral constituait l’axe autour duquel s’organisait la vie sociale. Cette idéologie communautaire du sang, précise Boyer, n’était pas refermée sur le biologique; elle prenait en compte “la notion de pacte, de contrat passé entre puissances adverses et donc celle, corollaire, du serment qui scelle ce contrat” de sorte que des liens de sang pouvaient être créés, non seulement par le mariage, mais par des “pactes de sang”.

L’individualisme exacerbé qui prévaut maintenant chez nous est en fait le fils naturel du christianisme.

En effet, dès sa naissance -dans les paroles mêmes de Jésus- la christianisme s’en est pris à l’idéologie du sang. Dans son système de pensée, l’âme est issue directement de Dieu et ne doit rien aux parents ou à leurs ancêtres. En même temps, de manière quelque peu contradictoire, l’âme est réputée entachée du péché originel, qui, lui, est transmis par la lignée issue du premier ancêtre, l’Adam déchu. Le salut consiste donc à s’extraire de cette lignée déchue pour renaître par le sang du Christ, devenir sa chair, se greffer sur sa nouvelle humanité. De sorte que le christianisme est doublement anti-lignage, puisque non seulement la filiation ne transmet rien de divin, mais qu’en plus elle transmet l’essence du diabolique.

De fait, partout où il a missionné, le christianisme a diabolisé le culte des Ancêtres et éradiqué le profond sentiment de solidarité qui liait les vivants aux morts.

Paradoxalement, l’idéologie révolutionnaire, puis républicaine et laïque, qui s’est forgée en France contre le christianisme, en a conservé et même exacerbé l’hostilité à toute valorisation spirituelle du lignage, réputé source des inégalités sociales. Aujourd’hui, l’idée que l’individu hérite du bagage spirituel, positif ou négatif, de ses ancêtres, heurte de front l’idéologie démocratique qui a pratiquement fait de l’égalité des chances un postulat métaphysique.

Mais que valent ces idéologies universalistes qui prétendent relier l’ individu à l’humanité entière tout en sapant son milieu social naturel, la famille élargie ? Que valent, surtout, une idéologie qui, sous prétexte que “tous les hommes naissent égaux”, cultive l’oubli et le mépris de cette valeur ancestrale ajoutée qui fonde la richesse de chacun ? »

Laurent Guyénot : « Las avatars de la réincarnation »

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« Le crépuscule lutte victorieusement contre la faible nuit. Un soleil rouge baisse lentement sur les forêts très roses. Dans une lumière chaude et dorée, le voici donc le vaste Sarladais, tout incliné, ce soir, vers le proche soleil de l’équinoxe d’été. Le monde est beau plus qu’à l’accoutumée ! Les Hommes quant à eux, ne le regardent pas,, occupés qu’ils sont à bâtir sur une place un bûcher, avec une morne joie de bourreaux de funèbres bois de justice.
Et pourquoi donc seraient-ils gais ces lâches ? Des bas quartiers de la ville monte une sale rumeur de 14 juillet ; un prêtre viendra, tout à l’heure, bénir, sanctifier, tolérer… une discrète fête en l’honneur de l’apogée des Forces du Monde. Quand on accepte d’être à ce point berné, trahi par une religion étrangère à l’Europe, je comprends qu’on soit triste. Que des gens qui sont, pour la plupart, des paysans, ou des villageois restés proches de la terre, liés par toutes les fibres de leur être à la terre-Mère, aux moissons, aux noces, aux accouplements… le plus souvent très libres, à l’élan de la végétation, acceptent que leur fête à eux, celle des valeurs qui sont les leurs, soit travestie en fête d’un Évangéliste à moitié fou qui vaticina dans l’île de Patmos est un spectacle affligeant qui me porte à la haine.
astresLancés par des gamins, des pétards claquent sur le pavé des rues; on va vers le bûcher dans une sale odeur de poudre à bon marché. Pauvres gens, braves bougres dépossédés par le Christianisme de toutes les croyances qui furent leur raison d’être, leur joie, leur dignité, et au profit de quelle religion ! Celle d’un Christ qui n’a jamais existé que dans l’imagination de quelques névrosés. Jésus : un menuisier qui aborde les gens dans les rues de Jérusalem, en leur soufflant à l’oreille : tu viens, tu m’aimes… comme un Nord-Africain sans travail faisant le tapin, à la tombée de la nuit, dans les ruelles de Marseille ! Une sagesse antique lentement, saintement élaborée en plusieurs millénaires, le très ancien message des Dieux du Ciel détruits, discrédités par une religion résiduelle, qui n’est qu’une Reader’s Digest des grandes initiations. La race blanche saignée à blanc dans ses valeurs profondes; une sagesse antique, un message primordial sauvés partiellement, de siècle en siècle, par les juifs initiés, par Nous, par les alchimistes et les sorciers de village, torturés à mort, brûlés vifs, réduits au ghetto ! Toutes les archives jetées au feu, les dolmens renversés ou surmontés d’une croix sacrilège, le souvenir de la primhistoire divine des Hommes Anciens et des Fils des Astres perdu volontairement, toute connaissance des mystères sacrés frappée d’interdit ! Et , le plus triste, c’est que « ça » a réussi ! Le Christianisme partout en régression et qui s’achève lamentablement de Concile en Concile, a réussi, en deux mille ans, à pourrir la race blanche, à lui faire perdre le sens du Sacré, à le couper définitivement de l’Univers-Divin, à le rendre bassement athée, matérialiste, vulgaire, à l’empêcher de poursuivre son évolution cosmique. Le Christianisme a châtré la race blanche dans ses rapports avec les Forces du Monde. Il a fait de l’homme blanc un eunuque face à l’Univers ! Quand on parle des tabous sexuels chrétiens et des multiples interdits qu’il inventa du fait de sa nature foncièrement névropathe, jointe à sa filiation avec la pensée puritaine hébraïque, on pense à son mépris de la femme, à sa condamnation de l’amour des garçons ; on se souvient vaguement de la condamnation de la « bestialité » dont le souvenir s’estompe dans les brumes du moyen-âge. Mais le plus grave interdit sexuel chrétien est absolument ignoré; il est cependant sous-jacent, invisible, inconnu mais présent. Le plus grave interdit sexuel judéo-chrétien est celui-ci : tu n’auras pas de relations amoureuses avec les Forces du Monde, tu n’aimeras pas l’Univers ! Car, jadis, les humains ont aimé l’Univers… Le nécessaire a été fait pour qu’ils en perdent à jamais le divin souvenir. Le : tu n’auras pas d’autre Dieu que Iaveh, tu n’adoreras pas les étoiles, tu seras soumis à la Loi, fût-elle, dans le cas du message de Jésus de Nazareth, composée de vin aigre et de fiel jetés dans de vieilles outres sales qui dataient de Moïse, toute la pensée judéo-chrétienne n’a qu’un but : interdire toute relation cosmique, nier le caractère vivant de l’Univers, interdire la sexualité sacrée, effacer à jamais le souvenir du passage des Fils des Astres, et de leurs amours avec les Filles des Hommes : tu n’auras pas d’enfants à la ressemblance des Dieux du Ciel. L’Islam continua ce même travail haïssable : isoler l’humanité, la réduire à n’être que terrestre… jusqu’au désespoir.
feuPar curiosité je me suis mêlé à la petite foule qui s’agglutine sans joie autour du bûcher. Le plus triste à voir, à entendre, ce sont les essais de gaîté; des drilles, qui se veulent joyeux, lancent de sottes plaisanteries qui ne rencontrent aucun écho; des rustres, qui ont à défendre une solide réputation de boute-en-train, datant des années trente, n’ont pas meilleur succès. On a l’impression que ces pauvres gens s’efforcent vainement de se souvenir du temps où les feux du solstice d’été chantaient les noces de la terre et des astres, le retour des morts et les futures naissances, le souvenir des Dieux ! La foule est morne; on attend monsieur le Curé. Des enfants courent ici et là en riant, bousculent les gens; ils sont brutalement rappelés à l’ordre; des claques sonnent; j’ai l’impression de les recevoir en plein visage, elles me font mal. J’ai la certitude, un instant, le temps d’une lueur, qu’on tape sur les gosses pour les empêcher de se souvenir de quelque chose, qu’ils sont sur le point de retrouver ce soir, qu’ils savent d’instinct : que l’Univers est vivant, que Jésus n’a jamais existé, que l’Univers, c’est Dieu. »
François Augiéras : « Domme ou l’essai d’occupation »
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