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L’Equinoxe de Printemps correspond à l’entrée dans le signe astrologique du Bélier…

belier

Le Bélier « symbolise le feu originel qui se manifeste à l’entrée du printemps, le jaillissement des forces brutes de la vie (éclatement des bourgeons, sortie des pousses de la terre, rut des animaux…). Le rythme vital, sous ce signe, est celui d’un bond en avant, d’une accélération : commencement, renouvellement, propulsion, impulsion, jet, éclatement, explosion… C’est le souffle du feu prométhéen, ce feu à la fois créateur et destructeur, aveugle et généreux, chaotique et sublime, capable de fuser dans toutes les directions; c’est la décharge irruptive, fulgurante, indomptable de la foudre; la violence du feu animal indifférencié; la poussée anarchique, dévorante, d’instincts primitifs vigoureux; une libération de forces nouvelles, inclassables et inadaptées, aux généreuses promesses portées vers leur essor.

Cette nature est d’essence martienne. Elle représente avant tout la lutte pour la vie au stade de la sélection naturelle où règne la loi du plus fort. Mais avec le cri de guerre agressif et les poussées de colère et de désir de Mars, apparait l’exaltation solaire symbolisée par la victoire des jours sur les nuits, de la chaleur et de la lumière. Avec la signature Mars-Soleil, le Bélier est le signe le plus masculin, ce qui correspond à l’animal-type (bélier) qui est un hypermâle ».

André Barbault : « Traité pratique d’astrologie ».

Quand le soleil se couche au soir de l’Equinoxe d’Automne, et que son disque rouge embrase à l’horizon les somptueuses couleurs des feuilles qui se dessèchent dans toutes leurs riches et précieuses nuances de cuivre, il est bon de se poser, de s’asseoir un moment pour réfléchir à l’année qui vient de passer.

Chez les druidisants, Alban Elved signifie « la Lumière de l’Eau » et se situe à l’Ouest sur la Roue de la Vie. Il correspond donc à l’année qui s’achève mais aussi à la fin toute proche de la saison claire. Par extension il illustre aussi la fin de la journée, ou le soir de la vie, ou l’issue proche de n’importe quel autre cycle.

Les feux de ce soleil couchant évoquent ceux d’une forge divine et je lui associe le dieu forgeron Gobnios mais aussi les deux grands Pourvoyeurs d’Abondance que sont Dagodevos et Rosmerta (selon la dualité des principes divins), car, dans le calendrier agraire, c’est la fin des moissons et il convient de remercier ceux qui nous ont permis d’engranger nos réserves.

Mais il est d’autres moissons, celles que nous pouvons faire de nos propres tâches car est également venu, en ce temps coincé entre la Vierge (récolte, engrangement) et la Balance (chute des feuilles), le moment où l’énergie permet après la conceptualisation et l’élaboration, de passer au stade de l’évocation et de la réflexion.

Sagesse rimait naguère avec Vieillesse. Les Dieux savent pourquoi, il ne semble plus en aller ainsi aujourd’hui. Les vieux cons sont légion et parmi les autres, on attendrait en vain, le plus souvent, la moindre leçon de sagesse … que n’écouterait pas grand monde d’ailleurs … autant faire avec et reconnaître franchement que de toute manière l’expérience de l’autre ne saurait suffire car elle nous est inassimilable, et si l’on peut accepter des conseils d’ordre général, c’est à nous qu’il incombe de tirer des leçons de Sagesse de nos expériences et de nos actions.

Le temps des veillées qui débute avec Samain pour aller jusqu’à l’équinoxe de Printemps pourrait être un de ces moments privilégiés pour obtenir des autres ces apports extérieurs mais qui doivent alors venir, à mon avis, se greffer sur un processus interne et individuel de réflexion déjà commencé, et non pas le précéder. Notre réflexion, ainsi renforcée devrait nous permettre, au solstice d’Hiver de nous ouvrir aux forces de l’inspiration, puis, plus tard, aux pouvoirs porteurs de lucidité de l’équinoxe de Printemps (tout cela correspondant peut être aux armes forgées par Gobnios).

Pour en revenir au stade de l’évocation et de la réflexion, il y a donc un moment parfaitement adapté et qui correspond à l’époque où l’on ramasse les noisettes, fruits de la sagesse : l’équinoxe d’Automne sonne la fin des moissons en même temps que la fin de l’expression et de la réalisation de nos rêves et du travail dans le monde extérieur menés depuis le solstice d’Eté. Comme la Terre, dont les épis viennent d’être fauchés, nous sommes pour ainsi dire redevenus vierges et pouvons nous ouvrir, en ces temps où les jours équivalent aux nuits mais où l’on sent la remontée irrésistible du monde nocturne, à une ère de repos, de détente et de  paix, où les formes extérieures s’effacent progressivement devant la vie intérieure.

C’est enfoncer des portes ouvertes mais si l’on ne tire pas les leçons de ses expériences ou de ses initiatives, on risque fort de se planter et de voir la Terre de notre vie, redevenue vierge après les moissons, devenir définitivement aride et stérile, c’est à dire une terre gâstée dont nous serions, pour nous même, le Roi Pêcheur incapable d’ exprimer tout ce qui dort en lui.

Alors, oui, quand sonne l’heure de l’équinoxe d’automne, on peut se poser un peu pour souffler et profiter des fruits de notre quotidien. Et tout en dégustant les premières noisettes, s’interroger sur la Sagesse que nous avons recueillie jusqu’à présent en regardant en arrière pour peser nos actions et nos expériences. Pas pour nous y complaire mais bien au contraire pour vivre pleinement le moment présent et préparer l’avenir, préparer la Terre de notre vie qui redeviendra fécondable quand viendra Imbolc, après la longue période improductive de l’hiver.

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