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« Étonnant : en un laps de temps très court, les homosexuels sont passés d’un statut de parias à un statut de privilégiés. La question qui se pose est de savoir si l’admission des mariages homos avec adoption d’enfants, si les lois punissant l’ »homophobie », si l’émergence d’une communauté et d’une culture homosexuelles puissantes et officiellement protégées constituent des facteurs normaux d’évolution sociale ou des signes inquiétants de décadence et de bouleversement de l’ordre naturel (…)

L’adoption dans de plus en plus de pays de l’Union européenne et dans les États américains, de législations autorisant les mariages homosexuels et les adoptions d’enfants par ces couples (phénomènes impensables dans les pays musulmans, en Inde, en Chine ou ailleurs comme jadis chez nous), font croire à l’idéologie progressiste que nous sommes en pointe, en avance sur les autres peuples et que le monde entier va nous suivre, nous, Occidentaux. Rien n’est moins sûr. Toujours l’illusion universaliste..

Cette idée, maintenant admise par une forte minorité, voire une majorité, que des couples homosexuels peuvent se marier sans aucune différence avec les hétérosexuels, puis adopter et élever des enfants aurait été jugée voici 50 ans comme une marque de folie furieuse. En dehors de l’Occident, dans le monde entier, ces mesures législatives sont interprétées comme le signe d’une profonde décadence (…)

Une des idées de base de tout le lobby homo et de l’idéologie homophile (qui va bien au-delà des milieux concernés) c’est que finalement, tout le monde serait, de naissance, bisexuel, et que l’homosexualité serait un choix de vie comme un autre, purement culturel, et ne relèverait absolument pas d’une différence structurelle. Cette idée est non seulement fausse mais pernicieuse. Cette perversion de l’esprit relève de ce qu’il y a de plus extrême dans le dogme égalitariste, c’est à dire la négation des différences de nature entre les humains. Non seulement les races n’existeraient pas, mais à la limite les sexes et les attirances sexuelles non plus. Règne androgyne de l’homogénéité et de l’uniformité indifférenciée. Ceux qui profèrent ces délires n’y croient pas une seconde, mais le caractère même du langage totalitaire est de ne pas croire ce qu’il dit. (…)

Cette position aberrante et scientifiquement infondée traduit un déboussolement des repères et des valeurs. D’ailleurs les lobbies homos et l’idéologie homophile vont plus loin encore. Par une étrange contradiction, ils renversent l’égalitarisme absolu en un inégalitarisme à leur profit. Cela, afin de « surcompenser » leur complexe refoulé d’anormalité. En effet, on entend dire de plus en plus souvent : »finalement, être homosexuel ou bisexuel est plus épanouissant (donc supérieur) à n’être qu’hétérosexuel ». Au fond c’est l’hétérosexuel qui se retrouve dans la position d’un être étriqué et refoulé, un handicapé, un coincé, qui redoute la naturalité pan-sexuelle qui devrait être la norme. Ainsi ce seraient l’homosexuel et le bisexuel qui seraient des gens normaux et l’hétérosexuel pur, une sorte d’hémiplégique (…). Le lobby homo cherche à se décomplexer et à transfigurer le réel, à transformer sa maladie en grande santé. Cela entre parfaitement dans les canons de l’idéologie dominante qui procède à l’inversion des valeurs, en tous domaines, processus mortifère, automutilatoire. »

Guillaume Faye. Sexe et dévoiement. Éditions du Lore

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« Il aimait le verbe, les mots justes au sens aiguisé et leur langage approximatif n’était que grossièreté et provocation, juxtaposition d’onomatopées, de « verlan » et de termes étrangers dont ils ignoraient la signification. Là où la musique de Mahler, Rachmaninov ou Tchaïkovski soulevait son âme et libérait son esprit, ils fabriquaient des rythmes schizophrènes, sans force ni harmonie, pillant sans vergogne les succès passés pour mieux vomir les minables produits d’un non-peuple dégénéré qui méprise les arts lorsqu’il ne les comprend plus, souille de ses signes primaires des chefs d’œuvres millénaires et se confectionne une culture à deux sous, quand la bêtise et l’ignorance lui interdisent l’humilité. Que n’étaient-ils de vrais barbares imposant par la force une vigueur nouvelle à un monde décadent ! Au lieu de cela, ils s’abreuvaient de tous les clichés, se vautraient avec arrogance dans les modes toujours plus laides et insipides d’une société qu’ils prétendaient rejeter, jetant le discrédit sur tout ce qui leur ressemblait. Sans honte, ils s’appropriaient les excuses que d’autres, manipulateurs habiles ou idéologues naïfs et démagogues, s’acharnaient à leur trouver pour justifier toujours plus de lâchetés et de déshonneur. Repris par les médias et les politiques, glorifiés par la publicité ou les modes, labellisés par le cinéma, leur style gangrenait une société soumise, incapable d’exister ailleurs que dans la décadence. »

Pierre Cévennes, Les irascibles. Editions du Lore.

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« Vous vivez lâchement sans rêve, sans dessein
Plus vieux, plus décrépis que la terre inféconde
Châtrés dès le berceau par le siècle assassin
De toute passion vigoureuse et profonde.

Votre cervelle est vide autant que votre sein ,
Et vous avez souillé ce misérable monde
D’un sang si corrompu, d’un souffle si malsain,
Que la mort germe seule en cette boue immonde

Hommes, tueurs de dieux, les temps ne sont pas loin
Où, sur un grand tas d’or vautrés en quelque coin,
Ayant rongé le sol nourricier jusqu’aux roches,

Ne sachant faire rien ni des jours ni des nuits,
Noyés dans le néant des suprêmes ennuis,
Vous mourrez bêtement en emplissant vos poches. »

Leconte de Lisle, Poèmes Barbares.

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Même si elle peut faire grincer des dents, c’est une thèse intéressante que celle de Pierre Lance (« Alésia. Un choc de civilisations ») sur les causes de la défaite gauloise devant les armées romaines. C’est tout simplement parce que, selon lui, la société gauloise était décadente : elle « n’était déjà plus tout à fait le type de société qui convenait à l’éthique des Celtes et à leur psychologie profonde (…) il manquait donc à ces hommes, lors de la conquête romaine, la foi et l’enthousiasme qu’il faut pour défendre la communauté avec toute la vaillance nécessaire ».

Pierre Lance voit dans l’organisation tripartite de la société (et dans l’assimilation de la « fonction » à la « classe ») l’une des raisons à cette décadence. Au contraire de certains continuateurs de Georges Dumézil qui en font une sorte de « plan  selon lequel s’édifieraient toutes les sociétés indo-européennes », il remarque que les deux classes de druides et de chevaliers n’existaient pas à l’apogée de la civilisation de la Tène et que ce tripartisme est « l’ultime aboutissement d’une dégradation de la propriété foncière individuelle et tribale ».

« Au reste, ajoute-t-il, le terme « fonction » lui même doit être ramené à une nécessité vitale. Or, aucune société saine n’a besoin de prêtres mais elle a besoin de chercheurs, de médecins, de philosophes. Là est vraiment la première fonction. Mais que le médecin ou le philosophe devienne un sorcier puis un prêtre, et nous avons là un processus de décadence de la fonction parfaitement évident.

De même, une société qui ne nourrit pas d’intentions prédatrices n’a nul besoin de guerriers spécialisés. Dans une société forte, tous les les hommes sont libres, responsables et prêts à prendre les armes pour la défense de la communauté si celle-ci est menacée. Mais dès lors que la guerre devient une affaire de spécialistes n’ayant aucune autre raison de vivre que le combat, il y a tout lieu de craindre que le peuple soit un jour réduit en esclavage, car la caste guerrière, logiquement constituée de casse-cous et de têtes brûlées, ne résistera sans doute pas longtemps à la tentation d’abuser de la force dont elle dispose sans partage. Ce dont en réalité une nation a besoin, c’est seulement d’une certaine proportion de citoyens expérimentés dans le maniement des armes et aptes à former et à encadrer le peuple en cas de nécessité. Là est véritablement la deuxième fonction, dont le pouvoir politique doit veiller à ce qu’en aucun cas elle n’outrepasse son rôle. Et pour en avoir la garantie, il est indispensable qu’une partie au moins du peuple puisse être rapidement appelée sous les drapeaux.

Mais toute société a, par contre, un impérieux besoin d’agriculteurs et d’artisans (aujourd’hui de techniciens, d’entrepreneurs et d’ouvriers) et ce sont là les deux autres fonctions (confondues en une seule) que devaient symboliser les mythes originels. Sur ce point, la mythologie celtique est particulièrement instructive, puisque tous ses principaux dieux sont agriculteurs, artisans, artistes, médecins, poètes mais qu’aucun d’eux ne représente une fonction religieuse ou militaire spécifique. Le Teutatès gaulois, que César essaie d’assimiler au Mars romain, symbolise en fait la patrie, qui combat toute entière lorsqu’elle est en danger, et si Lug devient chef de guerre, c’est seulement parce qu’il est le dieu « polytechnicien » qui réunit le savoir-faire de tous les métiers.

(…)

[interprétation des objets symboliques et sacrés des légendes celtes] Au premier stade de civilisation, les trois fonctions sont tout simplement celles qui satisfont aux besoins essentiels des hommes, soit la chasse (lance, flèche ou épée), le défrichement de la forêt (la hache) et l’agriculture (charrue, pierre ou tailloir), immédiatement suivie de la cuisine (coupe ou chaudron). Dans un second stade de civilisation (dont nous avons déjà constaté l’évolution dans le passage du Dagda irlandais au Lug gaulois), le chasseur ou le défricheur devient l’artisan, puis l’artiste. Enfin le cuisinier (qui prépare aussi les herbes et les potions) devient le médecin, puis le chimiste, le chercheur scientifique, au bout du compte le philosophe. Nulle place dans tout ceci pour le prêtre ou le guerrier, éléments parasitaires des sociétés décadentes ».

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« Ce qui nous semble surtout à redouter aujourd’hui, c’est moins la disparition du paganisme que sa résurgence sous des formes primitives et puériles, apparentées à cette religiosité seconde dont Spengler faisait, à juste titre, l’un des traits caractéristiques des cultures en déclin. La floraison des groupes néo-païens à laquelle on assiste depuis quinze ans n’a fait que me renforcer dans ce sentiment. A elle seule, l’extrême diversité de ces groupes laisse songeur. Pour les uns le « paganisme » se ramène essentiellement à des réunions joyeuses, à des soirées sympathiques où l’on célèbre, avec quelques rituels appropriés, la vie communautaire et les plaisirs de l’existence. D’autres se regroupent au sein de véritables « Églises » ou de communautés religieuses, dont les cérémonies tiennent plutôt de l’intériorisation protestante ou néopiétiste. D’autres encore tirent le « paganisme » vers la transgression pure, allant de la « magie sexuelle » à la messe noire. Le tout s’assortit presque invariablement de rituels compliqués, d’invocations grandiloquentes, de titres ronflants. Ce qui fait que les « cérémonies païennes » peuvent aussi bien ressembler à la fête communautaire bien arrosée qu’à la méditation austère, à la « tenue » de maçonnerie de marge, à la partouze ou au bal costumé. De toute évidence, nombre de ces mouvements n’ont strictement rien à voir, sinon l’usage du mot, avec le paganisme. Quant aux groupes à vocation plus strictement religieuse, leur mode de fonctionnement les apparente souvent à des sectes. Tout en réprouvant l’hystérie antisectes à laquelle on assiste aujourd’hui, hystérie qui ne fait que rajouter à la confusion en raison des amalgames qu’elle pratique, je dois dire que je me sens personnellement assez étranger à tout cela. J’y vois beaucoup de pastiche, beaucoup de parodie, mais fort peu de paganisme !

La confusion atteint son comble avec les groupes « néopaïens », surtout anglo-saxons, qui s’inscrivent dans la mouvance du New Age. Plus ou moins issue du mouvement hippie et de la contestation californienne des années soixante, cette mouvance a pour principale caractéristique son caractère syncrétique et composite : « anything goes ». Ses thèmes principaux sont l’écoféminisme, le millénarisme du « Verseau », un penchant invincible vers toutes les formes d’occultisme et de paranormal, une aspiration à la transformation personnelle permettant à l’individu de vibrer à l’unisson de l’ « âme du monde ». Ses références sont éclectiques : la « voie du Nord » et l’ »astrologie runique » y font bon ménage avec le soufisme, la Kabbale, les spiritualités orientales, le spiritisme (rebaptisé channeling), la théosophie ou le « voyage astral ». L’idée centrale est que nous rentrons dans l’ère du Verseau qui se caractérisera par la fluidité des rapports humains et l’émergence d’une conscience planétaire. Les groupes « néopaïens », extrêmement nombreux, qui évoluent dans ce milieu, échappent rarement à ce syncrétisme, en fait un patchwork de croyances et de thèmes de toutes sortes, où l’on voit se mêler les tarots et les « charmes » karmiques , l’interprétation des rêves et les invocations à la Grande Déesse, les traditions hermétiques égyptiennes et les Upanishads, Castaneda et le Roi Arthur, Frithjof Schuon et la psychologie jungienne, le marteau de Thor et le Yi-King, la « magie thélèmite » et le yoga, l’Arbre de vie et la « transe chamanique », etc.

Dans ce fatras, tout n’est évidemment pas à rejeter, à commencer par des thèmes comme l’écoféminisme, la vision holistique des choses, le non-dualisme, etc. Mais ces thèmes sont noyés sans la moindre rigueur dans un confusionnisme débridé, fondé sur le postulat implicite de la compatibilité, voire de la convertibilité, de toutes les croyances, de toutes les sagesses et de toutes les pratiques. S’y ajoutent une débauche de bons sentiments, qui verse souvent dans l’optimisme niais dont les Américains sont coutumiers, et surtout cette croyance naïve que l’expérience individuelle est le seul critère de validation du cheminement intérieur et qu’on peut recourir à des spiritualités ready made comme à autant de recettes de bonheur et d’ »épanouissement ». En fin de compte, avec ses modes et ses engouements successifs (Hildegarde de Bingen, la divination runique, les « anges gardiens ») le New Age constitue une subculture   évoquant irrésistiblement ces croyances composites que l’on vit se développer à Rome sous l’antiquité tardive, en marge des rites officiels, et qui associaient sans plus de discernement spéculations égyptiennes ou chaldéennes, fragments de cultes orientaux, théories astrales, pratiques superstitieuses, « gnoses » d’origine iranienne ou babylonienne, oracles de toutes provenances. »

Alain de Benoist

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